Transitions & Energies

EDF et Veolia mettront des décennies à démanteler les six plus vieux réacteurs nucléaires français

EDF et Veolia, le numéro un mondial du nucléaire et le premier groupe de services à l’environnement, ont annoncé il y a quelques jours la création d’une coentreprise baptisée Graphitech. Elle aura pour objet unique de démanteler les plus vieux...

Nucléaire: les Chinois, eux, savent construire les EPR

La construction à Flamanville du réacteur nucléaire EPR de nouvelle génération a tourné au cauchemar. Au point de mettre aujourd’hui en péril toute la filière nucléaire française qui était pourtant considérée comme la meilleure au monde. Les...

Le plan d’EDF pour sauver l’industrie nucléaire

EDF a présenté la semaine dernière son plan pour permettre à la filière nucléaire française de retrouver une crédibilité industrielle et se remettre du désastre du chantier de l’EPR de Flamanville. Au même moment ou presque une bonne nouvelle...

Les articles de la catégorie Nucléaire

L’EPR de Flamanville ne sera pas opérationnel, au mieux, avant fin 2022

La décision de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) est tombée jeudi 20 juin. Elle demande à EDF de refaire huit soudures importantes qui ne sont pas aux normes de sécurité et de solidité exigées. Elles se trouvent sur les tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur du réacteur nucléaire vers les turbines. La «traversée», en langage technique, des parois de l’enceinte de confinement, ultime protection en cas d’incident pour éviter un rejet de radioactivité dans l’atmosphère. Refaire ces soudures et donc toucher à l’enceinte de confinement retardera encore de deux à trois ans la fin d’un chantier qui aura été calamiteux. Les retards et les malfaçons n’ont cessé de se succéder. EDF estime maintenant être en mesure de pouvoir lancer l’exploitation du réacteur, au mieux, à la fin de l’année 2022 ou au début de l’année 2023. La construction de l’EPR (Réacteur Pressurisé Européen) a été lancée à Flamanville en 2007. Il était alors prévu qu’elle se termine en… 2012. Le retard de mise en service du réacteur atteindra plus de dix ans! Son coût de fabrication sera passé de 3,3 milliards d’euros initialement à 10,9...

A Cadarache, la fusion nucléaire prend forme pas à pas

A Flamanville, le chantier de l’EPR, réacteur nucléaire à fission de dernière génération, tourne au cauchemar économique comme technique. Pendant ce temps là, la fusion nucléaire, une source d’énergie en théorie bien plus grande encore, moins polluante car sans déchets et bien plus complexe à maitriser, commence à prendre forme. Plus de 60% du futur réacteur expérimental de Cadarache, le projet Iter qui associe 35 pays, est construit. La phase d’assemblage de la machine doit commencer en 2020. C’est la promesse un peu utopique d’offrir dans quelques décennies à l’humanité une énergie surabondante, peu coûteuse et propre… Mais c’est une technologie d’une très grande complexité et qui est loin d’être à un stade opérationnel. Il a fallu près de dix ans d’usinage complexe pour que les plus importants composants du réacteur thermonucléaire soient fabriqués. Il faudra ajuster au millimètre 1 million d’éléments constitués de 10 millions de pièces totalisant les 440.000 tonnes du «Tokamak», le nom de ce réacteur très particulier conçu dans les années 1950 par les physiciens russes Igor Tamm et Andreï Sakharov. Depuis plusieurs semaines...

Les pays qui émettent le plus de CO2

Selon des informations compilées par Global Carbon Atlas, les deux plus grandes puissances mondiales, la Chine et les Etats-Unis, sont responsables, dans cet ordre, de plus de 40% des émissions de CO2. Dans ce classement des pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre, les différences sont considérables. Les émissions du numéro un, la Chine (27,2%), sont plus du double de celles du numéro deux, les Etats-Unis (14,6%), qui sont à leur tour plus du double de celles du numéro trois, l’Inde (6,8%). Les quinze pays qui émettent le plus de CO2 sont ainsi responsables de 72% des émissions et les 180 pays restant de 28%, un chiffre très proche de celui de la Chine. La France est 18ème dans ce classement avec des émissions de CO2 inférieures de moitié à celles de l’Allemagne (6ème) à 356 MtCO (millions de tonnes équivalent CO2) contre 799 MtCO. Elle le doit notamment à une population plus faible et à près des trois quart de sa production électrique d’origine nucléaire. Si le calcul est fait à partir des émissions de CO2 par personne, le classement est totalement différent. Le Qatar est numéro un des émissions avec 49, 2 tonnes de CO2 par personne et par an suivi par Trinidad &...

