Transitions & Energies
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Des chercheurs ont créé des bactéries mangeuses de CO2

Il s’agit d’une découverte qui pourrait avoir un impact considérable à la fois sur la transition énergétique, en permettant d’éliminer une partie du CO2 qui réchauffe l’atmosphère, et sur le monde vivant. Après une décennie de travaux, des chercheurs de l’Institut Weizmann de Tel Aviv ont réussi à créer génétiquement des bactéries mangeuses de CO2. Une découverte mise en avant dans un article publié par la revue scientifique Cell et repris immédiatement par la revue Nature. Il s’agit d’une percée d’autant plus spectaculaire qu’elle bouleverse l’ordre naturel. Le monde du vivant est constitué de deux catégories distinctes, ceux qui captent le CO2 et ceux qui se nourrissent des premiers pour absorber le carbone dont ils ont besoin. La première catégorie est celle des autotrophes, les végétaux et les cyanobactéries (qui se nourrissent de l’air et du soleil) et la seconde celle des hétérotrophes, les animaux, les champignons… qui se nourrissent de substances organiques. Pour la première fois, des bactéries hétérotrophes ont été transformées en autotrophes. Cela signifie qu’elles peuvent fabriquer de la biomasse directement à...

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À ce rythme, le plan de rénovation énergétique de la France n’atteindra pas ses objectifs

Le bâtiment représente 39,5% de la consommation finale d’énergie et 27% des émissions de CO2. Il est donc la cible idéale des politiques publiques énergétique et climatique. La France s’est fixé de réduire de 28 % la consommation d’énergie finale dans ce secteur en 2030, et prévoit la décarbonations quasi-complète du bâtiment d’ici 2050 – c’est-à-dire le niveau basse consommation dit «BBC». Les statistiques officielles les plus récentes indiquaient que 0,3 % des logements en France étaient BBC en 2012. L’enjeu est donc de taille! En 2018, le gouvernement s’est fixé plusieurs objectifs en la matière dans le cadre du Plan rénovation énergétique des bâtiments. D’une part, la rénovation thermique de 500.000 logements par an (sans spécifier la durée), dont la moitié sont occupés par des ménages aux revenus modestes. Sur ces 500.000, l’État prévoit d’avoir rénové d’ici à 2025 (objectif révisé depuis à 2028) les 7 à 8 millions de passoires thermiques (étiquettes F et G du Diagnostic de performance énergétique– DPE) habitées par des foyers propriétaires à faible revenu. Ce plan annonce parallèlement que 100.000 logements sociaux devront être rénovés chaque année, permettant d’atteindre 250 000...

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La grande crise de l’industrie automobile est pour demain

La France peut-elle rester une grande nation de l’automobile? Si on s’en tient aux chiffres, le groupe Renault-Nissan-Mitsubishi, en dépit de ses difficultés actuelles, et l’ensemble PSA-Fiat-Chrysler, si les négociations de fusion vont jusqu’au bout, font partie des cinq plus grands constructeurs au monde. Sauf erreurs stratégiques majeures, ils ont les moyens de survivre au choc de la transition vers les véhicules électriques et à celui de la concurrence à venir des constructeurs chinois. Plus inquiétant est le fait que si ces constructeurs sont en grande partie français, ils ne fabriquent plus leurs véhicules en France. On peut même parler de dégringolade dans le classement européen. En 2011, la France était le deuxième fabricant européen d’automobiles sur son sol. En 2016, selon les dernières statistiques de l’Insee publiées la semaine dernière, elle était tombée à la cinquième place. Il y a peu de chances que cette situation se soit nettement améliorée depuis. Elle devrait même encore se dégrader en 2020 selon le cabinet IHS avec une baisse de plus de 20% du nombre de véhicules sortant des chaînes par rapport à 2019. La production automobile française ne...

