Transitions & Energies

Les voitures électriques ont besoin de meilleures batteries

«Cela semble absurde, mais la vérité est que la même humble batterie lithium-ion qui alimentait votre téléphone portable en 2004 fait aujourd’hui fonctionner tous les véhicules électriques… Et pour ajouter à cette absurdité, la chimie à...

Produire de l’hydrogène propre à partir de vieux puits de pétrole

La révolution de l’hydrogène est peut-être encore plus proche qu’on peut l’imaginer. Et cela grâce à une découverte qui pourrait permettre de produire ce carburant en masse et à des coûts faibles. Deux scientifiques canadiens de...

La solution au réchauffement climatique se trouve peut-être sous nos pieds

Des géologues ont peut-être trouvé le moyen de se débarrasser du CO2. Des équipes de chercheurs de plusieurs universités prestigieuses ont expérimenté et validé une solution technologique prometteuse pour stocker sous terre le CO2 en le transformant...

Les articles de la catégorie Entreprises innovantes

En Suisse, le camion à hydrogène c’est maintenant

Le carburant hydrogène présente notamment comme atout la possibilité d’alimenter sur de longues distances des moyens de transport lourds comme les trains, les camions, les bus et même les navires. Ce qui est presque impossible pour les moteurs électriques fonctionnant avec des batteries dont le poids devient écrasant pour assurer une autonomie importante à des engins de plusieurs dizaines, centaines ou milliers de tonnes. L’autonomie théorique des prototypes de camions lourds électriques ne dépasse pas 200 kilomètres et leurs temps de recharge sont importants. Il faudrait 10 tonnes de batteries pour assurer une autonomie de 1.000 kilomètres à un camion. En revanche, le camion à hydrogène semble promis à un bel avenir. C’est le pari que fait la Suisse. Ce pays va ainsi jouer en Europe un rôle de pionnier. Il doit lancer dans les prochaines semaines la construction d’une unité de production «propre» d’hydrogène. Elle servira à alimenter une flotte de camions à pile à combustible construits par le sud-coréen Hyundai. Ces engins circuleront en Suisse et dans l’Europe limitrophe. Si le projet est une réussite, il devrait servir de modèle et s’exporter notamment...

Creuser des mines au fond des océans, nouvelle frontière industrielle

L’ONG Greenpeace dénonce dans un rapport de trente pages en date du 3 juillet les dangers que ferait peser sur le «plus important écosystème de la planète» l’exploitation de mines au fond des océans. Pour l’instant, il n’existe aucune mine au fond des océans. Mais 29 licences d’exploration ont été concédées par un organisme des Nations Unies, l’Autorité internationale des fonds marins (ISA), a un certains nombre de pays dont la Chine, la Corée du sud, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et la Russie. Ces licences  couvrent de vastes étendues dans le Pacifique, l’Atlantique et l’Océan Indien qui représentent 1,3 million de kilomètres carrés. Plusieurs Etats pourraient confier prochainement à des entreprises privées des opérations d’exploration du potentiel minier du fond des océans. L’objectif est avant tout de trouver et éventuellement ensuite d’exploiter des gisements de métaux rares et de terres rares comme le cobalt, le lithium… Pour Greenpeace, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la vie maritime, détruire le fond des océans qui est assez mal connu et libérer des gaz à effet de serre...

