Transitions & Energies

Pour BMW, l’avenir de l’automobile est à l’hydrogène et… au moteur thermique!

Les dirigeants du constructeur automobile allemand BMW ont une liberté de parole et d'opinions assez rares dans le monde automobile. L'an dernier déjà, le Directeur de la recherche et du développement, Klaus Frölich, avait déclenché une polémique en...

Toyota va construire au Japon la ville du futur alimentée à l’hydrogène

Toyota a annoncé à l'occasion du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, qui se tient du 7 au 10 janvier, son intention de construire au Japon au pied du Mont Fuji, sur un terrain de 71 hectares, la ville du futur (voir image ci-dessus)...

Hydrogène, une usine de piles à combustible puissantes à Bordeaux

Peu à peu les éléments nécessaires à la création d’une filière complète de l’hydrogène se mettent en place en France. Et cela même si le retard reste important par rapport à la Chine, la Corée du Sud ou le Japon. En tout cas, la société...

Les articles de la catégorie Hydrogène

La Corée du Sud construira trois villes nouvelles alimentées par de l’hydrogène

La course à la création d’une économie et d’une société fonctionnant à l’hydrogène est lancée, avant tout en Asie, et la Corée du Sud entend bien la gagner. Non seulement le constructeur automobile Hyundai est en pointe dans le domaine des voitures et des camions fonctionnant à l’hydrogène, mais le gouvernement sud-coréen a annoncé la construction d’ici 2022 de trois villes nouvelles alimentées exclusivement en énergie par de l’hydrogène (voir le schéma ci-dessus). L’hydrogène servira à la climatisation, le chauffage, la fourniture d’électricité et l’alimentation des équipements et des véhicules assurant le transport. Les trois villes utiliseront exclusivement des véhicules alimentées par des piles à combustibles fonctionnant avec de l’hydrogène que ce soit pour les transports publics, notamment les bus, ou individuels, les voitures. Des stations de recharge d’hydrogène seront installées dans toutes les stations de bus et dans tous les parkings. Cette décision est la première étape d’une stratégie très ambitieuse visant à assurer 10% de l’énergie de toutes les villes du pays par de l’hydrogène d’ici à 2030 et de...

Pourquoi l’hydrogène est la meilleure solution pour décarboner le transport routier

Dans un article publié par EnergyPost, Patrick Molloy du Rocky Mountain Institute détaille les raisons pour lesquelles la meilleure façon de réduire l’utilisation d’énergies fossiles dans le transport routier est la pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène et alimentant ainsi des moteurs électriques. Le premier avantage de l’hydrogène tient à sa densité énergétique de l’ordre de 120 mégajoules par kilo presque trois fois supérieure à celle du diesel ou de l’essence. La densité du diesel est de 45,5 mégajoules par kilo et celle de l’essence de 45,8 mégajoules par kilo. En termes électriques, la densité énergétique de l’hydrogène correspond à 33.6 kWh par kilo et celle du diesel entre 12 et 14 kWh par kilo. En plus, les moteurs électriques sont bien plus efficaces que les moteurs thermiques. La moitié de l’énergie générée par un moteur à combustion interne est perdue sous forme de chaleur. L’ensemble pile à combustible et moteur électrique n’en gaspille que 10% sous forme de chaleur. Selon Nikola Motors, un constructeur américain de camions à hydrogène, la consommation de ces véhicules (en équivalent diesel) est de 15 à 20 litres au...

