Transitions & Energies

Pourquoi l’hydrogène est la meilleure solution pour décarboner le transport routier

Dans un article publié par EnergyPost, Patrick Molloy du Rocky Mountain Institute détaille les raisons pour lesquelles la meilleure façon de réduire l’utilisation d’énergies fossiles dans le transport routier est la pile à combustible...

Des centrales nucléaires américaines vont produire de l’hydrogène sans carbone

Il s’agit du chainon manquant, à la fois pour l’électricité nucléaire et l’hydrogène. Comment utiliser de l’électricité décarbonée en surplus parce qu’il est difficile d’arrêter les centrales nucléaires et comment...

Seule une baisse du prix de l’hydrogène en fera une vraie énergie de substitution

L’hydrogène est considéré depuis des années comme une énergie pouvant remplacer un jour les carburants fossiles, notamment le pétrole et le gaz. L’hydrogène est l’élément le plus abondant dans l’univers et quand il est...

Les articles de la catégorie Hydrogène

Pourquoi faire fonctionner un moteur thermique à l’hydrogène est une très mauvaise idée

L’hydrogène avec une pile à combustible pour fabriquer de l’électricité est de plus en plus considéré comme la motorisation de l’avenir pour les véhicules que ce soit les camions, les voitures ou les navires. Elle n’émet pas de gaz à effet de serre. Il est facile et rapide de recharger les réservoirs ce qui élimine la contrainte d’autonomie des véhicules électriques à batterie. Il n’est pas indispensable d’embarquer des centaines de kilos de batteries lithium-ion et de les recharger pendant des heures. Le problème aujourd’hui de l’hydrogène est celui de sa production «propre» à une échelle industrielle. Compte tenu des investissements en cours, notamment de milliards de dollars en Chine, il devrait être réglé relativement rapidement. Mais il ne faut pas confondre hydrogène et… hydrogène. Autant utiliser ce carburant pour fabriquer de l’électricité via une pile à combustible et alimenter ainsi des moteurs électriques semble être une technologie prometteuse, autant faire fonctionner directement un moteur à combustion avec de l’hydrogène ne présent pas vraiment d’intérêt. Voilà pourquoi explique Motor Autorithy. La principale...

Un million de véhicules à hydrogène sur les routes californiennes dans dix ans

Même si les véhicules à hydrogène, les voitures comme les camions et les bus, font souvent parler d’eux. On les voit peu sur les routes. Ils restent extrêmement marginaux. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas offrir, en théorie, le meilleur des mondes de la mobilité sur roues. Aucune émission de gaz à effet de serre, une grande autonomie, une capacité à se recharger en quelques minutes et bientôt des filières «propres» pour produire le carburant. Le premier véhicule à hydrogène et à pile à combustible n’est pas vraiment récent. Il remonte à 1966 et à l’ElectroVan de General Motors (voir son schéma ci-dessus). Il était notamment le résultat de développements sur la pile à combustible menés par la NASA pendant la course à l’espace. A l’époque, les ingénieurs avaient été contraints d’utiliser un van parce que la pile à combustible et les réservoirs d’hydrogène prenaient une place considérable… Aujourd’hui, la motorisation d’une voiture à hydrogène occupe moins d’un quart de cet espace. Les modèles existants, la Toyota Mirai, la Honda Clarity, la Hyundai Nexo et la Mercedes GLC F-Cellmake, utilisent leur pile à combustible...