Le stockage de l’électricité devient indispensable

La transition énergétique, le remplacement des sources d’énergies fossiles par des énergies émettant peu ou pas de gaz à effet de serre, a créé une nouvelle industrie et de nouveaux besoins. Une des clés de la réussite de la transition repose sur la capacité de stocker l’électricité dite propre. Parce que par définition, les renouvelables, notamment éolien et solaire, sont intermittents. D’où l’intérêt suscité, par exemple, par la production d’hydrogène à partir d’électricité émettant peu de CO2, renouvelable et nucléaire. Mais les technologies pour le faire sont loin encore d’être matures et efficaces à grande échelle. L’autre possibilité de stockage, en-dehors de remplir les barrages, consiste donc à utiliser des batteries, même si la production de celles-ci pose des problèmes écologiques. En tout cas, le stockage par les batteries est devenu très récemment une activité en pleine expansion. Ainsi, en 2018, 311 mégawatts (MW) and 777 mégawatts-heures (MW-heures) de batteries ont été installés aux Etats-Unis selon Energy Storage Monitor. Et ce n’est qu’un début. Au début du mois, le Gemini Solar Project dans l’Etat du Nevada a annoncé...

Transitions & Energies, partenaire des Rencontres du Financement de la Transition Energétique (ISEFI) du 2 juillet

Le 7ème symposium ISEFI intitulé «Les Rencontres du financement de la transition énergétique» se tiendra à Paris le 2 juillet 2019 à la salle beffroi de Montrouge. Transitions & Energies est partenaire de cette manifestation. Organisée par l’Ipag Business School, elle a pour vocation de réunir et de faire dialoguer les chercheurs, les entreprises, les start up, les institutions financières publiques et privées, les collectivités impliqués dans la transition énergétique autour de la problématique du financement de l’innovation et des investissements. Seront présents, les acteurs institutionnels et financiers accompagnant la Transition énergétique (Fonds ONU, Bpifrance, Commission de Régulation de l’Energie …), les banques proposant des financements des projets énergétiques et environnementaux, les énergéticiens, français et internationaux, les entreprises, les élus des territoires et leurs responsables des services concernés par la mise en oeuvre de la transition énergétique, les acteurs des énergies renouvelables et centres de recherche, les chercheurs et experts scientifiques et économiques et les fédérations professionnelles. L’inscription au symposium est gratuite...

Le premier autobus à hydrogène 100% français est entré en service

La Ville de Houdain dans le Pas-de-Calais a inauguré vendredi 21 juin 2019 la première ligne de bus 100% hydrogène en France entre les communes de Bruay-La-Buissière et d’Auchel. Six bus à hydrogène assureront la liaison sept jours sur sept. Autre première, le modèle d’autobus, le Safra Businova H2, comme la pile à combustible qu’il embarque, la Symbio H2Motiv L (fabriquée par le groupe Michelin), sont de conception entièrement française. Et c’est aussi une entreprise fondée dans la Drôme en 2008, McPhy, qui fournit les électrolyseurs chargés de produire le dihydrogène dans le dépôt d’autobus de Houdain. Engie garantit enfin que le courant électrique qui sert à électrolyser l’eau potable tirée du robinet provient uniquement de sources renouvelables. L’hydrogène est stocké sous basse pression dans deux immenses cuves longues de 17 mètres, avant d’être comprimé dans des cuves secondaires à une pression supérieure de 350 bars. Le Safra Businova H2 emporte ainsi 28 kilogrammes d’hydrogène dans quatre bonbonnes ce qui lui assure une autonomie de 300 à 350 kilomètres. «On a une flexibilité d’utilisation par rapport au bus électrique qui est beaucoup plus grande. On a un rechargement très...

Dessaler l’eau de mer avec de l’énergie solaire

Le premier système durable de dessalement d’eau de mer vient d’être installé sur le campus de l’Université de Namibie. Il transforme l’eau de mer en eau potable et en eau utilisable pour l’irrigation et ouvre la voie à un moyen nouveau de lutter contre la sécheresse et les conséquences du réchauffement climatique. Les littoraux des régions sèches qui ne sont pas reliés à des infrastructures électriques auront accès à une eau dessalée. Ce projet est le fruit d’une collaboration entre l’Université de Namibie et l’Université de Turku en Finlande. L’installation a été développée par la société finlandaise Solar Water Solutions. La Namibie est tout simplement le pays le plus aride de l’Afrique subsaharienne. C’est aussi l’un des pays les plus touchés par les effets du changement climatique. Le manque de pluie entraîne de graves pénuries alimentaires. Pour lutter contre la sécheresse, le dessalement de l’eau de mer peut-être une solution sauf que c’est extrêmement coûteux en énergie et polluant car le dispositif fonctionne avec des générateurs à gaz ou au charbon. La technologie développée par Solar Water Solutions qui fournit de l’eau propre en utilisant...

