Transitions & Energies

Pétrole, l’hypocrisie norvégienne

La Norvège se présente comme un exemple en matière de transition énergétique. C'est l'un des premiers pays à avoir ratifié la COP21. Il offre des subventions considérables aux acheteurs de véhicules électriques. Mais tout cela est notamment financé...

Le Luxembourg veut réduire le «tourisme à la pompe»

Il s’agit d’une véritable tradition. Les frontaliers, Français, Allemands et Belges, particuliers et entreprises, viennent faire le plein de leurs véhicules dans les stations-service du Luxembourg. Et on comprend bien pourquoi. Par...

La capitalisation boursière d’Aramco a atteint 2.000 milliards de dollars

Les énergies fossiles sont condamnées à décliner. La consommation de pétrole va baisser. Mais entre les discours volontaristes sur la transition énergétique et la réalité, il existe un gouffre. L’an dernier, les énergies fossiles représentaient plus...

Les articles de la catégorie Fossile

Les carburants fossiles, moins efficaces économiquement qu’on le pensait

Les carburants fossiles sont considérés comme posant de sérieux problèmes à l’environnement et au climat en émettant notamment des gaz à effet de serre, mais comme présentant des avantages économiques considérables. C’est notamment pour cela que les énergies fossiles devraient encore représenter entre 79% et 62% de l’énergie consommée dans le monde en 2040 selon les différents scénarios possibles. Mais les calculs économiques et financiers qui, par exemple, privilégient dans les pays pauvres les centrales au gaz et à charbon pour produire de l’électricité sont contestables. Le véritable retour sur investissement est bien plus proche de celui des énergies renouvelables. Car produire et distribuer des carburants fossiles consomme beaucoup d’énergie et elle n’est pas prise en compte. C’est en tout cas la conclusion d’une étude récente de l’Université de Leeds qui a été publiée par le magazine scientifique Nature. Selon l’étude, le pétrole, le charbon et le gaz offrent en moyenne un rendement de 25 pour 1. Cela signifie que pour chaque baril de pétrole utilisé pour la production de pétrole, 25 barils sont produits. Mais cette mesure appelée...

L’impuissance de l’Opep

L’annonce il y a deux semaines d’une reconduction des restrictions de production par les 14 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix partenaires (dont la Russie, le Kazakhstan et le Mexique), a été présentée comme une victoire. Il s’agit de tout sauf d’une victoire. Les cours du baril ont à peine réagi à cette prolongation de neuf mois des restrictions qui a pour but de soutenir les prix. Une décision qui en fait avait été déjà annoncée quelques jours auparavant lors du sommet du G20 à Tokyo par Vladimir Poutine. L’Opep et ses alliés, l’Opep +, s’étaient entendus au mois de décembre 2018 pour abaisser leur offre cumulée de 1,2 million de baril par jour. La stratégie a été un temps gagnante puisque le prix du baril a augmenté de près de 30% au premier trimestre, avant de refluer. Sur le marché pétrolier, le pouvoir est aujourd’hui plus entre les mains des consommateurs que des producteurs. Et même une alliance des 14 membres de l’OPEP, autrefois un club très fermé, avec dix autres pays producteurs ne peut plus changer cela. Production record américaine Le bouleversement fondamental auquel les pays exportateurs de pétrole...

A quoi ressemblera l’énergie dans le monde en 2040

Après l’Agence Internationale de l’Energie (IEA),c’est au tour d’un autre organisme de faire des prévisions sur le paysage de l’énergie dans les prochaines décennies. L’institution à but non lucratif, Resources for the Future (Ressources pour l’avenir), vient de publier son Global Energy Outlook (GEO), ces prévisions sur l’énergie dans le monde. Cette étude a notamment pour intérêt d’amalgamer les prévisions faites par des institutions comme l’Agence Internationale de l’Energie, le Département américain de l’énergie, l’Institut de l’économie de l’énergie du Japon et des acteurs privés comme BloombergNEF, l’OPEP, ExxonMobil, BP, Equinor, Shell… Cette «étude d’études» est une approche fréquente dans les milieux universitaires et dans les sciences sociales. Elle permet de se faire une idée des différents scénarios possibles élaborés par la plupart des grands acteurs de l’industrie. Il existe trois grands scénarios. Le premier, le «scénario de référence» est celui de la continuité sans changement de politique de l’énergie dans le monde. Le deuxième est le «scénario de l’évolution»...

