Transitions & Energies

Accepter les incertitudes  

Article paru dans le N°3 du magazine Transitions & Energies.

Covid et baisse des émissions de CO2, le point secteur par secteur

Une étude de six secteurs économiques (énergie, transport routier, industries, services publics et commerces, résidentiel et aviation) montre que la baisse maximale des émissions mondiales de CO2 a atteint 17% au début du mois d'avril quand le...

L’empreinte environnementale de l’économie numérique est insoutenable

La question est presque taboue. Le développement exponentiel de l'économie numérique n'est pas durable sur le plan énergétique. Son impact sur l’environnement est considérable à la fois via les matières premières nécessaires à la fabrication des...

Les articles de la catégorie Sciences & techno

Forêt Corse

Rien ne se perd, tout se transforme: la vraie nature de l’énergie

Au-delà de sa réalité quotidienne faite de factures, de taxes, du prix du litre de carburant, l’énergie a un rôle fondamental que parfois nous perdons de vue. Cela est vrai sur le plan de la physique pure comme dans la vie des civilisations humaines… À partir du moment où le monde qui nous entoure change, de l’énergie entre en jeu. Une variation de température consomme ou restitue de l’énergie. Un changement d’état de la matière – gazeux, liquide, solide – utilise ou restitue de l’énergie. Un changement de vitesse d’un corps consomme de l’énergie. Changer une forme nécessite de l’énergie. Toucher à la composition des atomes fait intervenir de l’énergie. L’humanité utilise toujours plus d’énergie pour alimenter des machines pour extraire, transformer, travailler et déplacer les ressources minérales ou biologiques qui composent les objets de toute nature qui nous font vivre. Cela est vrai de notre alimentation, du monde numérique, des immeubles, des voitures, des navires, des avions, des usines, des champs, des infrastructures… Nous utilisons toujours plus d’énergie pour faire fonctionner nos machines à transporter (automobiles, camions, bus, trains, avions, bateaux, fusées) et pour les construire...

Durant le confinement, les émissions mondiales de CO2 auront diminué de 7,3%

La baisse des émissions de CO2 dans le monde au cours des quatre premiers mois de l'année devrait avoir été de 7,3% dont 5,8% au premier trimestre. Ce recul provient avant tout des transports et de l'industrie dont l'activité a considérablement baissé avec le confinement planétaire. C'est à la fois beaucoup et peu dans un contexte aussi exceptionnel de pandémie.

Montreal

La fin de la domination des métropoles?

L'ère des méga-cités et des grandes capitales, dont rien ne semblait pouvoir arrêter l'expansion, est en train de se terminer. Les prix élevés des logements, les désordres sociaux de plus en plus fréquents, la promiscuité dans les transports en commun, l'essor du commerce en ligne, la généralisation du télétravail et maintenant les risques sanitaires pourraient marquer leur déclin.

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Le mythe du bon sauvage

La transition énergétique ne se fera pas en revenant à l’ère préindustrielle et en renonçant au progrès social, économique et scientifique.  La fierté et l’arrogance humaines, écrit le pape François dans son encyclique écologiste Laudato Si, sont la cause première du réchauffement climatique. L’approche « religieuse » de la question des émissions de gaz à effet de serre et de la transition énergétique n’est pas l’apanage de l’Église catholique. De nombreux militants du climat partagent le même diagnostic et nous promettent, eux aussi, l’apocalypse si nous n’expions pas immédiatement nos pêchés. Comme Jean-Jacques Rousseau, créateur du mythe du bon sauvage perverti par la civilisation, ils sont persuadés que la crise climatique est la conséquence du rejet et du dépassement par l’humanité des limites fixées par la nature. Nous avons, par notre faute, abandonné et saccagé le jardin d’Eden, et nous en payons le prix… Il était une fois l’être humain qui vivait comme un animal aux côtés d’autres êtres vivants, conscient de sa place dans l’écosystème. Nous jouissions des abondantes ressources de la nature, mais nous savions en respecter les limites. Puis la révolution scientifique est arrivée, et les...

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Quelle est la confiance des Français dans la science?

La connaissance scientifique et la méthode scientifique sont indispensables pour faire face à une pandémie ou pour mener la transition énergétique. Pourtant, la dernière vague de l’enquête du Baromètre de la confiance politique du Cevipof montre que la légitimité de la parole scientifique est très loin d'être acquise dans l’opinion publique.

Batteries sur roues

Batteries: la révolution technologique qui ne vient pas

La batterie conditionne à la fois la performance, l’autonomie, la rapidité de recharge et la durabilité d’un véhicule électrique. Mais il faudra encore attendre pour que les innovations promises se concrétisent. Les voitures électriques vont se multiplier sur nos routes et dans les concessions. des centaines de modèles différents vont voir le jour, des citadines aux crossover en passant par les voitures de sport, chacune avec un prix et un design différent. Le coeur de leur fonctionnement en revanche, est identique. Elles utilisent toutes le même modèle de batteries : les lithium-ion. La batterie lithium-ion ou «li-ion» est une batterie électrochimique qui consiste en deux électrodes plongées dans un liquide appelé électrolyte. Petites, légères et nécessitant peu d’entretien, ce sont à ce jour les plus avancées technologiquement. Elles équipent les véhicules mais aussi les smartphones, les ordinateurs et nombre de produits électroniques. IMPÉRIALISME CHINOIS. Ces batteries présentent toutefois plusieurs inconvénients. En premier lieu, leur provenance. La Chine, qui entend s’imposer comme leader mondial de la voiture électrique, est de loin le premier exportateur grâce à sa stratégie agressive de...

Planet of the Humans Michael Moore

En dénonçant les non dits de l’économie verte, Michael Moore provoque la colère des écologistes

Le cinéaste et polémiste Michael Moore est un habitué de la provocation et de la caricature. Il vient de s’en prendre cette fois dans son dernier film, Planet of the Humans (La planète des humains), à la transition énergétique et à la façon dont elle est menée. Mais il est du coup accusé de trahison par de nombreux écologistes. Michael Moore, s’est attaqué, entre autres, dans sa carrière, à la violence meurtrière aux Etats-Unis (Bowling for Columbine), au système de santé américain (Sicko), à la guerre en Irak menée par George W. Bush (Fahrenheit 9/11), au cynisme de l’industrie automobile américaine (Roger and me)… Cela lui a valu notamment un Oscar du meilleur documentaire en 2003 pour Bowling for Columbine et une palme d’or au Festival de Cannes en 2004 pour Fahrenheit 9/11. Le coût environnemental élevé des renouvelables et de la voiture électrique Dans Planet of the Humans, il dénonce le coût environnemental des énergies renouvelables comme le solaire,  l’éolien, la biomasse et de la voiture électrique à batteries. Il dénonce les intérêts économiques et les entreprises qui font la promotion de ses technologies et «se moquent» de la transition énergétique. Le...