Transitions & Energies
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Greta Thunberg, une très mauvaise réponse à de bonnes questions

Les prophètes de l’apocalypse et les activistes de l’urgence climatique ont trouvé leur parfaite égérie. La Jeanne d’Arc du CO2. Inattaquable car insoupçonnable de ne pas être sincère quand elle accuse les adultes d’être irresponsables. Une enfant brillante de 16 ans, pétrie de certitudes et d’angoisses dont les problèmes psychiatriques ont été rendus publics par ses parents… Elle débite depuis des mois avec un visage angélique et une conviction inébranlable un discours accusateur, simpliste et répétitif. Greta Thunberg croit sans doute sincèrement à la fin du monde en témoignent les propos tenus à l’Assemblée Nationale le 23 juillet et six mois plus tôt, le 25 janvier, devant le World Economic Forum: «Pourquoi étudier pour un futur qui bientôt n’existera plus?» Elle est à la mode comme le sont les collapsologues de tous poils. Ils font peur. Ils font vendre. Ils sont issus d’une longue lignée dans l’histoire humaine qui nous promet à intervalles réguliers les flammes de l’enfer si nous ne nous lavons pas de nos péchés. La rationalité, les faits, la science, la compétence sont balayés par l’avalanche médiatique, le militantisme...

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Le transport maritime à la veille d’une révolution énergétique

Le transport maritime représente une industrie considérable, des dizaines de milliers de navires géants sillonnant les mers du globe en transportant des milliards et des milliards de dollars de matières premières, de denrées agricoles et de produits manufacturés. Il y avait un peu plus de 93 000 navires dans la flotte commerciale mondiale au 1er janvier 2017 selon les chiffres de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Le problème, c’est que ces navires fonctionnent en quasi totalité avec un carburant particulièrement polluant, le fuel lourd. Comme son nom l’indique, il est épais aussi incommodant que de la suie, émet des gaz à effet de serre et deux polluants à l’origine de maladies respiratoires, l’oxyde de soufre et l’oxyde d’azote. Pour donner un ordre d’idée de ses pollutions, la teneur en soufre dans le fuel lourd ne doit pas excéder aujourd’hui 3,5%… contre 0,001 % dans le diesel automobile.Et encore, il y a quelques années, la norme était de 5% de teneur en soufre. Le transport maritime émet à lui seul et selon les différents calculs de 5 à 10% des oxydes de soufre dans le monde et de 15 à 30%  des oxydes d’azote.Les...

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Le libre-échange n’est pas l’adversaire de l’écologie

Pour un certain nombre d’écologistes,  le capitalisme est devenu l’ennemi à abattre. On trouve parmi eux des marxistes reconvertis qui ont trouvé soudain de nouveaux arguments contre le système haï. Le changement climatique serait ainsi imputable à un système politique et économique reposant sur la propriété privée des moyens de production… Autant ce replâtrage idéologique revanchard est douteux, autant la question de savoir si le succès devenu planétaire du capitalisme est compatible avec les ressources limitées de la terre est légitime. Notre planète ne peut raisonnablement et durablement offrir le mode de vie occidental actuel a plus de 7 milliards d’êtres humains et bientôt 10 milliards à la fin du siècle. L’économie de marché est à l’origine depuis trois siècles des plus grands progrès matériels de l’humanité. Caractérisé par l’investissement et l’innovation technique, la recherche de la productivité et du profit, le capitalisme a sorti la majeure partie de l’humanité de la misère crasse et de l’ignorance. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de multiples horreurs commises au nom de sa logique. Pas...

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La voiture autonome n’est pas pour demain, peut-être après-demain

Le battage médiatique autour de la voiture autonome est incessant depuis plusieurs années. On nous annonce à la fois la fin de la conduite humaine, la disparition des accidents et par la même occasion celle de la propriété individuelle de l’automobile. Un monde de mobilité propre et efficace, de véhicules à disposition en fonction des besoins, et tout cela grâce à la technologie triomphante. La réalité est évidemment très différente et les entreprises et communicants qui ont annoncé pour demain un avenir de voitures autonomes sillonnant silencieusement nos métropoles ont surtout cherché à justifier les milliards de dollars engloutis dans ses projets… avec la complicité naïve des médias. Dans une longue enquête, le New York Times remet les pendules à l’heure. La voiture autonome n’existe pas et il faudra encore de nombreuses années et peut-être même des décennies avant que les promesses des constructeurs automobiles et des groupes de technologie soient au rendez-vous. Fabriquer un véhicule véritablement autonome, fiable et sûr est bien plus difficile, bien plus coûteux et prendra bien plus de temps qu’on nous l’a annoncé.  «Nous avons surestimé la date...

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Les carburants fossiles, moins efficaces économiquement qu’on le pensait

Les carburants fossiles sont considérés comme posant de sérieux problèmes à l’environnement et au climat en émettant notamment des gaz à effet de serre, mais comme présentant des avantages économiques considérables. C’est notamment pour cela que les énergies fossiles devraient encore représenter entre 79% et 62% de l’énergie consommée dans le monde en 2040 selon les différents scénarios possibles. Mais les calculs économiques et financiers qui, par exemple, privilégient dans les pays pauvres les centrales au gaz et à charbon pour produire de l’électricité sont contestables. Le véritable retour sur investissement est bien plus proche de celui des énergies renouvelables. Car produire et distribuer des carburants fossiles consomme beaucoup d’énergie et elle n’est pas prise en compte. C’est en tout cas la conclusion d’une étude récente de l’Université de Leeds qui a été publiée par le magazine scientifique Nature. Selon l’étude, le pétrole, le charbon et le gaz offrent en moyenne un rendement de 25 pour 1. Cela signifie que pour chaque baril de pétrole utilisé pour la production de pétrole, 25 barils sont produits. Mais cette mesure appelée...

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Pour l’hydrogène, les planètes semblent enfin alignées

Il existe une plaisanterie fréquente sur l’hydrogène: cela fait 60 ans que ce gaz est présenté comme l’énergie de demain… Au début des années 1970, au moment des chocs pétroliers, le gouvernement français avait même demandé à une armée de hauts fonctionnaires de préparer la transformation de l’économie française en une économie de l’hydrogène… Inutile de dire que le projet est resté dans des cartons et le choix s’est porté avant tout sur le nucléaire. Dans les années 1990, l’hydrogène a à nouveau attiré l’attention au Japon, au Canada et en Allemagne… sans suite. Dans les années 2000, avec la montée en puissance des enjeux climatiques, le véhicule à hydrogène a vu le jour. Mais faute de prix compétitif et de réseaux de distribution, il n’a pas percé et s’est fait largement damner le pion par la voiture électrique à batterie qui a attiré elle des milliards d’investissements… qu’il faut aujourd’hui chercher à rentabiliser. Mais l’économie de l’hydrogène pourrait bien cette fois devenir une vraie alternative au pétrole. Deux évènements presque simultanés militent dans ce sens. D’abord, pour la première fois, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) annonce...

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