Transitions & Energies

Toyota va construire au Japon la ville du futur alimentée à l’hydrogène

Toyota a annoncé à l'occasion du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, qui se tient du 7 au 10 janvier, son intention de construire au Japon au pied du Mont Fuji, sur un terrain de 71 hectares, la ville du futur (voir image ci-dessus)...

Comment arrêter l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre avec 300 milliards de dollars

Trois cent milliards de dollars. C’est à la fois beaucoup d’argent et très peu à l’échelle de la transition énergétique et de la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le monde. C’est le Produit...

La transition énergétique n’est pas une question de comportements individuels, mais de choix politiques et technologiques

«Utiliser des ampoules basse consommation, laver ses vêtements à l’eau froide, manger moins de viande, recycler et acheter une voiture électrique… Nous sommes bombardés d’instructions par les défenseurs de l’environnement...

Les articles de la catégorie Sciences & techno

Transition, le casse-tête de l’industrie lourde

A l’origine de près d’un tiers des émissions de CO2, l’industrie lourde est un élément majeur dans la transition énergétique et l’abandon des énergies fossiles. Rien ne se fera sans l’industrie lourde, par ailleurs indispensable à nos économies et à notre civilisation. Mais cela s’annonce technologiquement compliqué et économiquement difficile. Notamment pour certains secteurs d’activité, grands consommateurs d’énergies fossiles, comme l’aluminium, le ciment, la chimie, la sidérurgie, l’aviation, le transport routier et le transport maritime. Ces huit industries émettent à elles seules, à l’échelle de la planète, 11.2 gigatonnes par an de gaz à effet de serre, 20% environ du total des émissions. Et aujourd’hui, il n’existe pas pour certaines de ses activités industrielles irremplaçables de technologies de substitution développées et éprouvées réduisant les émissions. Ainsi, pour la production du ciment, la chimie même du processus nécessite des énergies fossiles. Il faut donc complètement la changer avec de nouveaux matériaux. Dans d’autres cas, la très importante quantité d’énergie nécessaire fait que la...

Un bioréacteur fonctionnant avec des algues absorbe 400 fois plus de CO2 que les arbres

Dans quelques années, votre bureau pourrait bien être équipé d’un nouvel appareil à coté de la photocopieuse et de la machine à café. Un bioréacteur fonctionnant avec des algues. Le prototype (voir la photographie ci-dessus) a la taille d’une armoire. On peut l’installer dans les bureaux ou sur le toit des immeubles et il peut capturer autant de carbone dans l’atmosphère qu’un acre (4 000 mètres carrés) d’arbres. La capacité des algues à absorber le CO2 est considérée comme une des plus puissantes armes technologiques pour limiter la présence de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Et la société américaine Hypergiant Industries en a fait un outil efficace et facile à utiliser. «Ce qu’il y a d’incroyable avec les algues, c’est qu’elles sont très peu chères et qu’il est facile de les faire se développer. Elles ont seulement besoin de soleil, de CO2 et d’eau», explique Ben Lamm, le Pdg et le fondateur d’Hypergiant Industries. Cette société de technologie, spécialisée dans l’intelligence artificielle, a appelé son prototype Eos Bioreactor. Comme les algues grandissent beaucoup plus rapidement que les arbres...

Face au réchauffement climatique, la reforestation n’est qu’une partie de la solution

Planter près d’un milliard d’hectares d’arbres dans le monde constituerait l’ instrument le plus efficace et le plus économique» pour combattre le changement climatique, avance une récente étude parue en juillet dans la revue Science. Les chercheurs y affirment que la reforestation pourrait capter 205 gigatonnes du carbone présent dans l’atmosphère – soit ce que nos émissions mondiales actuelles produiraient sur vingt ans. Mais les critiques estiment ce résultat exagéré, voire dangereux. Si l’article en lui-même ne comporte pas de calculs financiers, les chercheurs estiment toutefois que, dans le meilleur des cas, planter des arbres sur 0,9 milliard d’hectares coûterait quelque 300 milliards de dollars. C’est-à-dire 40 centimes américains par tonne de CO2 captée. Mais des études plus détaillées sur le coût de l’élimination du carbone par la reforestation dessinent un scénario plus proche de 20 à 50 dollars américains par tonne; une telle estimation demeurant peut-être trop optimiste à de telles échelles. Notre recherche suggère que toutes ces promesses menacent en réalité l’adoption de mesures significatives pour lutter contre le changement climatique. Nous l’expliquons par ce que nous appelons la...