En Suisse, le camion à hydrogène c’est maintenant

Le carburant hydrogène présente notamment comme atout la possibilité d’alimenter sur de longues distances des moyens de transport lourds comme les trains, les camions, les bus et même les navires. Ce qui est presque impossible pour les moteurs électriques fonctionnant avec des batteries dont le poids devient écrasant pour assurer une autonomie importante à des engins de plusieurs dizaines, centaines ou milliers de tonnes. L’autonomie théorique des prototypes de camions lourds électriques ne dépasse pas 200 kilomètres et leurs temps de recharge sont importants. Il faudrait 10 tonnes de batteries pour assurer une autonomie de 1.000 kilomètres à un camion. En revanche, le camion à hydrogène semble promis à un bel avenir. C’est le pari que fait la Suisse. Ce pays va ainsi jouer en Europe un rôle de pionnier. Il doit lancer dans les prochaines semaines la construction d’une unité de production «propre» d’hydrogène. Elle servira à alimenter une flotte de camions à pile à combustible construits par le sud-coréen Hyundai. Ces engins circuleront en Suisse et dans l’Europe limitrophe. Si le projet est une réussite, il devrait servir de modèle et s’exporter notamment...

Le transport maritime à la veille d’une révolution énergétique

Le transport maritime représente une industrie considérable, des dizaines de milliers de navires géants sillonnant les mers du globe en transportant des milliards et des milliards de dollars de matières premières, de denrées agricoles et de produits manufacturés. Il y avait un peu plus de 93 000 navires dans la flotte commerciale mondiale au 1er janvier 2017 selon les chiffres de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Le problème, c’est que ces navires fonctionnent en quasi totalité avec un carburant particulièrement polluant, le fuel lourd. Comme son nom l’indique, il est épais aussi incommodant que de la suie, émet des gaz à effet de serre et deux polluants à l’origine de maladies respiratoires, l’oxyde de soufre et l’oxyde d’azote. Pour donner un ordre d’idée de ses pollutions, la teneur en soufre dans le fuel lourd ne doit pas excéder aujourd’hui 3,5%… contre 0,001 % dans le diesel automobile.Et encore, il y a quelques années, la norme était de 5% de teneur en soufre. Le transport maritime émet à lui seul et selon les différents calculs de 5 à 10% des oxydes de soufre dans le monde et de 15 à 30%  des oxydes d’azote.Les...

Pour l’hydrogène, les planètes semblent enfin alignées

Il existe une plaisanterie fréquente sur l’hydrogène: cela fait 60 ans que ce gaz est présenté comme l’énergie de demain… Au début des années 1970, au moment des chocs pétroliers, le gouvernement français avait même demandé à une armée de hauts fonctionnaires de préparer la transformation de l’économie française en une économie de l’hydrogène… Inutile de dire que le projet est resté dans des cartons et le choix s’est porté avant tout sur le nucléaire. Dans les années 1990, l’hydrogène a à nouveau attiré l’attention au Japon, au Canada et en Allemagne… sans suite. Dans les années 2000, avec la montée en puissance des enjeux climatiques, le véhicule à hydrogène a vu le jour. Mais faute de prix compétitif et de réseaux de distribution, il n’a pas percé et s’est fait largement damner le pion par la voiture électrique à batterie qui a attiré elle des milliards d’investissements… qu’il faut aujourd’hui chercher à rentabiliser. Mais l’économie de l’hydrogène pourrait bien cette fois devenir une vraie alternative au pétrole. Deux évènements presque simultanés militent dans ce sens. D’abord, pour la première fois, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) annonce...

Le premier autobus à hydrogène 100% français est entré en service

La Ville de Houdain dans le Pas-de-Calais a inauguré vendredi 21 juin 2019 la première ligne de bus 100% hydrogène en France entre les communes de Bruay-La-Buissière et d’Auchel. Six bus à hydrogène assureront la liaison sept jours sur sept. Autre première, le modèle d’autobus, le Safra Businova H2, comme la pile à combustible qu’il embarque, la Symbio H2Motiv L (fabriquée par le groupe Michelin), sont de conception entièrement française. Et c’est aussi une entreprise fondée dans la Drôme en 2008, McPhy, qui fournit les électrolyseurs chargés de produire le dihydrogène dans le dépôt d’autobus de Houdain. Engie garantit enfin que le courant électrique qui sert à électrolyser l’eau potable tirée du robinet provient uniquement de sources renouvelables. L’hydrogène est stocké sous basse pression dans deux immenses cuves longues de 17 mètres, avant d’être comprimé dans des cuves secondaires à une pression supérieure de 350 bars. Le Safra Businova H2 emporte ainsi 28 kilogrammes d’hydrogène dans quatre bonbonnes ce qui lui assure une autonomie de 300 à 350 kilomètres. «On a une flexibilité d’utilisation par rapport au bus électrique qui est beaucoup plus grande. On a un rechargement très...

