Transitions & Energies

Le lithium, à la fois indispensable et problématique

DPE, il faudra le recalculer

Le Diagnostic de performance énergétique des logements ou DPE est depuis des années un scandale d’Etat. Son mode de calcul est particulièrement problématique depuis sa création… en 2006. Il ne permet pas d’évaluer correctement la consommation d'énergie d'un logement et donc l’impact réel des travaux de rénovation et d’isolation. Résultat, des milliards d’euros d’argent public et privé sont gaspillés tous les ans. Une énième révision de la méthode de calcul entre en vigueur dans les prochains jours. Elle doit atténuer certains errements concernant notamment les petites surfaces de moins de 40m2. Les propriétaires pourront recalculer leur DPE en ligne via une plateforme dédiée dès cette semaine, si tout fonctionne comme prévu…

L’empreinte carbone du GNL est-elle supérieure à celle du charbon?

Après avoir été considéré, notamment en Europe et aux Etats-Unis, comme une énergie fossile dite de « transition », le gaz naturel fait aujourd’hui l’objet de publications critiques sur la réalité de ses émissions de gaz à effet de serre, surtout quand il est transformé en GNL (Gaz naturel liquéfié). Selon une étude récente de la Cornell University, le GNL pourrait même avoir une empreinte carbone supérieure à celle du charbon compte tenu du coût énergétique du processus de liquéfaction ! Au point que l’administration Biden vient d’imposer un moratoire sur le développement aux Etats-Unis de nouveaux terminaux de GNL. Les conclusions de Cornell University sont contestées par d’autres chercheurs. Mais la controverse grandissante soulève un sérieux problème pour l’Europe. Pour remplacer le gaz russe livré par gazoducs, l’Union s’est convertie massivement au GNL provenant notamment des Etats-Unis et du Qatar.

Une étape majeure pour l’avenir de la capture du CO2 dans l’atmosphère

Capturer et stocker le carbone est considéré par de nombreuses institutions allant du GIEC à l'Agence internationale de l'énergie comme indispensable pour atteindre les objectifs de réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre. Mais il s’agit néanmoins de technologies sur lesquelles subsistent de nombreux doutes. Combien de temps faudra-t-il pour qu’elles parviennent à maturité ? Pourront-elles passer à une échelle industrielle ? Et sera-t-il possible de les faire fonctionner à des coûts acceptables et supportables ? Une partie des réponses sera apportée avec l’ouverture ce mois-ci en Islande de ce qui sera la plus grande usine de capture de carbone dans l'atmosphère au monde.

La croissance des ventes de véhicules électriques ralentit dans le monde

Que la croissance des ventes de voitures électriques finisse par ralentir n’est pas une surprise et est parfaitement logique. Mais elle se fait un peu partout dans le monde bien plus rapidement que prévu. Cela crée des difficultés supplémentaires pour les constructeurs et rend encore plus incertaines les ambitions irréalistes de nombreux gouvernements, notamment européens, de substitution en quelques années des parcs de véhicules à moteur thermiques par des véhicules électriques.

TotalEnergies fait son entrée dans le nucléaire

Le groupe TotalEnergies a entrepris depuis plusieurs années une diversification impressionnante. Il ne lâche pas le pétrole et le gaz et d’ailleurs multiplie les investissements en Afrique, en Amérique latine et au Moyen-Orient, mais il est aussi engagé dans les renouvelables et maintenant dans le nucléaire, y compris en France. Une rupture.

Bâtiments vivants Le Hâvre YalaYolo Magazine

Logement: le mode de calcul du DPE va encore être réformé

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des logements, l’Etat a instauré des contraintes réglementaires de plus en plus lourdes construites exclusivement à partir du diagnostic de performance énergétique (DPE)… qui est tout sauf fiable. Il donne non seulement des résultats aléatoires selon les professionnels mais en plus systématiquement faux ! Le modèle théorique utilisé ne correspond en rien à la réalité. Il va être donc à nouveau réformé dans les prochaines semaines, à la mi-février, après l’avoir déjà été en 2021. Il s’agit, enfin, de le « fiabiliser » selon Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique. Mais quelle sera alors la validité des diagnostics existants ? Le marché du logement risque de sombrer dans le chaos.

Méthanier Wikimedia Commons

Le moratoire américain sur les nouveaux terminaux de GNL pourrait mettre l’Europe en difficulté

Pour remplacer le gaz russe, l’Europe compte sur le GNL (Gaz naturel liquéfié), notamment américain. Peu importe qu’il provienne du gaz de schiste dont l’exploitation est interdite sur le sol européen… Cet appétit européen pour le gaz américain explique pourquoi les Etats-Unis sont devenus l’an dernier le premier exportateur mondial de GNL devant le Qatar. Mais l’administration américaine vient de décider d’un moratoire sur des projets de nouveaux terminaux de GNL. Cela pourrait avoir un impact sur l’approvisionnement de l’Europe en énergie dans quelques années.

Les neuf facteurs clés des marchés de l’énergie en 2024

Pour le cabinet d’analyses et de conseils Rystad Energy, l’année 2024 s’annonce à nouveau cruciale dans le monde de l’énergie. Il met en avant neuf tendances majeures :

-la géopolitique aura plus que jamais un impact majeur sur le prix du pétrole,

-le gaz naturel continuera à servir d’énergie fossile de transition,

-le mouvement de fusions, acquisitions et concentrations va continuer dans l’industrie pétrolière comme dans celle des renouvelables,

-les projets de développement à grande échelle de l’hydrogène vont décoller,

-la croissance ralentie du pétrole de schiste américain, une bonne nouvelle pour l’OPEP,

-le développement des renouvelables va continuer à battre des records,

-un cartel du type OPEP+ pourrait bien voir le jour dans le domaine des produits pétroliers raffinés,

-la crise de l’éolien marin n’est pas terminée mais les perspectives redeviennent favorables,

-la production d’électricité à partir du charbon pourrait commencer à décliner avec le ralentissement de la croissance économique en Asie.