Transitions & Energies

Ce que l’élection de Joe Biden signifie pour l’énergie aux Etats-Unis

L'administration Biden devrait avoir une politique énergétique très différente de celle de l'administration Trump. Elle devrait notamment être beaucoup moins favorable à l'industrie pétrolière et gazière et favoriser le solaire, l'éolien et les...

Ni Trump, ni Biden ne peuvent changer l’avenir de l’industrie pétrolière américaine

L'offre de pétrole dans le monde est aujourd'hui trop abondante par rapport à la demande. Le vainqueur de l'élection présidentielle américaine, quel qu'il soit, n'y peut rien. Le plus grand danger pour l'industrie pétrolière américaine ne vient pas...

Pour BP, le pic pétrolier (peak oil) c’est maintenant

Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé la semaine dernière que la consommation de carburants fossiles devrait baisser pour la première fois de l'histoire du fait à la fois des politiques en faveur des énergies renouvelables, de...

Les articles de la catégorie Fossile

L’industrie pétrolière à un tournant de son histoire

La demande de pétrole sera encore plus faible que prévu cette année et en 2021. Deux tendances se télescopent. Celle, à court terme, de la profonde récession liée à la pandémie qui fait baisser la demande d'énergie dans le monde et celle, de long terme, qui marque le déclin des carburants fossiles et du premier d'entre eux, le pétrole. L'industrie pétrolière peut-elle se remettre de la «pire année de son histoire»?

Barils de pétrole wikimedia commons

Le retour du pétrole

Il y a moins d'un mois, le marché pétrolier connaissait un effondrement comme il en a le secret. Mais les cours du baril sont repartis nettement à la hausse, dopés par la remontée rapide de la demande et de la consommation de pétrole en Chine et en Inde et par la baisse simultanée de l'offre des pays producteurs. De quoi réanimer la spéculation.

Les progrès du transport maritime, lents et incertains

Si depuis le début de l'année, avec de nouvelles normes sur les quantités de souffre dans le fuel lourd, le transport maritime est devenu moins polluant, il n'est pas prêt de pouvoir se passer de carburants fossiles. Les technologies de substitution, comme l'hydrogène, sont balbutiantes. Et entre l'effondrement des prix du pétrole et des échanges internationaux à la suite de la pandémie, les armateurs ne vont pas investir dans de nouveaux navires et de nouvelles motorisations.

Vagues Marchetti

Ce que nous apprennent les vagues de Marchetti sur les transitions depuis deux siècles

L’humanité a traversé depuis le début du XIXe siècle plusieurs phases de transitions énergétiques ou de substitutions énergétiques pour employer les termes du chercheur italien, Cesare Marchetti. Ce physicien né à Luca en 1927 a consacré une partie de sa vie à étudier ses transitions et à construire dans les années 1970 un modèle que l’on retrouve dans le graphique ci-dessus. Les vagues de Marchetti montrent une chose importante: toutes les sources d’énergie majeures de l’âge industriel suivent une tendance similaire en entrant sur le marché. Il leur faut entre 40 et 50 ans pour passer de 1 à 10% du marché mondial. Pour éventuellement ensuite prendre la moitié du marché, il leur faut en tout un siècle par rapport à la période où elles en détenaient 1%. Utilisant des données historiques sur le bois, le charbon, le pétrole et le gaz naturel, le chercheur a découvert que la place prise à long terme par ces sources d’énergie était liée avant tout à la croissance et au déclin des conditions logistiques de leur exploitation. Il a publié une première étude sur son modèle de substitution en 1977. Cesare Marchetti a ainsi introduit dans l’analyse des systèmes énergétiques le modèle dit de croissance...

Atmosphere Wikimedia

Le coronavirus prouve une chose: les comportements individuels ont un impact limité sur la transition

L’épidémie de coronavirus a donné encore plus d’ampleur au débat sur la transition énergétique, sur son urgence, sur les moyens financiers et technologiques à y consacrer, sur les changements nécessaires de société, de modes de vie et de comportements. Cette expérimentation contrainte et forcée, en grandeur réelle, de la mise à l’arrêt d’une grande partie de l’économie mondiale, apporte des enseignements précieux. Les deux tiers de la planète limitent grandement leur usage de l’automobile et des transports collectifs, ne prennent plus l’avion, ont adopté un mode de vie plus frugal. Les échanges internationaux ont fortement diminué tout comme l’activité industrielle. La décroissance, tant souhaitée par les collapsologues, est là sous nos yeux. Résultat, le confinement et la pire récession depuis la seconde guerre mondiale devraient se traduire, d’après plusieurs analyses, par une baisse moyenne des émissions de CO2 cette année de 5 à 6% à l’échelle mondiale. Confiner la moitié de la population mondiale a un impact limité Mais cette baisse, conséquence d’une pandémie tragique et d’un appauvrissement sans précédent sur une si courte...

Réservoir de pétrole Wikimedia Commons

Chute des cours du pétrole, les pays producteurs en grand danger

Pour les pays producteurs de pétrole les plus fragiles économiquement et politiquement, l'effondrement des cours et des recettes provenant des exportations pourraient avoir des conséquences dramatiques. La misère, la faim et la violence. C'est notamment le cas du Venezuela, de l'Iran, de l'Irak, de l'Algérie, du Nigeria et des Etats pétroliers francophones d'Afrique centrale.

Puit de pétrole Wikimedia

Pourquoi les cours du baril ne remontent pas

En dépit d'un accord inédit sur une baisse mondiale de la production de pétrole, les cours du baril ne remontent pas et ont repris leur baisse. Cela est lié à l'effondrement historique de la demande et aux incertitudes, nombreuses, sur le redémarrage des économies.

Plateforme pétrolière off shore wikimedia commons

Covid-19: le scénario de la fin de l’âge du pétrole

Il existe deux grands scénarios de la fin de l'âge du pétrole. Celui du «peak oil», l'insuffisance des ressources, qui semble aujourd'hui très improbable, et celui d'un déclin de la demande lié à la transition énergétique. La pandémie pourrait bien accélérer l'histoire et valider le second scénario en marquant le début d'un recul durable de l'utilisation du pétrole dans le monde.

Wall Street New York

Arabie Saoudite: poker menteur et coups financiers juteux

Le fonds souverain saoudien a accumulé discrètement au cours des dernières semaines des participations dans plusieurs grands groupes pétroliers européens dont Royal Dutch Shell, Total, ENI ou Equinor. Il a empoché au passage une plus-value estimée à 500 millions de dollars.