Transitions & Energies

Pourquoi le charbon résiste

Le charbon assure environ 60% des besoins en énergie primaire de la Chine, le pays qui consomme le plus d'énergie au monde, et 60% de l'électricité produite par l'Inde, le troisième pays le plus consommateur d'énergie. Il est pourtant responsable de...

Non, les énergies fossiles n’appartiennent pas encore au passé

La transition énergétique n'appartient pas au monde du rêve ou du verbe. Les discours apocalyptiques comme moralisateurs, au choix, ne mènent nulle part s'ils nient les faits. Le principe de réalité est que nous n'avons aujourd'hui ni les moyens...

Les conséquences de l’embargo chinois sur le charbon australien

En voulant sanctionner l'Australie, coupable d'avoir demandé une enquête internationale indépendante sur l'origine de la pandémie de Coronavirus, la Chine a peut-être commis une erreur. L'économie australienne n'en souffre pas trop, mais l'économie...

Les articles de la catégorie Fossile

Installation petrolière russe

Pourquoi la Russie commence à se préparer au déclin des hydrocarbures

Pour la première fois, un membre du gouvernement russe a reconnu que son pays se préparait à un éventuel déclin des énergies fossiles et à une baisse des recettes tirées des exportations de pétrole et de gaz. La Russie est le premier exportateur mondial d'énergie. Vladimir Poutine s'est engagé à plusieurs reprises, sans y parvenir, à réduire la dépendance de son pays aux exportations d'énergies fossiles. Moscou pourrait maintenant bien être contraint de le faire.

Ni Trump, ni Biden ne peuvent changer l’avenir de l’industrie pétrolière américaine

L'offre de pétrole dans le monde est aujourd'hui trop abondante par rapport à la demande. Le vainqueur de l'élection présidentielle américaine, quel qu'il soit, n'y peut rien. Le plus grand danger pour l'industrie pétrolière américaine ne vient pas d'un soutien ou non de la Maison Blanche à la facturation hydraulique et au pétrole de schiste, mais du Covid-19 et du développement des énergies de substitution.

Charbon

La Chine est devenue, de loin, le principal producteur d’énergie au monde

L'Arabie Saoudite, la Russie et plus encore les Etats-Unis ne sont pas les premiers producteurs au monde d'énergie. Ils sont loin derrière la Chine, premier producteur au monde d'hydroélectricité, d'électricité solaire, d'électricité éolienne et surtout de charbon. Cela illustre de façon saisissante que la transition énergétique n'est pas entre les mains des occidentaux mais dans celles de la Chine, de l'Inde et de l'Afrique.

Plateforme pétrolière off shore wikimedia commons

L’industrie pétrolière à un tournant de son histoire

La demande de pétrole sera encore plus faible que prévu cette année et en 2021. Deux tendances se télescopent. Celle, à court terme, de la profonde récession liée à la pandémie qui fait baisser la demande d'énergie dans le monde et celle, de long terme, qui marque le déclin des carburants fossiles et du premier d'entre eux, le pétrole. L'industrie pétrolière peut-elle se remettre de la «pire année de son histoire»?

Plateforme pétrolière off shore wikimedia commons

Le pétrole au plus haut depuis trois mois

Dopés par le redémarrage de l'économie mondiale, la reprise de la consommation de pétrole, notamment en Chine et en Inde, et la baisse simultanée de l’offre des pays producteurs, les cours du barils ont fortement augmenté au cours des dernières semaines. Un mouvement renforcé par la prolongation, décidée le 6 juin, des baisses de production des pays producteurs de l'Opep et de leurs alliés menés par la Russie. Mais le rebond du pétrole restera limité tant que l'économie mondiale ne sera pas sortie d'une profonde récession.

Barils de pétrole wikimedia commons

Le retour du pétrole

Il y a moins d'un mois, le marché pétrolier connaissait un effondrement comme il en a le secret. Mais les cours du baril sont repartis nettement à la hausse, dopés par la remontée rapide de la demande et de la consommation de pétrole en Chine et en Inde et par la baisse simultanée de l'offre des pays producteurs. De quoi réanimer la spéculation.

Les progrès du transport maritime, lents et incertains

Si depuis le début de l'année, avec de nouvelles normes sur les quantités de souffre dans le fuel lourd, le transport maritime est devenu moins polluant, il n'est pas prêt de pouvoir se passer de carburants fossiles. Les technologies de substitution, comme l'hydrogène, sont balbutiantes. Et entre l'effondrement des prix du pétrole et des échanges internationaux à la suite de la pandémie, les armateurs ne vont pas investir dans de nouveaux navires et de nouvelles motorisations.

Vagues Marchetti

Ce que nous apprennent les vagues de Marchetti sur les transitions depuis deux siècles

L’humanité a traversé depuis le début du XIXe siècle plusieurs phases de transitions énergétiques ou de substitutions énergétiques pour employer les termes du chercheur italien, Cesare Marchetti. Ce physicien né à Luca en 1927 a consacré une partie de sa vie à étudier ses transitions et à construire dans les années 1970 un modèle que l’on retrouve dans le graphique ci-dessus. Les vagues de Marchetti montrent une chose importante: toutes les sources d’énergie majeures de l’âge industriel suivent une tendance similaire en entrant sur le marché. Il leur faut entre 40 et 50 ans pour passer de 1 à 10% du marché mondial. Pour éventuellement ensuite prendre la moitié du marché, il leur faut en tout un siècle par rapport à la période où elles en détenaient 1%. Utilisant des données historiques sur le bois, le charbon, le pétrole et le gaz naturel, le chercheur a découvert que la place prise à long terme par ces sources d’énergie était liée avant tout à la croissance et au déclin des conditions logistiques de leur exploitation. Il a publié une première étude sur son modèle de substitution en 1977. Cesare Marchetti a ainsi introduit dans l’analyse des systèmes énergétiques le modèle dit de croissance...

Atmosphere Wikimedia

Le coronavirus prouve une chose: les comportements individuels ont un impact limité sur la transition

L’épidémie de coronavirus a donné encore plus d’ampleur au débat sur la transition énergétique, sur son urgence, sur les moyens financiers et technologiques à y consacrer, sur les changements nécessaires de société, de modes de vie et de comportements. Cette expérimentation contrainte et forcée, en grandeur réelle, de la mise à l’arrêt d’une grande partie de l’économie mondiale, apporte des enseignements précieux. Les deux tiers de la planète limitent grandement leur usage de l’automobile et des transports collectifs, ne prennent plus l’avion, ont adopté un mode de vie plus frugal. Les échanges internationaux ont fortement diminué tout comme l’activité industrielle. La décroissance, tant souhaitée par les collapsologues, est là sous nos yeux. Résultat, le confinement et la pire récession depuis la seconde guerre mondiale devraient se traduire, d’après plusieurs analyses, par une baisse moyenne des émissions de CO2 cette année de 5 à 6% à l’échelle mondiale. Confiner la moitié de la population mondiale a un impact limité Mais cette baisse, conséquence d’une pandémie tragique et d’un appauvrissement sans précédent sur une si courte...

Réservoir de pétrole Wikimedia Commons

Chute des cours du pétrole, les pays producteurs en grand danger

Pour les pays producteurs de pétrole les plus fragiles économiquement et politiquement, l'effondrement des cours et des recettes provenant des exportations pourraient avoir des conséquences dramatiques. La misère, la faim et la violence. C'est notamment le cas du Venezuela, de l'Iran, de l'Irak, de l'Algérie, du Nigeria et des Etats pétroliers francophones d'Afrique centrale.