Pourquoi faire fonctionner un moteur thermique à l’hydrogène est une très mauvaise idée

L’hydrogène avec une pile à combustible pour fabriquer de l’électricité est de plus en plus considéré comme la motorisation de l’avenir pour les véhicules que ce soit les camions, les voitures ou les navires. Elle n’émet pas de gaz à effet de serre. Il est facile et rapide de recharger les réservoirs ce qui élimine la contrainte d’autonomie des véhicules électriques à batterie. Il n’est pas indispensable d’embarquer des centaines de kilos de batteries lithium-ion et de les recharger pendant des heures. Le problème aujourd’hui de l’hydrogène est celui de sa production «propre» à une échelle industrielle. Compte tenu des investissements en cours, notamment de milliards de dollars en Chine, il devrait être réglé relativement rapidement. Mais il ne faut pas confondre hydrogène et… hydrogène. Autant utiliser ce carburant pour fabriquer de l’électricité via une pile à combustible et alimenter ainsi des moteurs électriques semble être une technologie prometteuse, autant faire fonctionner directement un moteur à combustion avec de l’hydrogène ne présent pas vraiment d’intérêt. Voilà pourquoi explique Motor Autorithy. La principale...

Pour la première fois, une voiture à hydrogène finit sur le podium d’une course automobile

La voiture à hydrogène vient de franchir, symboliquement, une étape importante. Elle a réussi lors d’une course contre des véhicules thermiques à afficher des performances et une fiabilité lui permettant de très bien figurer. La voiture baptisée Forze VIII (Force VIII) a été conçue, fabriquée, testée et lancée dans la compétition par un groupe d’étudiants de l’Université de Technologie de Delft aux Pays-Bas. Elle a fini deuxième, dimanche 18 août, dans sa catégorie du Supercar Challenge sur le Circuit d’Assen aux Pays-Bas. Alignée face à 43 voitures de compétition fonctionnant avec des moteurs à essence, Forze VIII a commencé la dernière course de la saison en quatrième position après les essais. Elle est rapidement passée après le départ en deuxième place et a réussi à maintenir cette position jusqu’à l’arrivée. «Nous sommes très fiers de ce que nous avons réalisé aujourd’hui. Jamais auparavant une voiture électrique à hydrogène avait battu d’autres voitures dans une compétition officielle. Ce podium n’est pas le résultat d’une année de travail, mais de 12 ans de dévouement, de foi et de travail difficile», a déclaré Zhi Wei Cai, le...

Un million de véhicules à hydrogène sur les routes californiennes dans dix ans

Même si les véhicules à hydrogène, les voitures comme les camions et les bus, font souvent parler d’eux. On les voit peu sur les routes. Ils restent extrêmement marginaux. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas offrir, en théorie, le meilleur des mondes de la mobilité sur roues. Aucune émission de gaz à effet de serre, une grande autonomie, une capacité à se recharger en quelques minutes et bientôt des filières «propres» pour produire le carburant. Le premier véhicule à hydrogène et à pile à combustible n’est pas vraiment récent. Il remonte à 1966 et à l’ElectroVan de General Motors (voir son schéma ci-dessus). Il était notamment le résultat de développements sur la pile à combustible menés par la NASA pendant la course à l’espace. A l’époque, les ingénieurs avaient été contraints d’utiliser un van parce que la pile à combustible et les réservoirs d’hydrogène prenaient une place considérable… Aujourd’hui, la motorisation d’une voiture à hydrogène occupe moins d’un quart de cet espace. Les modèles existants, la Toyota Mirai, la Honda Clarity, la Hyundai Nexo et la Mercedes GLC F-Cellmake, utilisent leur pile à combustible...

Singapour dit oui au véhicule à hydrogène et non à la voiture électrique

Masagos Zulkifli, le ministre de l’Environnement et des Ressources en eau de Singapour, n’aime pas les voitures électriques à batteries et le fait savoir. Dans une interview à l’agence Bloomberg, il estime qu’elles ne répondent pas aux exigences en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Pour lui, il s’agit avant tout «de mode de vie» et pas de climat ni de CO2. La seule voie à suivre pour lui et pour Singapour est celle du véhicule à hydrogène et à pile à combustible. Le ministre explique que «trouver une place de stationnement est déjà problématique» et qu’il sera «difficile de développer des stations de recharge» dans les zones à forte densité comme celle où vit la population du micro Etat. Elon Musk, le patron de Tesla, qui s’était agacé au début de l’année de la lenteur de Singapour à passer à l’électrique devra encore patienter. Tesla attend toujours l’autorisation de déployer ses superchargeurs. «Elon Musk propose un mode de vie, ce qui nous intéresse est de résoudre les problèmes climatiques», affirme Masagos Zulkifli. Selon une enquête réalisée par le groupe pétrolier Shell, qui a installé les premières...

