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VW ID.3

Volkswagen veut devenir le n°1 de la voiture électrique

En dépit du coût exorbitant du dieselgate et de la réussite de Tesla, le groupe Volkswagen a toujours l’ambition de dominer le marché automobile mondial. Il investit pour cela des dizaines de milliards d’euros et veut s’imposer par l’avance technologique.

Le désastre du dieselgate et son coût financier exorbitant et les ambitions toujours plus grandes de Tesla n’ont pas freiné Volkswagen. Même si le constructeur allemand a perdu a première place mondiale, il a défini une stratégie de conquête et ne compte pas en dévier. Il vient même d’annoncer qu’il l’accélère. Elle est assez simple dans son principe, devenir le numéro un mondial du véhicule électrique à batteries en développant la meilleure technologie. Le groupe Volkswagen s’en est donné les moyens en investissant pas moins de 30 milliards d’euros dans la mobilité électrique. Et il veut tout faire tout par lui-même quitte à se désolidariser de «l’Airbus» européen des batteries dans lequel il ne croit pas.

70% des voitures VW vendues en Europe en 2030 seront électriques

Enfin, il tire aussi à boulets rouges sur un concurrent potentiel, le véhicule électrique à hydrogène et pile à combustibles. Pour Herbert Diess, le PDG de Volkswagen, «l’hydrogène vert est nécessaire pour verdir la production d’acier, le secteur de la chimie et le secteur aéronautique… mais ne doit pas finir dans des voitures».

Volkswagen compte porter à 70% d’ici 2030 la part des voitures électriques dans ses ventes en Europe, et à 50% en Chine et aux Etats-Unis. «L’industrie automobile change rapidement», expliqueRalf Bandstätter, patron de la marque. «Nous allons transformer fondamentalement Volkswagen au cours des prochaines années. Nous avons l’intention de défendre notre domination du marché avec une stratégie claire. Volkswagen sera la marque la plus attractive de la mobilité durable».

Ralf Bandstätter a ajouté au sujet de la voiture électrique: «nous accélérons et allons vers de gros volumes» La marque compte sortir au moins un nouveau modèle électrique à batteries par an au cours de la décennie. Son modèle compacte ID.3 (voir ci-dessus), le premier construit à partir de la nouvelle base technique «MEB» conçue spécialement pour l’électrique, est devenue en décembre la deuxième voiture la plus vendue en Europe toutes motorisations confondues. elle devrait dépasser cette année la Renault Zoé et la Tesla Model 3, qui ont dominé le marché européen de l’électrique en 2020.

Un modèle pour contrer Tesla et un autre d’entrée de gamme à 20.000 euros

Cette année, VW doit lancer son modèle ID.4 conçu pour rattraper et concurrencer directement Tesla. Par ailleurs, le développement d’un modèle d’entrée de gamme à «moins de 20.000 euros» est accéléré et «avancé de deux ans». Il devrait voir le jour en 2025. Dans le même temps, Volkswagen n’a pas l’intention d’arrêter de développer des modèles avec des motorisations thermiques. Ce sera notamment le cas des prochaines générations de Golf, Tiguan, Passat et T-Roc. Ils sont tout simplement indispensables pour financer les investissements dans l’électrique. Et puis les contraintes imposées aux constructeurs automobiles et les obligeant de fait à développer leurs gammes électriques ne sont pas les mêmes sur tout les continents. L’Europe est un cas particulier.

Ralf Bandstätter affirme aussi, ce qui serait une première, que les modèles à batterie seront profitables dès le début de leur commercialisation. VW entend améliorer sa rentabilité en développant des sources de revenus au-delà des ventes automobiles, en proposant notamment des fonctionnalités payantes supplémentaires dans ses modèles et promet de «rendre accessible la conduite autonome à beaucoup de personnes encore cette décennie».

16 milliards d’euros dans le numérique

La clé, c’est le numérique a affirmé Ralf Brandstätter. «Les voitures deviendront plus intelligentes et plus sûres. L’électrification n’est qu’un début, le grand bouleversement est à venir… ». Volkswagen améliorera ainsi constamment les performances de ses voitures. Pour ce faire, la marque va assurer leurs mises à jour à distance toutes les 12 semaines à partir de l’été 2021. Ralf Brandstätter ajoute que «parmi les grands concurrents, Volkswagen a les meilleures chances de gagner la course» car si «certains sont encore au milieu de la transformation électrique», il réalise «des avancées considérables vers la transformation numérique».

Le groupe entend investir 16 milliards d’euros au cours des cinq prochaines années dans le développement des systèmes numériques et de conduite autonome de ces véhicules. «Avec six millions de véhicules vendus par an, notre marque a les volumes suffisants pour intégrer ces technologies à l’échelle mondiale…», a conclu Ralf Bandstätter.

La rédaction

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