Transitions & Energies

Une batterie au graphène en 2021?

La batterie au graphène est le graal de la transition énergétique. Une technologie presque miraculeuse qui réglerait le problème du stockage de l’électricité produite avec des énergies renouvelables et intermittentes et qui rendrait les...

La solution au réchauffement climatique se trouve peut-être sous nos pieds

Des géologues ont peut-être trouvé le moyen de se débarrasser du CO2. Des équipes de chercheurs de plusieurs universités prestigieuses ont expérimenté et validé une solution technologique prometteuse pour stocker sous terre le CO2 en le transformant...

Ce que dit vraiment le GIEC

Le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a donné lieu, sans surprises, à une avalanche d’annonces plus catastrophiques les unes que les autres et d’injonctions moralisatrices sur la nécessité de...

Les articles de la catégorie Sciences & techno

Le classement des pays les plus innovants au monde

La capacité d’innovation est l’une des clés de la transition énergétique. Elle est même indispensable pour améliorer l’efficacité et réduire les coûts des renouvelables, des véhicules électriques et pour développer les technologies de l’hydrogène, du stockage de l’électricité, de la séquestration du CO2… Le classement des pays les plus innovants effectué tous les ans par la World Intellectual Property Organization (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle ou WIPO) n’en a que plus d’importance. La version 2019 du rapport vient d’être rendue publique. Pas moins de 126 pays ont été classés selon des critères comprenant la sophistication de leurs entreprises, leur niveau de dépenses dans l’éducation ou la part de la production industrielle dite créative et technologique. Première conclusion, en dépit du ralentissement économique mondial, l’innovation reste une priorité de nombreux pays et de nombreuses économies notamment dans les domaines de l’énergie, de l’environnement, de la biologie, de la médecine, du numérique. Mais la WIPO met tout de même en garde contre la montée du protectionnisme. «S’ils ne sont...

Greta Thunberg, une très mauvaise réponse à de bonnes questions

Les prophètes de l’apocalypse et les activistes de l’urgence climatique ont trouvé leur parfaite égérie. La Jeanne d’Arc du CO2. Inattaquable car insoupçonnable de ne pas être sincère quand elle accuse les adultes d’être irresponsables. Une enfant brillante de 16 ans, pétrie de certitudes et d’angoisses dont les problèmes psychiatriques ont été rendus publics par ses parents… Elle débite depuis des mois avec un visage angélique et une conviction inébranlable un discours accusateur, simpliste et répétitif. Greta Thunberg croit sans doute sincèrement à la fin du monde en témoignent les propos tenus à l’Assemblée Nationale le 23 juillet et six mois plus tôt, le 25 janvier, devant le World Economic Forum: «Pourquoi étudier pour un futur qui bientôt n’existera plus?» Elle est à la mode comme le sont les collapsologues de tous poils. Ils font peur. Ils font vendre. Ils sont issus d’une longue lignée dans l’histoire humaine qui nous promet à intervalles réguliers les flammes de l’enfer si nous ne nous lavons pas de nos péchés. La rationalité, les faits, la science, la compétence sont balayés par l’avalanche médiatique, le militantisme...

Pour sécuriser leur réseau électrique, les Etats-Unis reviennent à l’analogique et au manuel

Le gouvernement américain a du faire face à de nombreuses tentatives de cyber attaques venant de l’étranger contre les infrastructures critiques du pays et notamment son réseau électrique. Protéger ses infrastructures est difficile, notamment parce qu’elles n’ont pas été conçues pour résister à des intrusions et ont été construites à une époque où l’internet n’existait même pas en rêves. Pour protéger son réseau électrique, le gouvernement américain vient de changer radicalement de stratégie et de la faire adopter dans une loi par le Congrès. Plutôt que de mettre sans cesse en place de nouvelles technologies et de nouvelles compétences, d’installer des barrières logicielles toujours plus complexes, il va utiliser l’analogique et le manuel pour isoler les plus importants systèmes de contrôle du réseau électrique. Sans intervention humaine directe, il ne sera plus possible d’effectuer certaines opérations majeures sur le réseau. Cela devrait limiter considérablement le risque d’une coupure de courant générale à la suite d’une attaque. «Cette approche vise à contrecarrer même le plus sophistiqué des cyber adversaires qui, s’il veut...

Des chercheurs de Stanford ont créé un algorithme qui rend les éoliennes plus efficaces

Un logiciel peut-il rendre les turbines des éoliennes bien plus productives? La réponse donnée par des chercheurs de l’Université américaine de Stanford est oui. Ils viennent de publier le 1er juillet une étude dans la prestigieuse revue scientifique américaine de l’Académie nationale des sciences. Ils expliquent avoir développé un algorithme pour rendre bien plus efficace l’angle d’attaque des turbines par rapport au vent dans un parc éolien. Les éoliennes ont des mécanismes qui orientent les pales de la turbine face au vent pour qu’elles produisent le plus d’électricité possible. Mais quand il y a plusieurs éoliennes les unes à côté des autres, ce qui est souvent le cas, cela crée des perturbations. L’algorithme développé à Stanford a pris en compte les données relevées pendant cinq ans sur la vitesse du vent, la direction du vent et l’électricité produite par six éoliennes. Ces données ont permis de créer un modèle qui montre que la façon d’obtenir le plus d’énergie est de positionner les pâles de certaines turbines non pas face au vent mais avec un angle de 20 degrés par rapport au vent. Cela a été testé avec succès dans une ferme...