Quatre cent milliards de dollars de subventions publiques pour les énergies fossiles dans le monde

L’an dernier plus de 400 milliards de dollars de subventions ont été distribuées dans le monde pour soutenir les énergies fossiles, plus du double de ce qui est consacré aux énergies renouvelables. Ces chiffres calculés par l’Agence Internationale de l’Energie (IEA) s’expliquent avant tout parce que dans bon nombre de pays les gouvernements subventionnent les carburants fossiles pour les rendre plus accessibles aux populations démunies. Si cela se comprend sur le plan social et politique, cela rend plus difficile la transition énergétique en soutenant la consommation d’énergies fossiles rendues bon marché. Les experts de l’IEA, Wataru Matsumura et Zakia Adam estiment dans une étude que se passer progressivement des subventions à la consommation de carburants fossiles est une nécessité. D’autant plus, qu’avec la hausse des cours du pétrole en 2018, les subventions à la consommation d’énergies fossiles ont atteint dans le monde leur plus haut niveau depuis 2014. Elles ont augmenté d’un tiers pour dépasser 400 milliards de dollars. Ces subventions abaissent pour les consommateurs les prix des carburants fossiles ou de l’électricité...

L’Opep dans une impasse

Réunis lundi 1er juillet  et mardi 2 juillet à Vienne, les ministres des 14 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs dix partenaires (menés par la Russie), qui produisent la moitié du pétrole mondial, tenteront de se concerter pour pousser à la hausse les prix du brut. Mais leurs moyens sont limités car la production reste abondante et la demande mondiale de brut inférieure aux prévisions. L’Opep et ses alliés s’étaient entendus au mois de décembre 2018 pour abaisser leur offre cumulée de 1,2 million de baril par jour. La stratégie a été un temps gagnante puisque le prix du baril a augmenté de près de 30% au premier trimestre, avant de refluer. Le baril de brent est ainsi monté jusqu’à 74 dollars en mai. Il s’échangeait vendredi 28 juin à 66 dollars. En dépit des baisses de production de l’OPEP, des risques de conflit dans le Golfe persique, des chutes de production du Venezuela, de la Libye et de l’Iran, et du pétrole contaminé des pipelines russes, les cours du brut ont été surtout affectés au cours des dernières semaines par le ralentissement économique mondial et le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Les...

La consommation de charbon en Inde a augmenté de plus de 9% en un an

Si la consommation de charbon, notamment pour produire de l’électricité, baisse en Europe, en Chine et même aux Etats-Unis, elle augmente rapidement dans d’autres pays comme l’Indonésie, la Turquie et surtout l’Inde. C’est notamment lié au fait que si cette énergie est celle qui émet le plus de CO2, c’est aussi la plus abondante et la moins chère pour produire de l’électricité. Cela explique pourquoi, la consommation de charbon dans le monde a augmenté en 2018… Et cela pourrait continuer en 2019. Selon les chiffres du gouvernement indien, la consommation de charbon dans le pays a progressé de 9,1% à 991 millions de tonnesau cours de l’année 2018-2019 (avril 2018-mars 2019). La demande émanant des centrales électriques, qui représente les trois-quarts du total, a augmenté de 6,6% à plus de 780 millions de tonnes. La demande provenant de l’industrie, a fortement augmenté pour les cimenteries (+70% à 37 millions de tonnes) et pour les aciéries (+75% à 41 millions de tonnes). Ces deux derniers chiffres illustrent la croissance économique et démographique de ce pays de 1,3 milliard d’habitants. Il devrait devenir le pays le plus peuplé au...