Pour l’AIE, sans nucléaire point de salut

La transition vers des sources d’énergie émettant moins de gaz à effet de serre ne se fera pas sans le nucléaire. Telle est la conclusion sans appel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui a publié le 28 mai son premier rapport sur ce sujet en vingt ans. Les énergies renouvelables qui sont par nature intermittentes ne suffiront pas à réduire suffisamment les émissions de CO2. «Le développement de l’énergie électrique propre doit être trois fois plus rapide qu’il ne l’est aujourd’hui si l’on veut avoir une trajectoire conforme aux objectifs de développement durable.» Pour y parvenir, il est indispensable de s’appuyer sur le nucléaire dont la production doit «augmenter de 80% d’ici 2040», affirme l’AIE. Et pourtant, le nucléaire «pourrait être bientôt sur le déclin à travers le monde» avec la fermeture de centrales vieillissantes, s’inquiète Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE «Si les gouvernements ne modifient pas leurs politiques actuelles, les économies avancées seront en chemin pour perdre les deux tiers de leur parc nucléaire, risquant une énorme augmentation des émissions de CO2», ajoute-t-il. Le nucléaire représente aujourd’hui 10% de la fourniture d’électricité à travers...

Renationaliser EDF pour lui éviter la faillite 

À la demande de l’État, la direction d’EDF travaille sur une refonte totale du groupe public. Cette transformation radicale porte le nom de code d’Hercule. On ne pouvait choisir meilleure façon d’illustrer l’ampleur de la tâche. Il s’agit de totalement réorganiser EDF et d’apporter une sécurité financière de long terme au géant électrique français pour lui permettre de gérer la transition énergétique. Le comité stratégique du conseil d’administration d’EDF s’est réunit mardi 28 mai pour examiner les premières pistes. Le 7 juin, les 300 cadres dirigeants de l’entreprise seront consultés et ce sera au tour des organisations syndicales le 20 juin. La feuille de route a été donnée par Emmanuel Macron au président d’EDF, Jean-Bernard Lévy, dont le mandat vient d’être renouvelé pour quatre ans. L’idée directrice est d’isoler la production nucléaire et ses risques financiers du reste du groupe. Cette entité nucléaire pourrait aussi comprendre l’hydroélectrique (les barrages) et serait renationalisée. Il faudra alors que l’Etat débourse environ 8 milliards d’euros pour racheter leurs actions aux investisseurs privés. Une autre entité serait créée et...

La France est-elle encore capable de construire des centrales nucléaires?

À quelle date l’EPR de Flamanville (Manche), le réacteur nucléaire de nouvelle génération, sera-t-il enfin mis en service ? Personne n’est capable aujourd’hui de répondre à cette question tant les difficultés techniques n’ont cessé de se multiplier depuis des années et la mise en chantier en… 2007. Son coût de fabrication, a plus que triplé, passant de 3,3 milliards d’euros initialement à 10,9 milliards d’euros. Même les dirigeants de l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) font part de leurs doutes. Auditionnés il y a quelques jours, comme tous les ans, par les parlementaires de l’Office d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), les dirigeants de l’ASN ont insisté sur la perte dramatique de savoir-faire et de compétence. «Cela soulève un doute sur la capacité de la filière nucléaire à mener des travaux d’importance», a expliqué Bernard Doroszczuk, le président de l’ASN. Il met en avant «la perte d’expérience» et la «perte de compétence et la faiblesse du tissu industriel». La dernière centrale nucléaire à avoir été raccordée au réseau en France est celle de Civaux, dans la Vienne. C’était il y a 20 ans. Les ingénieurs et les techniciens...

