Transitions & Energies

L’EPR de Flamanville, 17 ans après

Comment Tesla a perdu sa magie

Tesla a révolutionné le marché de la voiture électrique dans le monde en en faisant un objet de luxe et statutaire. L’aura du prophète de la technologie, de la transition énergétique et de la conquête spatiale, Elon Musk, n’y était pas pour rien. Mais depuis que son étoile a pâli, Tesla est redevenu un constructeur automobile comme les autres... en pire. Les mauvaises nouvelles s'accumulent depuis le début de l'année. Les ventes baissent, les décisions sur les nouveaux véhicules sont incompréhensibles à commencer par l'abandon du Model 2 d'entrée de gamme, le Cybertruck est une catastrophe, les prix des véhicules sont sans cesse abaissés sans réel impact si ce n'est d'affecter la rentabilité et le chiffre d'affaires, plus de 10% du personnel va être licencié, le conseil d'administration veut néanmoins accorder un plan de rémunérations de près de 56 milliards de dollars à Elon Musk et la chute de l'action dépasse 40% en moins de quatre mois. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires de la société a baissé de 9% et son résultat net de 55%. Mais Elon Musk a promis une accélération du lancement de nouveaux modèles...

Nucléaire: les hauts et les bas des SMRs

L’abandon inattendu à la fin de l’année dernière du projet de SMR (Petit réacteur nucléaire modulable) de la société américaine NuScale dans l'Idaho a jeté un doute sur le développement de cette technologie. Mais il y a des dizaines d’autres projets en cours dans le monde. Et une étude récente du cabinet-conseil EY-Parthenon (ex-Ernst & Young) prévoit la construction d’ici 2050 de 400 à 700 SMRs.

Dans la jungle des prix de l’électricité

Entre les prix à terme, les prix spot et les tarifs réglementés de l’électricité, il est difficile de s’y retrouver. D’autant plus que les administrations européenne et française ont créé au fil des années des systèmes d’une rare complexité dont les consommateurs sont rarement les bénéficiaires.

Géothermie et transports, un potentiel inexploité? L’exemple du métro de Rennes

La géothermie consiste à tirer parti de la température du sous-sol, moins sujette aux variations qu’en surface. Elle permet, entre autres, d’échanger de la chaleur et chauffer – ou refroidir – nos bâtiments. On peut utiliser les fondations de bâtiments ou les ouvrages de génie civil (fondations par pieux, tunnels, stations de métro…) comme échangeurs géothermiques. Rennes a commencé à le faire avec succès.

Les émissions cachées des mines de charbon allemandes

Il n’y a pas que les centrales thermiques, au gaz, au charbon et au fioul qui émettent des gaz à effet de serre. L’exploitation d’un puits de pétrole, d’un gisement de gaz naturel ou d’une mine de charbon rejette des quantités considérables de méthane dans l’atmosphère. Il était plus que temps de commencer à s’en préoccuper comme vient de le faire le Parlement européen. Hasard du calendrier, au même moment ou presque une étude conjointe de la Deutsche Umwelthilfe (Agence allemande de protection de l’environnement) et de l’institut Ember Climate dénonce un véritable mensonge d’Etat en Allemagne sur les émissions des mines de lignite.

Innovation verte: un déclin qui interroge

La transition énergétique vers des sources d’énergies bas carbone ne pourra pas se faire seulement par la sobriété et encore moins par la décroissance. Les innovations et ruptures technologiques sont indispensables. Mais dans de nombreux domaines encore, les solutions de substitutions aux combustibles fossiles sont balbutiantes ou insatisfaisantes. Et pourtant, l’innovation technologique dans la transition énergétique est en déclin et ne bénéficie ni de l’attention ni du soutien nécessaires.

L’énergie au ministère de l’Industrie: le reflux de l’écologie?

Depuis 2007, le ministère de l’Environnement devenu celui de l’Écologie n’a cessé d’élargir son périmètre aux transports, au logement, à l’énergie. Pour la première fois en dix-sept ans, il a perdu du pouvoir lors du dernier remaniement en février. Faut-il y voir un signe des temps. Par Bertrand Alliot. Article paru dans le numéro 20 du magazine Transitions & Energies.

Les turbulences, le gros problème des parcs éoliens marins

L’efficacité des parcs éoliens marins est perturbée par un phénomène appelé le « wake effect » ou turbulences liées à l’effet de sillage. Cette baisse de rendement peut s’étendre sur des distances de plusieurs dizaines de kilomètres. Le phénomène est encore assez mal compris et le restera tant que notre maitrise des subtilités de la mécanique des fluides restera limitée. La mécanique des fluides n’est capable aujourd’hui de fournir que des modèles approximatifs et statistiques. Cela explique pourquoi les modèles météorologiques et climatiques sont perfectibles. Pour changer cela, il faut parvenir à résoudre les célèbres équations mathématiques Navier-Stokes, formulées au XIXe siècle, et qui ne l’ont jamais été… Le jour où les équations Navier-Stokes seront résolues, l’énergie éolienne deviendra alors une science exacte.

Centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly

Nucléaire français: entre les paroles et les actes

En février 2022, Emmanuel Macron a annoncé, après une volte-face spectaculaire, la relance d’un grand programme nucléaire en France. Un peu plus de deux ans plus tard, où en sommes-nous ? Lorsqu’en 1973, le Premier ministre Pierre Messmer a présenté son plan pour électrifier le pays majoritairement avec de l’énergie nucléaire, il a donné la direction, la vision, le rythme d’installation et l’organisation ainsi que les financements pour y parvenir. Nous en sommes loin. Par Loïk le Floch-Prigent. Article paru dans le numéro 20 du magazine Transitions & Energies.

Les batteries thermiques pourraient offrir une solution tant attendue au stockage massif de l’électricité

Méconnu, le stockage thermique de l’électricité offre pourtant un potentiel considérable. Il est beaucoup moins coûteux et plus facile et rapide à mettre en œuvre que les batteries lithium-ion, les barrages ou la production d’hydrogène bas carbone par électrolyse. Reste à vaincre un déficit de notoriété et d’intérêt dans un environnement marqué par les annonces incessantes et souvent douteuses de percées scientifiques et de ruptures technologiques imminentes.