Le vélo électrique révolutionnaire d’une start-up française

La start-up française Veloci Industries a une grande ambition. Elle veut révolutionner le vélo électrique. Son vélo baptisé Ufeel qui devrait être sur le marché au printemps 2020 a de nombreuses particularités. La première est de ne pas avoir de batterie et de ne pas devoir être rechargé. Dans le concept de Ufeel, une partie de l’énergie musculaire du cycliste qui pédale est récupérée, notamment, au freinage, et l’assiste ensuite lorsqu’il en a besoin. Le système de stockage de l’énergie est présenté comme «plus propre et plus durable» ayant «une durée de vie 100 fois supérieure à celle des batteries… et étant recyclable». Ce n’est effectivement pas une batterie mais un condensateur. Il fonctionne comme une dynamo qui se recharge en roulant. Le condensateur n’utilise pas de matériaux polluants et de métaux rares comme le lithium, il est fabriqué en aluminium et pourrait fonctionner sans problèmes pendant 10 à 15 ans. Autres particularités de ce vélo: il n’a pas de chaîne et fonctionne avec des engrenages ce qui augmente sa robustesse et il pourrait avoir trois roues pour améliorer sa stabilité pour les enfants et les seniors. Mais cela dépendra dans un...

Gagner de l’argent avec sa voiture électrique grâce à EDF

La voiture électrique peine à s’imposer en dépit de subventions publiques massives, de campagnes de publicité ininterrompues des constructeurs et d’un discours médiatique vantant sans cesse les mérites de ces véhicules. Mais ils sont chers et leurs fonctionnalités restent assez nettement inférieures à celles des véhicules thermiques. EDF a donc décidé à son tour de promouvoir l’usage de la voiture électrique en lui donnant un avantage économique nouveau et inattendu. C’est ce qu’explique un article du Figaro. Une entreprise baptisée Dreev, cofondée par EDF et la start-up californienne Nuvve, va bientôt proposer aux propriétaires de voitures électriques d’alimenter le réseau quand ils ne s’en servent pas. Les voitures étant «des batteries à roulette», elles peuvent soulager le réseau en période de pic de consommation en réinjectant… un peu d’électricité. Reste à savoir s’il s’agit d’un gadget et d’un outil de communication ou d’un procédé plus sérieux. Il est difficile d’imaginer que la rémunération annuelle dépasse quelques dizaines d’euros pour les particuliers. Se pose aussi la question essentielle des...

NuScale Power veut multiplier les petites centrales nucléaires

Les centrales nucléaires sont si grandes, si compliquées et si coûteuses qu’elles effrayent les populations, les pouvoirs publics et les investisseurs. Les nouveaux EPR français construits en Finlande et à Flamanville ont des années de retard et leur coût de construction a été multiplié par trois. La société américaine NuScale Power, qui se trouve dans l’Oregon, affirme avoir une solution: des centrales nucléaires plus petites, plus simples, moins coûteuses et plus sûres. L’idée est d’utiliser de petits réacteurs nucléaires modulaires qui peuvent être utilisés de façon combinés avec des sources d’électricité renouvelables, solaires ou éolien, et fournir de l’énergie quand il n’y a pas de soleil ou de vent. Ces petits réacteurs peuvent être mis en service et arrêtés relativement rapidement. Ainsi, au lieu d’un grand réacteur, NuScale a construit un modèle permettant de brancher en série jusqu’à une douzaine de petits réacteurs. Ils peuvent être transportés par camion sur les sites et les enceintes souterraines où ils sont installés. Ces réacteurs sont d’après Jose Reyes, directeur technique et co-fondateur de NuScale, beaucoup plus sûrs parce...

