Transitions & Energies

Les Pays-Bas, grand pays gazier, passent à la géothermie

Pour des raisons de sécurité et de secousses sismiques, les Pays-Bas ont arrêté définitivement l’exploitation du gisement de gaz naturel de Groningue, le plus important d’Europe occidentale. Pour remplacer cette énergie locale et bon marché tout en la décarbonant, le pays n’a trouvé qu’une seule solution : investir massivement dans la géothermie. Aujourd’hui, dans tout le pays, pas moins de 96% des projets de construction comprennent une installation de géothermie de surface, en milieu rural comme urbain.

Panneaux solaires en Californie à la base aérienne Nellis

Tarifs de l’électricité, il faut réformer en urgence le système des heures creuses

Pour limiter les pointes de consommation d’électricité, le système des heures creuses a été créé dans les années 1960. Il permet aux consommateurs de payer moins cher son énergie en planifiant différemment ses besoins et au producteur et gestionnaire de réseau de faire face plus facilement aux pics de la demande. Mais la situation est devenue ingérable aujourd’hui avec les productions renouvelables intermittentes et surtout avec le solaire photovoltaïque. Ce dernier produit beaucoup quand la consommation est faible : l’été et l’après-midi. Cela se traduit de plus en plus souvent face à un afflux de production par des prix négatifs de l’électricité sur le marché de gros, une aberration. Une solution consisterait à passer à une saisonnalité des heures creuses permettant ainsi de disposer d’heures à faible tarif à des horaires différents en hiver et en été. On pourrait aussi créer des « heures super creuses » pour inciter les consommateurs à changer encore plus profondément leurs habitudes.

Tempête solaire: voici ce qui est arrivé et pourquoi

A la fin de la semaine dernière, une tempête solaire sans précédent par son ampleur depuis 2003 a bombardé de particules l’atmosphère terrestre. Cela a fait craindre des perturbations et même des dommages sur les réseaux électriques, les satellites, les avions en vol et les télécommunications. Finalement, il n’en a rien été. Mais notre vulnérabilité à ce genre d’événement est une réalité.

La Nouvelle-Calédonie malade du nickel

Cela fait plus de douze ans que les trois sociétés qui produisent du nickel en Nouvelle-Calédonie, la Société le Nickel (Eramet), Koniambo Nickel (Glencore) et Prony, enregistrent des pertes. Ces entreprises servent de vache à lait à l’île. Un audit de l'Inspection générale des finances (IGF) et du Conseil général de l'économie (CGE), rendu public le 1er août 2023, avait montré que les conditions d’exploitation issues des négociations politiques entre indépendantistes et non-indépendantistes ont créé une usine à gaz devenue un cauchemar économique. Et pourtant, le nickel est un métal stratégique, indispensable à la transition énergétique et notamment à la fabrication des batteries.

Paris Wikimedia Commons

Les JO 2024 permettront-ils de mieux comprendre les dangers de la température humide?

A température égale, une chaleur sèche est bien plus supportable pour le corps humain qu’une chaleur humide. A tel point, que le seuil « critique » de la température humide pour l’humain, mettant sa vie en danger était jusqu’à peu considéré comme atteint vers 35 °C de température humide. Une valeur atteinte à une température extérieure de 35 °C et 100 % taux d’humidité ou à 38 °C et 80 % d’humidité. Mais des études récentes montrent que ce seuil mortel serait beaucoup moins élevé puisqu’il se situerait plutôt vers 30-31 °C si le corps ne peut pas se refroidir rapidement. Un risque non négligeable pour les athlètes pendant les Jeux Olympiques de Paris si la température est très élevée.

La plus grande usine de capture du CO2 dans l’atmosphère est entrée en service en Islande

La start-up suisse Climeworks, pionnier de la capture directe dans l’atmosphère du carbone (DAC), a mis en service en Islande sa plus grande usine jamais construite. Baptisée Mammoth, elle permettra de capter et stocker dans le sous-sol 36.000 tonnes de CO2 par an. Cela peut sembler anecdotique, mais cette technologie pourrait s’avérer cruciale. Climeworks travaille sur trois projets aux Etats-Unis permettant chacun de capturer plus d’un million de tonnes de carbone et devrait construire également des usines au Canada, en Norvège et au Kenya.

Le G7 veut se passer de charbon d’ici 2035, on peut avoir des doutes

Les pays du G7, États-Unis, Royaume-Uni, Italie, France, Japon, Allemagne et Canada, ont conclu un accord visant à mettre fin à l'utilisation du charbon pour la production d'électricité d'ici 2035. Le charbon assure aujourd’hui environ 15% de leur mix énergétique électrique avec des différences considérables selon les pays. Le Japon et l’Allemagne en sont encore très dépendants, la France l’a presque totalement abandonné. Mais en dépit de l'augmentation importante des capacités renouvelables de production d'électricité, du remplacement des centrales à charbon par des centrales à gaz et du retour en grâce du nucléaire, on peut avoir des doutes sur la capacité des pays du G7 à respecter leur engagement.

Les exportations chinoises de batteries, de panneaux solaires et de véhicules électriques ont atteint des niveaux records l’an dernier

Le rouleau compresseur du capitalisme d’Etat chinois semble inarrétable. Une illustration saisissante en est donnée par les exportations records de l’industrie chinoise l’an dernier dans trois filières de la transition énergétique considérées comme stratégiques par Pékin depuis plus d’une décennie : les panneaux photovoltaïques, les batteries lithium-ion et les véhicules électriques. Le réveil européen est à la fois tardif et hésitant.

Gazprom, le géant russe du gaz, commence à perdre pied

Les sanctions occidentales infligées à la Russie après l’invasion de l’Ukraine en février 2022 ont jusqu’à aujourd’hui semblé être d’une efficacité toute relative. Certes, comme l’annonçait et l'espérait Vladimir Poutine l’Europe n’a pas gelé, mais elle paye son énergie, en général, et son gaz, en particulier, beaucoup plus chers et son activité économique en est déprimée au contraire de la Russie. Pour autant, quelques signes montrent que la Russie commence à souffrir. Gazprom, le géant du gaz, premier exportateur mondial, a enregistré l’an dernier sa première perte depuis 1999, de 6,9 milliards de dollars, et une baisse de 27% de son chiffre d’affaires. Et cela pourrait être le début d’un long naufrage.