Transitions & Energies

Pourquoi Donald Trump cible la voiture électrique

Eolienne marine groupe MingYang DR

Y-a-t-il une limite à la taille des éoliennes?

Les éoliennes terrestres et surtout marines sont toujours plus grandes et plus puissantes. Une course au gigantisme qui semble sans limites. La raison en est simple. Plus elles sont grandes, plus l’électricité produite est importante, plus elle est compétitive, et moins il faut en installer… Mais les contraintes physiques, technologiques et économiques devraient finir par imposer une limite. A moins que les ingénieurs continuent à trouver des solutions pour les contourner…

Le pacte vert européen, un délire technocratique

La Cour des comptes européenne multiplie les rapports critiques sur les différents aspects du fameux nouveau pacte vert européen voulu et orchestré il y a trois ans par Ursula von der Leyen, la Présidente de la Commission, en passe d’être reconduite dans ses fonctions. Le dernier en date sur les ambitions dans l’hydrogène vert est un nouveau réquisitoire comme pour les véhicules électriques, les biocarburants ou les énergies marines renouvelables. Non seulement, les objectifs de ce pacte vert constitué de milliers de pages de normes, de réglementations et de recommandations concoctées par une armée de technocrates sont totalement inatteignables mais il est devenu un véritable danger pour l’économie et la prospérité de l’Union Européenne et de ses citoyens. Croyez-vous que quelqu’un en assumera les conséquences?

Bidons déchets nucléaires

Nucléaire: la perception et la tolérance des risques sont à géométrie variable

L’une des raisons majeures du déclin de l’énergie nucléaire dans le monde occidental tient à la grande crainte, en partie irrationnelle mais bien réelle, des opinions publiques. Elle était particulièrement aiguë après l’accident de Fukushima, qui n’a pourtant fait aucun mort lié à la mise hors service de la centrale. Une décennie plus tard, la crise énergétique a balayé une bonne partie de ses craintes. Par Anne de Coninck. Article paru dans le numéro 20 du magazine Transitions & Energies.

Ferme solaire en Australie

Non l’électricité solaire n’est pas aussi peu chère qu’on le dit

En matière d’énergie, les raisonnements simplistes sont dangereux car ils masquent la réalité. Ainsi, le prix instantané de la production d’électricité à partir de panneaux solaires vendus à prix cassé n’a pas grande signification. Il est vrai que le prix des panneaux photovoltaïques chinois s’est effondré au cours des dernières années. En tirer comme conclusion que l’électricité photovoltaïque est la moins chère qui soit est un raisonnement hâtif. Une production d’électricité par nature intermittente et aléatoire nécessite à la fois d’adapter les réseaux et d’avoir en permanence à disposition des moyens de production de substitution quand il n’y a pas de soleil. A commencer par la nuit. Le problème est même plus large. La rentabilité des moyens de production en double est problématique quand ils ont pour seule fonction de se substituer aux renouvelables intermittents. En outre, les productions renouvelables, notamment solaires, sont en général soit trop importantes provoquant un effondrement des prix spots de l’électricité, soit trop faibles avec l’effet inverse. Cela ne veut pas dire que le solaire n’a pas son importance et son utilité. Elles sont même amenées à croître. Mais son utilisation n’est...

Pont tanker wikimedia commons

Le véritable problème de l’Opep+, c’est l’indiscipline

Le cartel pétrolier élargi Opep+ a construit sa stratégie de contrôle des prix du baril pour maximiser les revenus des pays membres en limitant depuis des années sa production. Une stratégie qui fonctionne de façon erratique au gré des soubresauts conjoncturels et surtout qui a encouragé les pays producteurs non Opep à augmenter régulièrement leur production. L’autre problème est le manque de discipline au sein même de l’Opep+ de la part de pays qui produisent bien plus que leurs quotas, notamment l'Irak, le Kazakstan et la Russie. Jusqu’à aujourd’hui, l’Arabie Saoudite, le premier exportateur mondial, a toujours montré l’exemple. Mais compte tenu de ses besoins financiers, le royaume pourrait finir par ouvrir les vannes pour sanctionner les « tricheurs ».

« Sous nos pieds, les roches et minéraux industriels n’attendent que nous »

En s'empêchant pour de mauvaises raisons d'extraire de son sous-sol des minéraux vitaux pour son industrie et son économie, la France se complique singulièrement la transition énergétique. Entretien avec Éric Marcoux, professeur honoraire à l’université d’Orléans et spécialiste international en ressources minérales, et Sandra Rimey, secrétaire générale de Minéraux industriels-France. Propos recueillis par Bertrand Alliot. Article paru dans le numéro 21 de Transitions & Energies.

ITER, la nouvelle Tour de Babel

Le plus important ouvrage de génie civil en cours de construction en Europe et le plus grand projet scientifique mondial réunissant les plus grandes puissances devrait faire rêver. Lancée en 2007, sa construction pourrait permettre à l’humanité d’accéder à une source d’énergie sans limite : la fusion nucléaire. Mais le projet ITER pour International Thermonuclear Experimental Reactor (Réacteur thermonucléaire expérimental) qui regroupe 35 pays se débat dans les retards, les surcoûts, les problèmes de gouvernance et les rivalités géopolitiques. Jugé démesuré et ingérable par ses adversaires, il vient encore d’annoncer un nouveau retard de plusieurs années et en conséquence des milliards d’euros de coûts supplémentaires.

Véhicules électriques: la domination chinoise en 10 questions

L'industrie automobile chinoise a pris en quelques années le contrôle du marché des véhicules électriques à batteries au point de provoquer une très grande inquiétude sur l'avenir des constructeurs traditionnels américains et surtout européens. Cela s'est traduit par une envolée au cours des dernières semaines des droits de douane aux Etats-Unis et dans l'Union Européenne sur les véhicules chinois importés pour lutter contre du «dumping». Comment en est-on arrivé là?

Torchage du gaz: les promesses et la réalité

Le torchage du gaz (gas flaring) dans les installations pétrolières est une source majeure d'émissions de gaz à effet de serre, de dioxyde de carbone comme de méthane. Limiter voire éradiquer le torchage est pourtant l'un des moyens les plus faciles de réduire les émissions liées à l’exploitation des hydrocarbures. C’est toute l’ambition de l'initiative Zero Routine Flaring de la Banque mondiale lancée déjà il y a neuf ans, soutenue en théorie par des pays contribuant à plus de 60% au torchage mondial du gaz. Mais entre les engagements et la réalité… Dans les faits, ses opérations ont connu une augmentation importante l’an dernier atteignant leur plus haut niveau depuis 2019.

Abandon de la voiture électrique, l’étude de McKinsey qui fait l’effet d’une bombe

Selon la version 2024 de l’étude du cabinet Mc Kinsey baptisée Mobility Consumer Pulse (le pouls du consommateur de mobilité), pas moins de 29% des utilisateurs de voitures électriques dans le monde envisagent d’abandonner cette technologie pour revenir au moteur thermique. Dans certains pays comme l’Australie (49%) et les Etats-Unis (46%), cela concerne près de la moitié des conducteurs de véhicules électriques, 28% en Chine et nettement moins en France (18%).