La France abandonne la quatrième génération de réacteurs nucléaires

L’avenir de l’énergie nucléaire vient encore de s’assombrir en France. Ce qui était il y a quelques années un des rares domaines industriels ou la technologie française était à la pointe s’enfonce dans les incertitudes et les renoncements. La faute au manque de courage des gouvernements successifs, incapables de décider d’une stratégie nucléaire de long terme, et des errements du chantier de l’EPR, réacteur de troisième génération, de Flamanville. Dernière très mauvaise nouvelle en date, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a décidé d’abandonner le projet de prototype de réacteur nucléaire de quatrième génération dit à neutrons rapides baptisé Astrid (acronyme de l’anglais Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration). La France renonce ainsi de fait à être le numéro un mondial de la technologie nucléaire civile. En cause, selon Le Monde qui révèle cette décision, son coût trop élevé, de 5 à 10 milliards d’euros sur quelques décennies, et plus encore l’absence de soutien d’EDF et de volonté politique… Cette nouvelle génération de réacteurs refroidis au sodium devait utiliser pour fonctionner les...

Un réacteur nucléaire miniaturisé pour alimenter les colonies humaines sur la Lune et sur Mars

La conquête spatiale dans les années 1960 a permis des avancées technologiques considérables en accélérant le développement de l’informatique, de nouveaux matériaux et même sur la façon de conserver les aliments. L’ambition d’installer dans quelques décennies des bases habitées sur la Lune et sur Mars pourrait permettre également des progrès technologiques importants, notamment dans l’énergie. Le plus visible aujourd’hui a pour nom Kilopower. Il est mené par la NASA. Il s’agit d’un nouveau type de réacteur nucléaire expérimental, conçu spécifiquement pour alimenter de futurs avant-postes humains sur la Lune et sur Mars. Il pourrait être prêt pour son premier essai dans l’espace dès 2022. «Je pense que nous pourrions faire cela dans trois ans et être prêts à voler», expliquait Patrick McClure, chef de projet Kilopower, au laboratoire national Los Alamos du ministère américain de l’Énergie lors d’une présentation récente des futures opérations de la NASA. Entre novembre 2017 et mars 2018, la NASA a procédé avec ce mini-réacteur à des tests réussis dans le désert du Nevada. Kilopower utilise la fission de l’uranium pour fournir de la chaleur. Celle-ci est convertie en...

Produire de l’hydrogène propre à partir de vieux puits de pétrole

La révolution de l’hydrogène est peut-être encore plus proche qu’on peut l’imaginer. Et cela grâce à une découverte qui pourrait permettre de produire ce carburant en masse et à des coûts faibles. Deux scientifiques canadiens de l’Université de Calgary travaillant pour la société Proton Technologies, Ian Gates et Jacky Wang, viennent de mettre au point une technologie permettant d’extraire de l’hydrogène (H2) des puits de pétrole et des sables bitumineux. Et tout cela sans émettre de gaz à effet de serre et notamment de CO2. Une découverte rendue publique lors de la conférence Goldschmidt sur la géochimie qui réunit du 19 au 23 août 4.000 scientifiques à Barcelone. Une première présentation de cette technologie a été publiée par la revue Phys.org. «Les champs pétroliers, même ceux n’étant plus exploités, contiennent toujours des quantités significatives de pétrole», explique Grant Strem, Pdg de Proton Technologies. «Les chercheurs ont trouvé qu’injecter de l’oxygène dans ces champs augmente la température et libère l’hydrogène, qui peut être séparé d’autres gaz à travers des filtres spécifiques qui notamment ne laissent pas passer le...

Une batterie au graphène en 2021?