Produire de l’hydrogène propre à partir de vieux puits de pétrole

La révolution de l’hydrogène est peut-être encore plus proche qu’on peut l’imaginer. Et cela grâce à une découverte qui pourrait permettre de produire ce carburant en masse et à des coûts faibles. Deux scientifiques canadiens de l’Université de Calgary travaillant pour la société Proton Technologies, Ian Gates et Jacky Wang, viennent de mettre au point une technologie permettant d’extraire de l’hydrogène (H2) des puits de pétrole et des sables bitumineux. Et tout cela sans émettre de gaz à effet de serre et notamment de CO2. Une découverte rendue publique lors de la conférence Goldschmidt sur la géochimie qui réunit du 19 au 23 août 4.000 scientifiques à Barcelone. Une première présentation de cette technologie a été publiée par la revue Phys.org. «Les champs pétroliers, même ceux n’étant plus exploités, contiennent toujours des quantités significatives de pétrole», explique Grant Strem, Pdg de Proton Technologies. «Les chercheurs ont trouvé qu’injecter de l’oxygène dans ces champs augmente la température et libère l’hydrogène, qui peut être séparé d’autres gaz à travers des filtres spécifiques qui notamment ne laissent pas passer le...

En Suisse, le camion à hydrogène c’est maintenant

Le carburant hydrogène présente notamment comme atout la possibilité d’alimenter sur de longues distances des moyens de transport lourds comme les trains, les camions, les bus et même les navires. Ce qui est presque impossible pour les moteurs électriques fonctionnant avec des batteries dont le poids devient écrasant pour assurer une autonomie importante à des engins de plusieurs dizaines, centaines ou milliers de tonnes. L’autonomie théorique des prototypes de camions lourds électriques ne dépasse pas 200 kilomètres et leurs temps de recharge sont importants. Il faudrait 10 tonnes de batteries pour assurer une autonomie de 1.000 kilomètres à un camion. En revanche, le camion à hydrogène semble promis à un bel avenir. C’est le pari que fait la Suisse. Ce pays va ainsi jouer en Europe un rôle de pionnier. Il doit lancer dans les prochaines semaines la construction d’une unité de production «propre» d’hydrogène. Elle servira à alimenter une flotte de camions à pile à combustible construits par le sud-coréen Hyundai. Ces engins circuleront en Suisse et dans l’Europe limitrophe. Si le projet est une réussite, il devrait servir de modèle et s’exporter notamment...

Le transport maritime à la veille d’une révolution énergétique

Le transport maritime représente une industrie considérable, des dizaines de milliers de navires géants sillonnant les mers du globe en transportant des milliards et des milliards de dollars de matières premières, de denrées agricoles et de produits manufacturés. Il y avait un peu plus de 93 000 navires dans la flotte commerciale mondiale au 1er janvier 2017 selon les chiffres de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Le problème, c’est que ces navires fonctionnent en quasi totalité avec un carburant particulièrement polluant, le fuel lourd. Comme son nom l’indique, il est épais aussi incommodant que de la suie, émet des gaz à effet de serre et deux polluants à l’origine de maladies respiratoires, l’oxyde de soufre et l’oxyde d’azote. Pour donner un ordre d’idée de ses pollutions, la teneur en soufre dans le fuel lourd ne doit pas excéder aujourd’hui 3,5%… contre 0,001 % dans le diesel automobile.Et encore, il y a quelques années, la norme était de 5% de teneur en soufre. Le transport maritime émet à lui seul et selon les différents calculs de 5 à 10% des oxydes de soufre dans le monde et de 15 à 30%  des oxydes d’azote.Les...