Hydrogène: 11 projets sélectionnés par l’ADEME

Communiqué En juin 2018, le Ministère de la Transition écologique et solidaire annonçait la mise en œuvre d’un Plan national de déploiement de l’hydrogène avec la triple ambition de créer une filière industrielle française décarbonée, d’ouvrir de nouvelles perspectives au stockage des énergies renouvelables et de développer des solutions zéro émission pour les transports. Dans ce cadre, en complémentarité des politiques publiques de soutien à l’innovation, le gouvernement a confié à l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) la mission de faciliter les premiers déploiements de la filière par le biais d’appels à projets permettant d’accompagner la demande en cofinançant des réalisations et des investissements pour des flottes captives. Ainsi, ouvert en octobre 2018, l’appel à projets « Écosystèmes de mobilité hydrogène » connaît un véritable succès et des lauréats sont choisis dans tous les territoires. Un intérêt sans précédent pour le déploiement de l’hydrogène sur l’ensemble du territoire national 24 projets ont été déposés pour cet appel à projets, représentant un investissement potentiel de 475 millions d’euros. Des Hauts-de-France à l’Occitanie en passant par la Bretagne...

Hyperloop : une première piste d’essai à Toulouse

 La société américaine Hyperloop Transportation Technologies (Hyperloop TT) a commencé en avril 2019 dans son centre de recherche de Toulouse, les essais de la première piste d’essai à taille réelle au monde de l’Hyperloop, ce train théoriquement capable de se déplacer à plus de 1 000 km/h dans un tube sous vide. Les tests ont commencé par la phase de dépressurisation des tubes. Ils devaient être suivis par des essais de la capsule passagers. Cette dernière, baptisée Quintero One, mesure 2,7 mètres de diamètre, 32 mètres de long, et dispose d’un espace intérieur de 15 mètres. Le projet Hyperloop a été lancé en 2013 par le fondateur de Tesla et de Space X, Elon Musk. Il promet un moyen de transport sûr et écologique, plus rapide que l’avion. Installés dans une capsule, les passagers seraient transportés par propulsion électrique à plus de 1 000 km/h. Il suffirait de 45 minutes pour relier Marseille à Paris… Trois cent personnes travaillent à la conception de ce fantasme technologique. Hyperloop TT a réuni 295 millions de dollars grâce à de nombreux investisseurs dont la SNCF. Le groupe ferroviaire français dit vouloir apprendre de l’expertise technique d’Hyperloop pour...

Une startup suisse affirme avoir conçue une batterie qui donne 1000 kilomètres d’autonomie

Les constructeurs de voitures électriques annoncent depuis des années une avancée majeure dans la technologie des batteries qui permettra à la fois d’augmenter considérablement l’autonomie des véhicules, de raccourcir le temps de recharge et d’augmenter leur durée de vie. A force d’entendre ce genre de promesses jamais réalisées, il y a de quoi devenir sceptiques quand de nouvelles annonces sont faites. Cette fois, il s’agit d’une start-up suisse, Innolith, qui affirme être capable de fabriquer une batterie lithium-ion à haute densité capable d’offrir une performance de 1.000 en Watt-heures par kilogramme à comparer avec celle de 250 de la Tesla Model 3. Une batterie de cette densité serait capable d’offrir une autonomie de 1.000 kilomètres à une voiture électrique sans recharge. «C’est un grand saut» affirme Alan Greenshields, le Président d’Innolith dans une interview avec The Verge. «C’est quatre fois la technologie actuelle du lithium-ion, trois fois ce qui est généralement accepté comme étant le progrès à venir avec le lithium et c’est deux fois l’objectif fixé par le Département américain de l’énergie…»...