L’administration américaine entend refaire des Etats-Unis un grand de l’énergie nucléaire

L’administration Trump est décidée à soutenir l’industrie nucléaire américaine pour qu’elle soit capable de fabriquer des réacteurs de nouvelle génération et de les exporter.  Au Congrès comme à la Maison Blanche, la perte de compétitivité de l’industrie nucléaire américaine face aux Chinois, aux Russes, aux Français et aux Sud-Coréens est considérée comme une question préoccupante de sécurité nationale. L’administration américaine considère qu’en utilisant leur technologie nucléaire Moscou et Pékin gagnent en influence dans de nombreux pays. Le Département d’Etat (Ministère des affaires étrangères) veut donc dans un premier temps élargir la coopération avec des pays qui veulent se doter de réacteurs civils et promouvoir ainsi l’industrie américaine. «Nous avons perdu énormément de terrain. Nous avons dans le passé contrôlé 90% du marché mondial, nous sommes aujourd’hui à 20% et encore si la chance est avec nous» a déclaré à la chaîne américaine CNBC Ed McGinnis, le Secrétaire adjoint pour le nucléaire du Département de l’énergie. Il a ajouté que la très grande majorité des accords commerciaux nucléaires internationaux sont le fait...

Le Brexit aura des conséquences sur les échanges d’électricité entre la France et le Royaume-Uni

C’est une conséquence plutôt inattendue du Brexit. Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne aura un impact sur l’interconnexion électrique France-Angleterre. Le réseau électrique français est interconnecté avec celui de six pays européens: la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suisse qui n’est pas dans l’Union Européenne. Ces interconnexions ont une très grande importance pour la sécurité des réseaux et également sur le plan économique en permettant à certains pays de vendre de l’électricité en surplus à d’autres. Cette interconnexion permet, par exemple, de compenser immédiatement ou presque, la défaillance d’un équipement de production ou de transport d’électricité en faisant appel aux capacités des pays voisins. L’interconnexion permet aussi de faire face aux pics de demande ou pour les pays ayant une production importante provenant de renouvelables à l’absence de vent (éolien) et de soleil (solaire). Les réseaux français et britannique sont reliés par un câble à courant continu d’une capacité de 2000 MW. Pour donner un ordre d’idée, une centrale nucléaire comme Fessenheim avec deux réacteurs...

Des mini réacteurs nucléaires pour les bases de l’armée américaine

Selon plusieurs études de l’armée américaine, approvisionner les troupes sur le terrain en carburant et en eau coûte en moyenne 4 vies pour 100 convois. Et pour protéger les convois de ravitaillement, l’armée est contrainte de mobiliser d’importantes ressources. Pour remédier en partie à ce problème, le magazine Forbes explique que le Département américain de la défense étudie l’utilisation sur le terrain de petits réacteurs nucléaires qui peuvent être transportés par avions et par camions. Ils présentent de nombreux avantages. Ils n’ont pas besoin d’être rechargés pendant des années. Ils pourraient fournir aux bases militaires l’électricité à la place des groupes électrogènes mais aussi fabriquer l’eau potable et même le carburant, notamment si c’est de l’hydrogène, pour faire fonctionner les véhicules. L’histoire militaire montre comment l’approvisionnement en pétrole et en carburant pour les chars, les avions et les camions est un facteur déterminant de la victoire ou de la défaite. Le meilleur exemple provient de la seconde guerre mondiale. Les défaites de l’Allemagne nazie et du Japon sont notamment liées à leurs...

NuScale Power veut multiplier les petites centrales nucléaires

Les centrales nucléaires sont si grandes, si compliquées et si coûteuses qu’elles effrayent les populations, les pouvoirs publics et les investisseurs. Les nouveaux EPR français construits en Finlande et à Flamanville ont des années de retard et leur coût de construction a été multiplié par trois. La société américaine NuScale Power, qui se trouve dans l’Oregon, affirme avoir une solution: des centrales nucléaires plus petites, plus simples, moins coûteuses et plus sûres. L’idée est d’utiliser de petits réacteurs nucléaires modulaires qui peuvent être utilisés de façon combinés avec des sources d’électricité renouvelables, solaires ou éolien, et fournir de l’énergie quand il n’y a pas de soleil ou de vent. Ces petits réacteurs peuvent être mis en service et arrêtés relativement rapidement. Ainsi, au lieu d’un grand réacteur, NuScale a construit un modèle permettant de brancher en série jusqu’à une douzaine de petits réacteurs. Ils peuvent être transportés par camion sur les sites et les enceintes souterraines où ils sont installés. Ces réacteurs sont d’après Jose Reyes, directeur technique et co-fondateur de NuScale, beaucoup plus sûrs parce...