Pour l’AIE, cette fois c’est sûr, l’hydrogène est le carburant de l’avenir

Il existe une plaisanterie répétée sans cesse sur l’hydrogène: cela fait 60 ans que ce carburant est présenté comme l’énergie de demain… Au début des années 1970, au moment des chocs pétroliers, le gouvernement français avait ainsi demandé à une armée de hauts fonctionnaires de préparer la transformation de l’économie française en une économie de l’hydrogène… Inutile de dire que le projet est resté dans des cartons. Mais l’économie de l’hydrogène est peut être cette fois vraiment pour demain. Deux évènements presque simultanés militent dans ce sens. D’abord, pour la première fois, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) annonce l’arrivée massive du carburant hydrogène dans les prochaines années. Selon un rapport intitulé «L’Avenir de l’hydrogène» et publié le 14 juin, les gouvernements, les constructeurs automobiles et même les groupes pétroliers et gaziers n’ont pas le choix si ce n’est de prendre part au développement de l’hydrogène s’ils veulent réduire les émissions de gaz à effet de serre et continuer à fournir aux populations et à l’économie de l’électricité et des moyens...

Pour le père de la voiture électrique chinoise, l’avenir est à l’hydrogène

Wan Gang, l’homme qui a convaincu le gouvernement chinois de parier sur le véhicule électrique à batteries, estime qu’il est temps maintenant de passer à l’étape suivante, la voiture à pile à combustible. Pour lui, le véhicule à hydrogène n’a pas encore pris son envol pour des questions de coûts et quelques obstacles industriels. Mais la Chine peut tout changer en en faisant une priorité nationale. Ancien cadre d’Audi, Wan Gang est devenu ministre de la science et de la technologie. Il a convaincu les dirigeants du pays il y a près de deux décennies de parier sur les véhicules électriques à la fois pour soutenir la croissance économique, réduire la dépendance chinoise au pétrole et diminuer la pollution dans les villes. Utilisant les aides publiques pour convaincre les consommateurs et les industriels, il a fait de la Chine, et de loin, le premier marché des véhicules électriques à batterie au monde. Il veut récidiver avec l’hydrogène. «Nous devons créer une société de l’hydrogène», déclare Wan qui est maintenant vice-président du Conseil national chinois pour l’élaboration des politiques, un rôle plus important que celui de ministre et qui lui permet...

Explosion dans une station d’hydrogène en Norvège

Une explosion s’est produite lundi 10 juin dans une station hydrogène à Sandvika, près d’Oslo, en Norvège. Par précaution, l’enseigne Uno-X a décidé de suspendre temporairement la distribution d’hydrogène aux véhicules sur ses 3 sites dédiés. L’explosion qui s’est produite près de la gare de Sandvika a été la cause de blessures légères de 2 personnes du fait du déclenchement des airbags de leurs voitures, et d’une évacuation rapide par les secours des personnes se trouvant dans un rayon de 500 mètres. Des plaques de tôle ont été arrachées et projetées sur la route et les trottoirs témoignant du souffle de l’explosion, mais sans commune mesure avec l’explosion de réservoirs d’essence plus spectaculaire et destructrice. Les dégâts relativement modérés laissent à penser que ce ne serait pas un des réservoirs de stockage qui aurait cédé. Il s’agirait plutôt d’une fuite qui aurait été la cause d’un point d’accumulation en hydrogène. Toyota et Hyundai qui fabriquent et commercialisent des véhicules à hydrogène ont suspendu temporairement leurs ventes en Norvège. Mais Toyota insiste sur le fait que cela en change en rien son investissement dans le véhicule à hydrogène...