Le recyclage des batteries, une activité promise à un bel avenir

Le recyclage des batteries lithium ion des véhicules électriques va devenir dans les prochaines années une activité à la fois importante et indispensable. Il faut non seulement récupérer les métaux rares et stratégiques qui constituent ces batteries mais aussi limiter la pollution. Une filière française est en train de se mettre en place. Elle se contruit à partir de l’activité de recyclage des batteries lithium ion des appareils électroniques. Le calendrier est essentiel et il faudra être prêt quand des dizaines de milliers, puis des centaines de milliers de batteries de véhicules pesant des centaines de kilos arriveront en fin de vie. Aujourd’hui, les capacités de recyclage européennes sont de l’ordre de 15.000 tonnes de batteries par an. Environ un tiers de ces capacités se trouve en France. Selon une étude réalisée par le Comité stratégique de filière mines et métallurgie, les capacités européennes devraient suffire jusqu’en 2026, date charnière jusqu’à laquelle la demande en recyclage devrait être de l’ordre de 10.000 tonnes par an. Ensuite, tout va changer. Dès 2027, il faudra recycler 50.000 tonnes de batteries. Et compte tenu des prévisions de déploiement...

Les avions électriques vont décoller… un jour

La honte de voyager en avion est un nouveau sentiment devenu aujourd’hui à la mode. Au moins dans les médias. Il a été en quelque sorte mis sur le devant se la scène par la passionaria suédoise Greta Thunberg. Le terme même de la culpabilité écologique liée au transport aérien nous vient de Suède et s’appelle le flygskam. Les consommateurs mobilisés et soucieux de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre sont conviés à se passer autant que possible de voyages aériens. Cela peut sembler un peu dérisoire. Le transport aérien représente 2% à 3% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Mais la bonne conscience n’a pas de prix… Les transporteurs aériens ont en tout cas bien pris compris que dans une partie de l’Europe au moins, il leur faut montrer qu’ils ont pris acte de l’urgence climatique et qu’ils prennent leur part de la transition énergétique. Il y a deux façons de le faire. D’une part, adopter des biocarburants pour faire fonctionner les réacteurs, et d’autre part, développer d’autres modes de propulsion des avions. Ce qui n’est pas une mince affaire. Les recherches se sont ainsi intensifiées au cours des...

Le retour des batteries au plomb

Cette technologie semblait dépassée. Les batteries au plomb sont trop lourdes et trop peu performantes avec une faible densité d’énergie. Elles ne peuvent pas être stockées déchargées. Mais elles sont très économiques et suffisantes pour lancer les moteurs thermiques, même si leur durée de vie ne dépasse pas quelques années. Voilà pourquoi on les trouve dans la quasi totalité des véhicules à moteur thermique. Mais leur avenir est loin d’être assuré. A moins que… C’est entendu on ne les trouvera pas dans les voitures électriques dont elles dégraderaient trop les performances par rapport aux batteries lithium ion. Mais pour stocker de l’énergie dans des stations fixes, de recharge pour les véhicules électriques par exemple, là où le poids et les performances pures ont peu d’importance et le coût bien plus, cela pourrait être une bonne solution. Elle est étudiée très sérieusement aux Etats-Unis à la suite du lancement d’un projet prototype par le Consortium pour l’Innovation de la Batterie (CBI). Financé par le Département de l’énergie américain et l’Etat du Missouri, il s’agira de mesurer la faisabilité d’un stockage de l’électricité dans les...

Les conséquences de la surconsommation de lithium

Une des conséquences immédiates du boom des voitures électriques un peu partout dans le monde, de l’électrification des énergies et du besoin grandissant de trouver les moyens de stocker de l’électricité propre est l’envolée du marché du lithium. Au point que ce métal est maintenant surnommé le «pétrole blanc». La demande de lithium dans le monde a explosé. Il s’agit d’un des matériaux indispensables pour fabriquer les batteries de dernières génération dites lithium ion. Du 10 au 12 juin se tenait à Santiago du Chili, le pays ayant les plus grandes réserves connues de lithium, la 11ème conférence Lithium Supply & Markets (Lithium Marchés et Ressources). L’atmosphère y était très optimiste. L’avenir des producteurs de lithium semble assuré. Mais si cette industrie est en pleine expansion cela n’est pas sans conséquences néfastes pour l’environnement. La part d’ombre de la transition énergétique vers une économie décarbonée. Fabriquer les batteries lithium ion nécessite des terres rares et des métaux comme le lithium mais aussi le nickel et le cobalt. Et il est loin d’être assuré que les ressources seront suffisantes pour faire face...

