Transitions & Energies

Un brevet de la marine américaine sur un réacteur nucléaire à fusion

Le US Naval Air Warfare Center Aircraft Division (le Centre de la marine américaine sur la guerre aérienne) vient de déposer un brevet étonnant qui a des allures de science-fiction. Il s’agit d’une technologie qui permettrait...

Nucléaire: l’Etat demande à EDF de pouvoir construire six nouveaux EPR

Rien n’est définitif et encore moins officiel. Le gouvernement a tout de même adressé à EDF,  le 12 septembre, une lettre demandant d’évaluer l’état de la filière nucléaire et sa capacité à construire six nouveaux réacteurs EPR...

Des centrales nucléaires américaines vont produire de l’hydrogène sans carbone

Il s’agit du chainon manquant, à la fois pour l’électricité nucléaire et l’hydrogène. Comment utiliser de l’électricité décarbonée en surplus parce qu’il est difficile d’arrêter les centrales nucléaires et comment...

Les articles de la catégorie Nucléaire

L’administration américaine entend refaire des Etats-Unis un grand de l’énergie nucléaire

L’administration Trump est décidée à soutenir l’industrie nucléaire américaine pour qu’elle soit capable de fabriquer des réacteurs de nouvelle génération et de les exporter.  Au Congrès comme à la Maison Blanche, la perte de compétitivité de l’industrie nucléaire américaine face aux Chinois, aux Russes, aux Français et aux Sud-Coréens est considérée comme une question préoccupante de sécurité nationale. L’administration américaine considère qu’en utilisant leur technologie nucléaire Moscou et Pékin gagnent en influence dans de nombreux pays. Le Département d’Etat (Ministère des affaires étrangères) veut donc dans un premier temps élargir la coopération avec des pays qui veulent se doter de réacteurs civils et promouvoir ainsi l’industrie américaine. «Nous avons perdu énormément de terrain. Nous avons dans le passé contrôlé 90% du marché mondial, nous sommes aujourd’hui à 20% et encore si la chance est avec nous» a déclaré à la chaîne américaine CNBC Ed McGinnis, le Secrétaire adjoint pour le nucléaire du Département de l’énergie. Il a ajouté que la très grande majorité des accords commerciaux nucléaires internationaux sont le fait...

Le Brexit aura des conséquences sur les échanges d’électricité entre la France et le Royaume-Uni

C’est une conséquence plutôt inattendue du Brexit. Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne aura un impact sur l’interconnexion électrique France-Angleterre. Le réseau électrique français est interconnecté avec celui de six pays européens: la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suisse qui n’est pas dans l’Union Européenne. Ces interconnexions ont une très grande importance pour la sécurité des réseaux et également sur le plan économique en permettant à certains pays de vendre de l’électricité en surplus à d’autres. Cette interconnexion permet, par exemple, de compenser immédiatement ou presque, la défaillance d’un équipement de production ou de transport d’électricité en faisant appel aux capacités des pays voisins. L’interconnexion permet aussi de faire face aux pics de demande ou pour les pays ayant une production importante provenant de renouvelables à l’absence de vent (éolien) et de soleil (solaire). Les réseaux français et britannique sont reliés par un câble à courant continu d’une capacité de 2000 MW. Pour donner un ordre d’idée, une centrale nucléaire comme Fessenheim avec deux réacteurs...

Des mini réacteurs nucléaires pour les bases de l’armée américaine

Selon plusieurs études de l’armée américaine, approvisionner les troupes sur le terrain en carburant et en eau coûte en moyenne 4 vies pour 100 convois. Et pour protéger les convois de ravitaillement, l’armée est contrainte de mobiliser d’importantes ressources. Pour remédier en partie à ce problème, le magazine Forbes explique que le Département américain de la défense étudie l’utilisation sur le terrain de petits réacteurs nucléaires qui peuvent être transportés par avions et par camions. Ils présentent de nombreux avantages. Ils n’ont pas besoin d’être rechargés pendant des années. Ils pourraient fournir aux bases militaires l’électricité à la place des groupes électrogènes mais aussi fabriquer l’eau potable et même le carburant, notamment si c’est de l’hydrogène, pour faire fonctionner les véhicules. L’histoire militaire montre comment l’approvisionnement en pétrole et en carburant pour les chars, les avions et les camions est un facteur déterminant de la victoire ou de la défaite. Le meilleur exemple provient de la seconde guerre mondiale. Les défaites de l’Allemagne nazie et du Japon sont notamment liées à leurs...