Pour Toyota, la voiture à hydrogène sera compétitive dans quelques années

Toyota a remporté un succès considérable avec ces véhicules hybrides dont il est le pionnier et qu’il a imposé sur tous les marchés du monde. Depuis la première Prius de 1997, le constructeur japonais a vendu plus de 13 millions de véhicules hybrides, une technologie à laquelle personne ne croyait. Toyota a l’intention  aujourd’hui de rééditer sa performance en imposant dans les prochaines années une autre technologie plus prometteuse encore, la voiture à hydrogène. Lors des dernières rencontres Automotive News Europe organisées le 21 mai à Göteborg (Suède), Matthew Harrison, directeur des ventes et du marketing de Toyota Europe, a affirmé «tabler sur des coûts comparables entre véhicules à hydrogène et hybrides» dans les dix ans. «La voiture à hydrogène va se développer en 2020-2025, avec un vrai décollage après 2025», estime Didier Leroy, vice-président exécutif de Toyota. Le constructeur japonais a été le premier avec Honda à commercialiser des modèles hydrogène à pile à combustible. Il s’agit de très petites séries. Toyota a vendu 8.300 berlines Mirai dans le monde depuis son lancement en 2014, dont 66 en France (prix de base… 78.900 euros) à quelques clients tests...

Manifeste : 50 % d’hydrogène en Europe en 2050

Publié par EnergyPost, un long texte rédigé par Frank Wouters, ancien Directeur Général adjoint  de l’IRENA (International Renewable Energy Agency), et le Professeur Ad van Wijk, spécialisé dans l’avenir des système de l’énergie de l’Université TU Delft, lancent un appel à la mise en place rapide dans toute l’Europe d’une infrastructure de production et de distribution d’hydrogène. Pour eux, il n’existe pas d’autre moyen pour l’Europe d’atteindre en 2050 son objectif de se passer des énergies fossiles. Ils expliquent que l’électricité a des limites très bien connues, notamment concernant son transport sur longue distance, son stockage et par le fait même que le réseau existant soit incapable d’assurer 100% d’énergie électrique en Europe. En revanche, l’hydrogène a une densité comparable aux hydrocarbures peut être stocké et peut être transporté, sous forme gazeuse notamment, via le réseau de distribution de gaz naturel existant. Ils ont établi un schéma qui permettrait à l’Europe d’utiliser l’hydrogène pour 50% de ses besoins en énergie en 2050. «Fabriqué rapidement à grande échelle...

Produire de l’hydrogène avec l’énergie solaire

L’hydrogène devrait jouer un rôle important dans les prochaines décennies pour réduire l’utilisation des énergies fossiles. L’hydrogène est facile à stocker et peut être utilisé pour alimenter des véhicules électriques ou pour produire de l’électricité à la demande. Cela pourrait notamment être le cas si cet hydrogène est fabriqué de façon «propre», abondante et durable en utilisant l’énergie solaire pour séparer les molécules d’eau constituées d’hydrogène et d’oxygène. Une technologique délicate à maitriser, mais les progrès sont rapides. Des chercheurs de Laboratoire de la science et de l’ingénierie de l’énergie renouvelable LRESE  de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne ont créé un système capable de produire de grandes quantités d’hydrogène en concentrant via un miroir parabolique les rayons solaires. Leur méthode consiste à envoyer le rayonnement solaire concentré dans un dispositif photo-électrochimique optimisé. Grâce à un système d’échange de chaleur, il est possible d’atteindre un taux de conversion de l’énergie solaire en hydrogène supérieur à 17%. Leur système est par ailleurs très stable, et peut gérer la nature...