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Même Aramco parle aujourd’hui de pic pétrolier (peak oil), le maximum de la consommation de pétrole dans le monde

Le «peak oil» (pic pétrolier) est un serpent de mer. Depuis près de 70 ans, il est annoncé à intervalles réguliers, par des experts, des scientifiques, le Club de Rome, des institutions internationales, des groupes écologiques… Mais la limite physique et économique de la production de pétrole n’a jamais été atteinte et est toujours repoussée. Les réserves théoriques d’or noir exploitable ne baissent pas. Ainsi, si la production de pétrole dit conventionnel a atteint un pic en 2006, l’exploitation intensive, notamment aux Etats-Unis, du pétrole de schiste a permis à l’offre de continuer à augmenter. Et selon les dernières projections de l’Agence Internationale de l’Energie, la consommation de pétrole ne devrait pas commencer à se stabiliser dans le monde avant les années 2030. Jusqu’à aujourd’hui, le problème n’était pas de trouver plus de pétrole, mais d’avoir les moyens techniques d’aller le chercher et plus encore de le faire à des coûts acceptables par les consommateurs. Pour autant, et pour la première fois depuis un siècle, le monde commence, au moins dans les discours, à se détourner du pétrole. La question est à quel...

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Atteindre 100% d’électricité renouvelable est aujourd’hui impossible

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a tancé il y a quelques jours le patron d’EDF, Jean-Bernard Lévy, en lui demandant de travailler sur un scénario de production d’électricité d’origine 100% renouvelable. Une déclaration remarquée mais une hypothèse irréaliste à la fois techniquement, économiquement et socialement. En outre, le gain serait inexistant pour le climat en terme d’émission de CO2 puisqu’il revient à remplacer du nucléaire, qui en émet peu, par des renouvelables qui en émettent peu. L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a bien publié à la fin de l’année dernière une étude, sur le passage d’ici à 2060 en France à 100% d’électricité renouvelable. Cela ne rend pas pour autant cette hypothèse crédible ou réaliste d’autant plus que le scénario de l’Ademe est très contesté. Il suffit juste de constater les difficultés rencontrées par le modèle allemand du tout renouvelable, l’Energiewende. Depuis le début de l’année, l’Allemagne est parvenue à produire 46% de son électricité avec des renouvelables (éolien, solaire, hydroélectrique et...

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La Banque Européenne d’Investissement ne financera plus les énergies fossiles

Après des mois de difficiles négociations, le conseil d’administration de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), l’Institution de financement de l’Union Européenne, a décidé de ne plus financer à partir de 2022 les énergies fossiles. La BEI devient la première institution multilatérale de financement du développement a se revendiquer comme une «banque du climat». Elle avait déjà cessé depuis 2013 de financer les activités liées au charbon. C’est maintenant au tour du pétrole et du gaz. La BEI permet ainsi de remplir la promesse faite lors de son élection par la nouvelle Présidente de la Commission Européenne, Ursula Der Leven, de créer une banque du climat. Car en parallèle à son retrait des énergies fossiles, la BEI entend «mobiliser 1.000 milliards d’euros d’investissements pour l’action en faveur du climat et de la durabilité environnementale au cours de la décennie 2021-2030». Selon Andrew McDowell, le vice-président de la BEI, un euro sur deux investi par la banque d’ici 2025 sera dédié à des projets environnementaux. Mais pour parvenir à cette annonce, la bataille a été rude au sein du Conseil d’administration de la banque où...

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Pour l’AIE, les renouvelables ne pourront pas satisfaire l’augmentation de la demande d’énergie dans le monde

L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a rendu public son rapport annuel, très attendu, le World Energy Outlook 2019, sur les perspectives énergétiques dans le monde. Les principales conclusions sont les suivantes. -Même en forte progression, les capacités des énergies renouvelables (hydroélectrique, solaire, éolien) ne seront pas suffisantes pour accompagner la croissance économique et l’augmentation de la population mondiale. Cela signifie que pour répondre aux besoins grandissants d’énergie dans le monde au cours des prochaines années, l’utilisation d’énergies fossiles continuera à augmenter et avec elles les émissions de gaz à effet de serre. -Ainsi, la production de pétrole devrait croître au cours de la prochaine décennie. La progression de la demande de pétrole commencera seulement à ralentir après 2025, du fait à la fois de l’amélioration de l’efficacité énergétique et de la transition vers les véhicules électriques à batteries ou à hydrogène. La consommation de pétrole se stabilisera dans le monde dans les années 2030. -La plupart des pays en forte croissance en Asie et en Afrique resteront extrêmement dépendants des énergies fossiles tant...