NuScale Power veut multiplier les petites centrales nucléaires

Les centrales nucléaires sont si grandes, si compliquées et si coûteuses qu’elles effrayent les populations, les pouvoirs publics et les investisseurs. Les nouveaux EPR français construits en Finlande et à Flamanville ont des années de retard et leur coût de construction a été multiplié par trois. La société américaine NuScale Power, qui se trouve dans l’Oregon, affirme avoir une solution: des centrales nucléaires plus petites, plus simples, moins coûteuses et plus sûres. L’idée est d’utiliser de petits réacteurs nucléaires modulaires qui peuvent être utilisés de façon combinés avec des sources d’électricité renouvelables, solaires ou éolien, et fournir de l’énergie quand il n’y a pas de soleil ou de vent. Ces petits réacteurs peuvent être mis en service et arrêtés relativement rapidement. Ainsi, au lieu d’un grand réacteur, NuScale a construit un modèle permettant de brancher en série jusqu’à une douzaine de petits réacteurs. Ils peuvent être transportés par camion sur les sites et les enceintes souterraines où ils sont installés. Ces réacteurs sont d’après Jose Reyes, directeur technique et co-fondateur de NuScale, beaucoup plus sûrs parce...

Nucléaire: le réacteur EPR de Taishan 2 bientôt opérationnel

Le combustible nucléaire a été chargé au mois d’avril dans le réacteur EPR de Taishan 2, la deuxième tranche de la centrale de dernière génération en cours de développement en Chine. «Le premier réacteur de Taishan fonctionne parfaitement bien. Le deuxième est en phase de montée en puissance, le combustible y a été chargé à la mi-avril», a déclaré le Pdg d’EDF Jean-Bernard Lévy devant la commission des affaires économiques du Sénat. Taishan 1, dans le sud de la Chine est le premier et pour l’instant le seul réacteur de nouvelle génération EPR au monde à avoir démarré. Taishan 2 doit encore être mis en route avant sa connexion au réseau électrique et sa mise en service commerciale attendue avant la fin de l’année. EDF est actionnaire à hauteur de 30% de la coentreprise chargée de construire et d’exploiter les réacteurs. Les groupes chinois CGN et Yuedian ont des participations respectives de 51% et de 19%. D’autres EPR sont en construction depuis plusieurs années à Flamanville (Manche) pour EDF et en Finlande pour Areva SA, mais ces chantiers ont connu d’importants retards et surcoûts. EDF travaille dans le même temps sur un futur EPR «optimisé» moins coûteux...

Et si le nucléaire pouvait… sauver le monde ?

Et si le  nucléaire pouvait… sauver le monde ? C’est le titre iconoclaste d’une tribune publiée dans le New York Times début avril, par un professeur de Relations internationales de l’American University, Joshua S. Goldstein, un professeur de psychologie d’Harvard, le Dr Steven Pinker, et un ingénieur énergéticien suédois, Staffan A. Qvist. Ensemble, les trois hommes défendent l’idée que, pour réduire nos émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère, d’ici à 2050, il faudra toujours plus d’électricité. Or, les énergies renouvelables seront incapables de faire face ! Reste, selon eux, le nucléaire. Les auteurs de la tribune prônent  la relance de la construction de centrales à travers le monde, rappelant que les trois accidents nucléaires connus, depuis 1979, ont fait infiniment moins de victimes que toutes les autres formes de production d’énergie : barrages qui cèdent, explosions de gaz naturel, marées noires… Sans parler de la seule fumée de combustion du charbon, qui tue prématurément chaque année au moins un demi-million de personnes dans le monde. Les signataires de la tribune citent en exemple la France et la Suède pour leurs choix énergétiques et incitent la Chine et l’Inde à...

Les micro-réacteurs nucléaires sont-ils l’avenir ?

Un micro-réacteur à peine plus gros qu’un camping-car, capable de produire suffisamment d’énergie pour faire rouler trois TGV duplex ou encore, alimenter plusieurs milliers de foyers ? C’est la promesse de Westinghouse, dont le premier micro-réacteur de 25 MWe devrait être opérationnel en 2022. Ce genre de réacteurs, assemblés en usine, facilement transportables, pourraient fonctionner en totale autonomie pendant cinq à dix ans avant d’être renvoyés à l’usine pour être rechargés en combustible.  En Chine, ce sont des mini-réacteurs de 125 MWe qui sont en projet. Le premier d’entre eux pourrait démarrer en 2025. Au Royaume-Uni, un rapport gouvernemental estime que le pays pourrait tirer profit du déploiement de centaines de micro-réacteurs. Le marché mondial des micro-réacteurs (MRN) est évalué dans le même rapport à 2.850 mégawatts à l’horizon 2030 soit… l’équivalent d’à peine deux fois l’EPR de Flamanville, à pleine puissance. Côté français, DCNS (qui a opté pour un changement de nom à l’anglo-saxonne et s’appelle aujourd’hui Naval Group) travaille avec Areva, EDF et le CEA sur un concept de mini-centrale immergée au fond de l’océan, capable de produire de 50 à 250 MWe.