Transitions & Energies

Les renouvelables ont besoin du gaz naturel

Pendant des décennies, le gaz naturel a été le parent pauvre du pétrole. Il n’a pas comme l’or noir permis l’ascension de fortunes et de dynasties, comme celles des Rockfeller ou de la famille royale saoudienne. Il n’a pas...

Nous ne sommes pas prêts de manquer de pétrole

Après une brève envolée au lendemain des attaques du 14 septembre contre des installations pétrolières saoudiennes, le prix du pétrole est retombé depuis autour de 60 dollars le baril. A en croire le New York Times, le prix du pétrole devrait...

Le pétrolier ExxonMobil a-t-il mené des campagnes de désinformation sur le climat?

Cela ne pouvait tomber au plus mauvais moment pour ExxonMobil et ce n’est  certainement pas une coïncidence. Lundi 21 octobre, à la veille du procès de la multinationale devant un tribunal de l’Etat de New York pour diffusion de fausses...

Les articles de la catégorie Fossile

L’effondrement du pétrole vénézuélien

Comment le Venezuela, le pays qui possède les plus grandes réserves au monde de pétrole avec plus de 300 milliards de barils, a pu se retrouver victime de l’une des plus grandes dépression, hyperinflation et crise humanitaire de l’histoire de l’Amérique latine? Le magazine Forbes répond à cette question. C’est avant tout la conséquence de la destruction de l’industrie pétrolière vénézuélienne qui tenait le pays à bout de bras. Le pétrole représente 90% des exportations du Venezuela. Il lui a permis dans les années 1960 et 1970 d’avoir le revenu par habitant le plus élevé de toute l’Amérique latine. Le Venezuela pourrait produire actuellement 6 millions de barils par jour, plus de sept fois ce qu’il extrait aujourd’hui s’il avait profité de la période de prix élevés du baril entre 2003 et 2014 et effectué alors les investissements programmés. Au lieu de cela, le Venezuela a été l’un des rares pays exportateurs de pétrole dont la production n’a cessé de décliner pendant la hausse des prix et le seul dont la production s’est effondrée quand les prix du pétrole ont ensuite baissé. Hugo Chavez a pris le pouvoir au Venezuela au...

La rechute des prix du pétrole

Après avoir atteint des plus hauts à la mi-mai, les cours du pétrole ont fortement baissé en l’espace de trois semaines. Le recul, assez inattendu, est de l’ordre de 20% avec un prix du baril revenu autour de 60 dollars. Une fois encore les experts, qui annonçaient une envolée des cours du baril au-delà des 100 dollars, se sont lourdement trompés… En dépit des risques de conflit dans le Golfe persique, des chutes de production du Venezuela, de la Libye et de l’Iran, et du pétrole contaminé des pipelines russes, les cours du brut ont été surtout affectés par le ralentissement économique mondial et le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Conséquence pratique, une légère baisse des prix des carburants à la pompe, même si la matière première représente une petit fraction du prix affiché. Le recul reste modeste, mais il a le mérite d’exister. Le prix du litre du gazole est tout de même revenu en moyenne en France de 1,48 euro au début du mois de mai à 1,44 euro au début du mois de juin et de celui de l’essence SP95 de 1,58 euro début mai à 1,56 début juin. Est-ce que cela peut durer? Rien n’est moins sûr. L’OPEP et plus particulièrement...

Les pays qui émettent le plus de CO2

Selon des informations compilées par Global Carbon Atlas, les deux plus grandes puissances mondiales, la Chine et les Etats-Unis, sont responsables, dans cet ordre, de plus de 40% des émissions de CO2. Dans ce classement des pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre, les différences sont considérables. Les émissions du numéro un, la Chine (27,2%), sont plus du double de celles du numéro deux, les Etats-Unis (14,6%), qui sont à leur tour plus du double de celles du numéro trois, l’Inde (6,8%). Les quinze pays qui émettent le plus de CO2 sont ainsi responsables de 72% des émissions et les 180 pays restant de 28%, un chiffre très proche de celui de la Chine. La France est 18ème dans ce classement avec des émissions de CO2 inférieures de moitié à celles de l’Allemagne (6ème) à 356 MtCO (millions de tonnes équivalent CO2) contre 799 MtCO. Elle le doit notamment à une population plus faible et à près des trois quart de sa production électrique d’origine nucléaire. Si le calcul est fait à partir des émissions de CO2 par personne, le classement est totalement différent. Le Qatar est numéro un des émissions avec 49, 2 tonnes de CO2 par personne et par an suivi par Trinidad &...

Pour Shell, le déclin du pétrole est devenu une réalité

Le déclin du pétrole a souvent été pronostiqué au cours des 50 dernières années et ne s’est jamais réellement produit. Au contraire, la consommation n’a cessé d’augmenter dans le monde y compris l’an dernier, en 2018. Les annonces du «peak oil», la limite de capacité de production de pétrole dans le monde, ont été encore plus nombreuses depuis les années 1970 et ont toujours été fausses… L’industrie pétrolière elle même est entrée dans le jeu en multipliant la communication sur la transition énergétique, le climat, l’après-pétrole… Dans une chronique publiée par l’agence Bloomberg, l’expert David Flicking se souvient des propos tenus en 1997 par John Browne alors Directeur général de BP (British Petroleum) qui promettait «action et solutions» au réchauffement climatique et bouger «au-delà du pétrole». Il était parti à la retraite dix ans plus tard après avoir réussi une OPA sur Amoco et avoir plus que doublé les réserves de pétrole et de gaz de BP… David Flicking relate une rencontre il y a quelques jours entre le Directeur général de Royal Dutch Shell, Ben van Beurden, et des investisseurs. Le discours est le même au mot près que...