Toyota annonce une batterie solide pour 2020

Cela pourrait bien être la percée radicale tant attendue qui pourrait réellement faire des voitures électriques à batteries une alternative aux véhicules à moteur thermique. Toyota, qui jusqu’à présent s’était tenu à l’écart des véhicules entièrement électriques, après avoir créé et dominé le marché des véhicules hybrides (thermique et électrique), va se lancer dans le véhicule exclusivement électrique avec une technologie inédite de batteries. «Il est possible que quand nous aurons les jeux olympiques [au Japon] l’année prochaine, nous puissions montrer une batterie solide au public», a déclaré la semaine dernière Shigeki Terashi, le responsable de la recherche et du développement de Toyota lors d’une présentation des ambitions du constructeur japonais dans ce domaine. En janvier 2019, Toyota avait déjà annoncé un accord avec Panasonic (le partenaire dans les batteries de Tesla) pour fabriquer des batteries et notamment des batteries solides. Comme l’explique Peter M. DeLorenzo, l’un des plus grands experts américains de l’automobile, «même les observateurs occasionnels du mouvement d’électrification dans le monde savent que la faiblesse des...

De plus en plus de scientifiques jugent la géoingénierie indispensable

Longtemps, la possibilité d’une intervention humaine pour modifier le climat et limiter le réchauffement a été considérée à la fois comme farfelue, risquée et comme un moyen de ne pas faire les efforts nécessaires à la transition énergétique. Mais les choses sont en train de changer. Avant tout parce que si les émissions de gaz à effet de serre continuent à croître des technologies permettant de transformer le climat pourraient être notre dernière option. Un très intéressant article publié par la prestigieuse Université américaine de Yale montre que l’urgence climatique incite à porter un nouveau regard sur des technologies jusqu’à aujourd’hui controversées. Deux grandes catégories de technologies «Le temps n’est pas de notre côté», déclarait à l’automne dernier l’un des partisans de la géoeingénierie, David King, ancien conseiller scientifique du gouvernement britannique. «Ce que nous allons faire au cours des 10 prochaines années déterminera l’avenir de l’humanité pour les prochains 10 000 ans». David King a participé à l’Accord de Paris de 2015 et ne croit plus que la réduction des émissions à effets de serre sera suffisante pour éviter...

Microjoule, la voiture qui consomme presque rien

C’est l’histoire de progrès technologiques impressionnants… qui ne servent pas à grand chose. La meilleure façon de réduire les émissions de gaz à effet de serre des automobiles consiste d’abord et tout simplement à faire baisser leur consommation. La mode absurde des SUV et les véhicules hybrides alourdis de leurs batteries n’améliorent pas vraiment les performances de consommation. Cela explique pourquoi un certain nombre de conducteurs qui ont acheté des voitures à essence regrettent leurs véhicules diesel qui polluaient plus… et consommaient moins. Même si la voiture individuelle est loin, comme le rabâche sans cesse les autophobes, d’être le principal responsable des émissions de CO2, elle en représente tout de même près de 20%. Le trafic routier était à l’origine en France en 2018 de 28% des émissions de gaz à effet de serre. Dans cet ensemble les véhicules particuliers représentent 71% et les poids lourds, transports par bus et deux roues motorisés le reste, soit 29%. Il faut souligner au passage le ralentissement de la croissance des émissions de CO2 par le transport avec une progression de 0,6% l’an dernier. Où en serait-on si les projets...

Pourquoi la capture du CO2 est ignorée et rejetée?

Les Accords de Paris de 2015 ont convenu d’un objectif qui consiste à réduire les émissions de CO2 sur la planète à raison d’une baisse annuelle moyenne de 2,9% d’ici 2050. Nous en sommes très loin et d’ores et déjà l’objectif semble presque inatteignable. Selon l’Agence Internationale de l’énergie (AIE), les énergies fossiles représenteront encore au mieux 60% de la fourniture mondiale d’énergie en 2040. La conclusion logique est que si nous continuons à produire du CO2 en quantités trop importantes, il faut éviter qu’il aille dans l’atmosphère et donc le capturer et le séquestrer… Et pourtant cette technologie dite CCS en anglais (Carbon Capture Storage) est ignorée voire rejetée. Claude Mandil, ancien Directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, exprime dans une tribune à Connaissance des Energies le caractère absurde et dangereux de ce rejet irrationnel, notamment en France. On compte pourtant déjà 18 installations en fonctionnement, 5 en construction, le tout dans 9 pays: États-Unis, Canada, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Australie, Chine, Japon et Émirats Arabes Unis. Claude Mandil souligne que la...