Pour l’hydrogène, les planètes semblent enfin alignées

Il existe une plaisanterie fréquente sur l’hydrogène: cela fait 60 ans que ce gaz est présenté comme l’énergie de demain… Au début des années 1970, au moment des chocs pétroliers, le gouvernement français avait même demandé à une armée de hauts fonctionnaires de préparer la transformation de l’économie française en une économie de l’hydrogène… Inutile de dire que le projet est resté dans des cartons et le choix s’est porté avant tout sur le nucléaire. Dans les années 1990, l’hydrogène a à nouveau attiré l’attention au Japon, au Canada et en Allemagne… sans suite. Dans les années 2000, avec la montée en puissance des enjeux climatiques, le véhicule à hydrogène a vu le jour. Mais faute de prix compétitif et de réseaux de distribution, il n’a pas percé et s’est fait largement damner le pion par la voiture électrique à batterie qui a attiré elle des milliards d’investissements… qu’il faut aujourd’hui chercher à rentabiliser. Mais l’économie de l’hydrogène pourrait bien cette fois devenir une vraie alternative au pétrole. Deux évènements presque simultanés militent dans ce sens. D’abord, pour la première fois, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) annonce...

Le premier autobus à hydrogène 100% français est entré en service

La Ville de Houdain dans le Pas-de-Calais a inauguré vendredi 21 juin 2019 la première ligne de bus 100% hydrogène en France entre les communes de Bruay-La-Buissière et d’Auchel. Six bus à hydrogène assureront la liaison sept jours sur sept. Autre première, le modèle d’autobus, le Safra Businova H2, comme la pile à combustible qu’il embarque, la Symbio H2Motiv L (fabriquée par le groupe Michelin), sont de conception entièrement française. Et c’est aussi une entreprise fondée dans la Drôme en 2008, McPhy, qui fournit les électrolyseurs chargés de produire le dihydrogène dans le dépôt d’autobus de Houdain. Engie garantit enfin que le courant électrique qui sert à électrolyser l’eau potable tirée du robinet provient uniquement de sources renouvelables. L’hydrogène est stocké sous basse pression dans deux immenses cuves longues de 17 mètres, avant d’être comprimé dans des cuves secondaires à une pression supérieure de 350 bars. Le Safra Businova H2 emporte ainsi 28 kilogrammes d’hydrogène dans quatre bonbonnes ce qui lui assure une autonomie de 300 à 350 kilomètres. «On a une flexibilité d’utilisation par rapport au bus électrique qui est beaucoup plus grande. On a un rechargement très...

Pour l’AIE, cette fois c’est sûr, l’hydrogène est le carburant de l’avenir

Il existe une plaisanterie répétée sans cesse sur l’hydrogène: cela fait 60 ans que ce carburant est présenté comme l’énergie de demain… Au début des années 1970, au moment des chocs pétroliers, le gouvernement français avait ainsi demandé à une armée de hauts fonctionnaires de préparer la transformation de l’économie française en une économie de l’hydrogène… Inutile de dire que le projet est resté dans des cartons. Mais l’économie de l’hydrogène est peut être cette fois vraiment pour demain. Deux évènements presque simultanés militent dans ce sens. D’abord, pour la première fois, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) annonce l’arrivée massive du carburant hydrogène dans les prochaines années. Selon un rapport intitulé «L’Avenir de l’hydrogène» et publié le 14 juin, les gouvernements, les constructeurs automobiles et même les groupes pétroliers et gaziers n’ont pas le choix si ce n’est de prendre part au développement de l’hydrogène s’ils veulent réduire les émissions de gaz à effet de serre et continuer à fournir aux populations et à l’économie de l’électricité et des moyens...