<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> La consommation de carburants s’effondre en France et les recettes fiscales qui vont avec

13 mai 2026

Temps de lecture : 2 minutes
Photo : gazole-essence-diesel wikimedia commons
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La consommation de carburants s’effondre en France et les recettes fiscales qui vont avec

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Entre le 1er et le 10 mai, la consommation de carburants a chuté de 30% par rapport à la même période de 2025, ce qui est considérable. Résultat, la cagnotte que s’était constitué le gouvernement en mars et en avril avec les recettes supplémentaires de TVA liées à l’envolée des prix des carburants s'est évaporée. Selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, les 190 millions de recettes supplémentaires de TVA entre mars et avril sont devenues aujourd’hui un manque à gagner de 105 millions d’euros. Cela signifie que pour un Etat surendetté et incapable de maîtriser la dépense publique, les nouvelles aides « ciblées » promises aux Français pour faire face au coût des carburants sont menacées...

Pour obtenir des aides supplémentaires « ciblées » promises par le gouvernement Lecornu pour faire face à l’envolée des carburants, les Français vont devoir prendre leur mal en patience et même vivre d’espoir. Dans un pays surendetté et incapable de maîtriser la dépense publique, les marges de manœuvres budgétaires n’existent plus et certainement pas dans le domaine des carburants. Rappelons qu’il s’agit de la quatrième source de recette fiscal brute de l’Etat. Elle représentait 31,3 milliards d’euros en 2025 derrière la TVA (288,9 milliards), l’impôt sur le revenu (119,5 milliards) et l’impôt sur les sociétés (84,5 milliards).

Il y avait bien eu dans les premiers temps de la crise énergétique, née de la guerre contre la République islamique d’Iran, une augmentation des recettes fiscales de l’Etat que le gouvernement avait promis de reverser sous forme d’aides aux Français. Elle se montait à environ 190 millions d’euros de recettes de TVA supplémentaire entre les mois de mars et avril et avait déjà commencé à fondre puisqu’elle était chiffrée à 290 millions début avril. Aujourd’hui, ces recettes supplémentaires se sont totalement évaporées.

La consommation de carburants s’effondre

Comme la consommation de carburants s’est littéralement effondrée depuis le début du mois de mai, le manque à gagner annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu se montait 300 millions d’euros entre le 1er et le 10 mai. Il ajoutait le 12 mai dans un communiqué sur le réseau social X que la baisse de consommation est de 30% par rapport à la même période de 2025. Ce qui est considérable. Résultat, les recettes fiscales sur les carburants depuis le 1er mars sont désormais « inférieures de 105 millions d’euros à celles perçues l’an dernier pendant la même période », explique-t-on à Matignon.

Des prix plus élevés des carburants génèrent plus de TVA. Mais une baisse de la consommation se traduit immédiatement par moins de taxes fixes, les fameuses accises. Il s’agit d’un impôt indirect sur le volume de carburant acheté qui n’a pas de lien avec  son prix. Elles représentent des sommes bien plus importantes que la TVA.

La tempête parfaite

Du coup, Sébastien Lecornu va repousser de quelques jours les annonces de nouvelles aides. Elles seront dévoilées, au mieux, la semaine prochaine, à moins que la crise sanitaire liée à l’Hantavirus permettre de détourner l’attention, quitte à la dramatiser. Les nouvelles aides « ciblées » qui étaient à l’étude visaient à aider ceux qui sont contraints de beaucoup rouler du fait de leurs activités professionnelles. L’aide actuelle à destination des gros rouleurs est soumise à des conditions de revenus assez strictes (17.000 euros pour une personne seule, 50.000 euros pour une famille avec deux enfants). Elles pourraient être élargies, par exemple en augmentant les indemnités kilométriques. Mais rien n’est moins sûr.

Les caisses de l’Etat sont désespérément vides et les perspectives de l’activité économique de plus en plus mauvaises ce qui se traduira mécaniquement par une baisse des recettes fiscales. A cet égard, l’effondrement de la consommation de carburants est un très mauvais signe. C’est une destruction de la demande du fait de l’envolée des prix. En outre, l’Hantavirus pourrait aussi avoir un impact sur l’activité économique. Pour employer une expression anglo-saxonne, cela ressemble de plus en plus à une tempête parfaite (« perfect storm »).

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La rédaction

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