Le Mozambique va devenir un grand producteur de gaz

Le Mozambique est l’un des pays les plus pauvres au monde. Situé à l’est de l’Afrique australe, ces ressources naturelles étaient assez limitées… avant qu’on découvre beaucoup de gaz dans l’Océan Indien au large de ses côtes. Le pays a aussi longtemps souffert de sa proximité géographique avec l’Afrique du sud et le Zimbabwe, entrainé au siècle dernier et malgré lui dans les conflits et les guerres. Cela pourrait enfin changer. Un grand projet de gaz naturel liquéfié de 25 milliards de dollars vient d’être lancé. L’opérateur est l’américain Anadarko, actionnaire à hauteur de 26,5% de l’opération. Cette participation devrait être cédée à Total l’an prochain, conséquence de la bataille boursière en cours pour le contrôle du groupe américain. La compagnie française deviendrait ainsi le premier actionnaire de ce projet visant à exploiter les gigantesques réserves de gaz découvertes au large des côtes du Mozambique. Le gaz sera pompé au fond de l’Océan indien, puis acheminé par pipeline vers la côte où il sera transformé en gaz naturel liquéfié puis exporté par navire méthanier. La mise en service est prévue pour 2024. Un autre...

L’effondrement du pétrole vénézuélien

Comment le Venezuela, le pays qui possède les plus grandes réserves au monde de pétrole avec plus de 300 milliards de barils, a pu se retrouver victime de l’une des plus grandes dépression, hyperinflation et crise humanitaire de l’histoire de l’Amérique latine? Le magazine Forbes répond à cette question. C’est avant tout la conséquence de la destruction de l’industrie pétrolière vénézuélienne qui tenait le pays à bout de bras. Le pétrole représente 90% des exportations du Venezuela. Il lui a permis dans les années 1960 et 1970 d’avoir le revenu par habitant le plus élevé de toute l’Amérique latine. Le Venezuela pourrait produire actuellement 6 millions de barils par jour, plus de sept fois ce qu’il extrait aujourd’hui s’il avait profité de la période de prix élevés du baril entre 2003 et 2014 et effectué alors les investissements programmés. Au lieu de cela, le Venezuela a été l’un des rares pays exportateurs de pétrole dont la production n’a cessé de décliner pendant la hausse des prix et le seul dont la production s’est effondrée quand les prix du pétrole ont ensuite baissé. Hugo Chavez a pris le pouvoir au Venezuela au...

La rechute des prix du pétrole

Après avoir atteint des plus hauts à la mi-mai, les cours du pétrole ont fortement baissé en l’espace de trois semaines. Le recul, assez inattendu, est de l’ordre de 20% avec un prix du baril revenu autour de 60 dollars. Une fois encore les experts, qui annonçaient une envolée des cours du baril au-delà des 100 dollars, se sont lourdement trompés… En dépit des risques de conflit dans le Golfe persique, des chutes de production du Venezuela, de la Libye et de l’Iran, et du pétrole contaminé des pipelines russes, les cours du brut ont été surtout affectés par le ralentissement économique mondial et le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Conséquence pratique, une légère baisse des prix des carburants à la pompe, même si la matière première représente une petit fraction du prix affiché. Le recul reste modeste, mais il a le mérite d’exister. Le prix du litre du gazole est tout de même revenu en moyenne en France de 1,48 euro au début du mois de mai à 1,44 euro au début du mois de juin et de celui de l’essence SP95 de 1,58 euro début mai à 1,56 début juin. Est-ce que cela peut durer? Rien n’est moins sûr. L’OPEP et plus particulièrement...

Les pays qui émettent le plus de CO2

Selon des informations compilées par Global Carbon Atlas, les deux plus grandes puissances mondiales, la Chine et les Etats-Unis, sont responsables, dans cet ordre, de plus de 40% des émissions de CO2. Dans ce classement des pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre, les différences sont considérables. Les émissions du numéro un, la Chine (27,2%), sont plus du double de celles du numéro deux, les Etats-Unis (14,6%), qui sont à leur tour plus du double de celles du numéro trois, l’Inde (6,8%). Les quinze pays qui émettent le plus de CO2 sont ainsi responsables de 72% des émissions et les 180 pays restant de 28%, un chiffre très proche de celui de la Chine. La France est 18ème dans ce classement avec des émissions de CO2 inférieures de moitié à celles de l’Allemagne (6ème) à 356 MtCO (millions de tonnes équivalent CO2) contre 799 MtCO. Elle le doit notamment à une population plus faible et à près des trois quart de sa production électrique d’origine nucléaire. Si le calcul est fait à partir des émissions de CO2 par personne, le classement est totalement différent. Le Qatar est numéro un des émissions avec 49, 2 tonnes de CO2 par personne et par an suivi par Trinidad &...