La batterie au graphène est le graal de la transition énergétique. Une technologie presque miraculeuse qui réglerait le problème du stockage de l’électricité produite avec des énergies renouvelables et intermittentes et qui rendrait les véhicules électriques aussi performants, pratiques et économiques que leurs homologues thermiques. Le problème est que le graphène est l’un des matériaux à la fois les plus excitants… et les plus décevants. Il a été découvert en 2004 à l’Université de Manchester. Il est constitué d’atomes de carbone combinés dans une structure hexagonale (voir l’image ci-dessus). Il est très solide, léger, avec une surface importante et est un excellent conducteur d’électricité et de chaleur. Mais 15 ans après sa découverte, les promesses du graphène ne se sont toujours pas matérialisées. A moins que… Le célèbre «leaker» (spécialiste des «fuites» d’informations technologiques) Evan Blass, en général bien informé, a annoncé le 12 août, sur son compte twitter, que le coréen Samsung avait l’intention de mettre une batterie au graphène dans un de ces smartphones à la fin de l’année 2020 ou en 2021. Il écrit: «…Samsung espère avoir au moins...

La solution au réchauffement climatique se trouve peut-être sous nos pieds

Des géologues ont peut-être trouvé le moyen de se débarrasser du CO2. Des équipes de chercheurs de plusieurs universités prestigieuses ont expérimenté et validé une solution technologique prometteuse pour stocker sous terre le CO2 en le transformant en pierre. Cela fait maintenant plusieurs années que les chercheurs du projet CarbFix séquestrent et transforment en cailloux le carbone émis par une usine géothermique islandaise. Leur technologie est maintenant prête pour un déploiement à grande échelle. Le projet CarbFix a vu le jour en 2006. Il a été lancé par Reykjavik Energy, l’Université d’Islande, le CNRS de Toulouse et le Earth Institute de l’Université de Columbia de New York. Plusieurs universités et instituts de recherche l’ont rejoint ensuite dont l’University College de Londres (UCL). CarbFix est également soutenu par l’Union Européenne. 95% du carbone transformé en minéraux Tout le dioxyde de carbone (CO2) et le sulfure d’hydrogène (H2S) émis par l’usine géothermique de Reykjavik sont ainsi capturés et pompés dans des réservoirs situés à 500 mètres de profondeur. Ces deux gaz réagissent alors avec du basalte (roches volcaniques) et deviennent...

Ce que dit vraiment le GIEC

Le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a donné lieu, sans surprises, à une avalanche d’annonces plus catastrophiques les unes que les autres et d’injonctions moralisatrices sur la nécessité de changer dans l’instant notre mode de vie et notre façon de nous alimenter. Mais au-delà, ce rapport et son sujet – «les changements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres» – méritent bien mieux que cela. Nous mettons donc en exergue les éléments, d’après nous, les plus importants et les plus significatifs de cette étude de 1.200 pages rendue publique le 8 août. Il y en a quatre. 1)-La température des sols a déjà augmenté de plus de 1,5 degré Celsius depuis les débuts de la révolution industrielle, selon les données du GIEC. Sur la même période, la température moyenne sur terre a progressé de 0,87 degré Celsius. Tout cela est parfaitement cohérent avec l’état de la science puisque les terres voient leurs températures augmenter environ deux fois plus vite que la planète dans son ensemble. 2)-Les...

Le classement des pays les plus innovants au monde

La capacité d’innovation est l’une des clés de la transition énergétique. Elle est même indispensable pour améliorer l’efficacité et réduire les coûts des renouvelables, des véhicules électriques et pour développer les technologies de l’hydrogène, du stockage de l’électricité, de la séquestration du CO2… Le classement des pays les plus innovants effectué tous les ans par la World Intellectual Property Organization (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle ou WIPO) n’en a que plus d’importance. La version 2019 du rapport vient d’être rendue publique. Pas moins de 126 pays ont été classés selon des critères comprenant la sophistication de leurs entreprises, leur niveau de dépenses dans l’éducation ou la part de la production industrielle dite créative et technologique. Première conclusion, en dépit du ralentissement économique mondial, l’innovation reste une priorité de nombreux pays et de nombreuses économies notamment dans les domaines de l’énergie, de l’environnement, de la biologie, de la médecine, du numérique. Mais la WIPO met tout de même en garde contre la montée du protectionnisme. «S’ils ne sont...