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Volkswagen défend la voiture électrique à batteries contre la voiture à hydrogène

La montée en puissance attendue des voitures électriques à hydrogène et pile à combustible est perçue aujourd’hui comme une menace par les constructeurs automobiles qui ont fait le pari du véhicule électrique à batteries. Elon Musk, le patron de Tesla, ne cesse ainsi de dénigrer depuis des années l’hydrogène et d’utiliser pour cela tous les moyens dont son site d’information Electrek. Volkswagen jusque-là plus prudent passe aussi à l’offensive contre l’hydrogène. L’annonce par plusieurs pays dont la Chine, le Japon, la Corée du sud ou même l’Allemagne d’investissements massifs dans la filière hydrogène inquiète. Il faut dire que Tesla comme VW ou même Renault-Nissan ont investi des dizaines de milliards d’euros ou de dollars pour se doter de gammes de dizaines de véhicules électriques à batteries et tentent maintenant de convaincre les acheteurs. Les plans très ambitieux de Volkswagen sont de commercialiser pas moins de 22 millions de voitures électriques d’ici 2028 après avoir investi 30 milliards d’euros pour y parvenir. Le constructeur allemand, qui vient d’obtenir un soutien de son gouvernement avec l’annonce par la...

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Nucléaire, un autre sujet de discorde entre la France et l’Allemagne

Le modèle allemand de transition énergétique, l’Energiewende, qui a consisté depuis deux décennies à investir massivement dans les renouvelables (éolien et solaire) et à renoncer au nucléaire, n’est pas franchement une réussite. Les coûts de l’électricité se sont envolés et depuis dix ans l’Allemagne a toutes les peines du monde à réduire ses émissions de CO2, ce qui est normalement l’objectif principal de la transition. Tout simplement parce que quand il n’y a pas de vent ou de soleil, il faut bien de l’électricité et elle provient des centrales à charbon et au lignite qui émettent énormément de gaz à effet de serre. L’Allemagne qui émet du coup 22% du CO2 de l’Union Européenne, contre 9,3% à la France, s’est engagée à fermer ses centrales au charbon… en 2038 et à les remplacer par encore plus de renouvelables, ce qui n’est pas vraiment du goût des populations. Le modèle français, construit sur une part massive de la production d’électricité provenant du nucléaire (72% l’an dernier), est nettement plus performant en matière de CO2, mais s’attire les foudres allemandes et celles des écologistes. Classement...

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Seule l’Europe fait des efforts pour réduire ses émissions de CO2

La réalité en matière de réduction dans le monde des émissions de gaz à effet de serre est assez différente des engagements signés de la COP21, des discours volontaristes et des promesses. La très grande majorité des pays qui ont signé l’accord de Paris ne font pas ce qu’ils disent et ne disent pas ce qu’ils font. C’est ce que démontre un rapport intitulé «La vérité derrière les promesses climatiques» que l’on peut trouver ici, publié il y a quelques jours par l’Universal Ecological Fund, un collectif de chercheurs auquel appartient Robert Watson, l’ancien président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). En théorie, et à l’exception des Etats-Unis qui l’ont quitté, la quasi-totalité des pays a signé l’accord de Paris de décembre 2015 visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre, très exactement 195 sur les 197 que reconnait l’ONU. Cet accord quasi universel a pour objet de limiter le réchauffement climatique en dessous de +2°C – idéalement +1,5°C – par rapport aux températures qui existaient à l’époque préindustrielle (en 1900). Elles ont augmenté de près de 1°C...

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