Energie: «la Chine et l’Inde vont regarder les occidentaux s’autodétruire»

La chronique publiée mercredi 5 juin par l’Eurasia Review ne peut laisser indifférent. Elle est signée Todd Royal, un expert en énergies de Ascendance Strategies, une firme spécialisée dans l’évaluation des risques géopolitiques. Sa thèse est la suivante, sans énergie bon marché, les économies et les civilisations s’effondrent, la Chine et l’Inde comprennent cela aujourd’hui bien mieux que les pays occidentaux. Ces derniers se sont lancés pour la plupart dans une course aux énergies renouvelables coûteuse économiquement, politiquement et socialement et qui aura en plus un impact très limité sur le réchauffement climatique, notamment parce que les deux pays les plus peuplés au monde, la Chine et l’Inde, ne sont pas prêts d’accepter de jouer le même jeu. D’après Todd Royal, la Chine et l’Inde ont pour principale priorité de permettre à leurs deux milliards et demi d’habitants d’approcher des standards de vie occidentaux. La volonté de lutter contre le réchauffement climatique vient très loin derrière et seule la pollution atmosphérique dans les grandes villes les fait agir. «Ces deux pays vont continuer à importer, exporter et décharger...

Pourquoi la capture du CO2 est ignorée et rejetée?

Les Accords de Paris de 2015 ont convenu d’un objectif qui consiste à réduire les émissions de CO2 sur la planète à raison d’une baisse annuelle moyenne de 2,9% d’ici 2050. Nous en sommes très loin et d’ores et déjà l’objectif semble presque inatteignable. Selon l’Agence Internationale de l’énergie (AIE), les énergies fossiles représenteront encore au mieux 60% de la fourniture mondiale d’énergie en 2040. La conclusion logique est que si nous continuons à produire du CO2 en quantités trop importantes, il faut éviter qu’il aille dans l’atmosphère et donc le capturer et le séquestrer… Et pourtant cette technologie dite CCS en anglais (Carbon Capture Storage) est ignorée voire rejetée. Claude Mandil, ancien Directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, exprime dans une tribune à Connaissance des Energies le caractère absurde et dangereux de ce rejet irrationnel, notamment en France. On compte pourtant déjà 18 installations en fonctionnement, 5 en construction, le tout dans 9 pays: États-Unis, Canada, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Australie, Chine, Japon et Émirats Arabes Unis. Claude Mandil souligne que la...

Les énergies fossiles domineront encore longtemps

Le bilan énergétique mondial 2018 publié par le cabinet Enerdata a le mérite de remettre les idées en place. La réalité est têtue et la substitution des énergies fossiles par des énergies non carbonées est une affaire de longue haleine, de décennies, de stratégies réalistes et de volonté politique. Les promesses faciles, les incantations et les annonces de la fin du monde n’y changeront rien. D’ores et déjà, les niveaux de carbone émis diminuent trop lentement pour respecter les engagements pris. Les énergies fossiles représentent encore 80% de la consommation mondiale. La demande en énergie des pays du G20, les 20 pays les plus riches qui représentent 80% de la demande mondiale, s’est accrue en 2018 de 2,2% à un rythme plus faible que la croissance moyenne de leur PIB (+3,8%). Leurs émissions de CO2 ont progressé dans le même temps encore moins rapidement (+1,7%). Mais ce résultat ne permettra pas de respecter l’Accord de Paris de 2015 qui prévoyait une baisse annuelle moyenne des émissions de… 2,9%. Cette contre performance est la conséquence, selon Enerdata, à la fois d’un découplage insuffisant entre croissance économique et demande d’énergie et...

Fracturation hydraulique, le CO2 plus efficace que l’eau?

Existe-t-il un moyen plus vert, un moindre mal, pour utiliser la technique de la fracturation afin d’extraire le pétrole et le gaz de schiste? D’après des expériences, le «green fracking» n’est pas seulement une vue de l’esprit ou une tentative de groupes pétroliers pour améliorer leur image et celle de la fracturation hydraulique. Car cette technique est dénoncée comme l’une des formes de production d’énergie créant le plus de dommages à l’environnement. Elle fragilise les sols, provoque de mini séismes et contamine les nappes phréatiques. Le dioxyde de carbone (CO2) comprimé pourrait être plus efficace que l’eau mêlée de produits chimiques utilisée habituellement ce qui permettrait en même temps de séquestrer le CO2. En général entre 30% et 50% des fluides utilisés dans le processus de fracturation restent dans le sous-sol. Utiliser du CO2 réduirait aussi les besoins en eau qui sont considérables dans la fracturation hydraulique et permettrait d’utiliser plus facilement ce procédé d’extraction dans lez zones arides. Une expérience réussie vient d’être menée par des chercheurs chinois de l’Académie des sciences et de...

L’Allemagne doit annoncer en septembre un changement majeur de sa stratégie énergétique

L’Allemagne est face à un dilemme. Sa révolution énergétique (Energiewende) et les centaines de milliards d’euros consacrés aux investissements dans les énergies renouvelables, notamment éolien et solaire, ne permettent pas d’atteindre les objectifs de baisse des émissions de CO2. Le pays a déjà renoncé à ses objectifs pour 2020 et pourrait également manquer ceux de 2030, soit 55% de baisse des émissions par rapport à 1990. La faute à l’inefficacité plus grande que prévu des renouvelables, à l’abandon dans le même temps du nucléaire, au recours aux centrales polluantes à charbon et aux efforts insuffisants en matière de transport et de logement. Avec les résultats spectaculaires des verts aux élections européennes (20,5% des suffrages exprimés), le gouvernement dirigé par Angela Merkel doit changer de stratégie sur la transition énergétique. Il envisage notamment d’instaurer une taxe carbone qui suscite de nombreuses oppositions et de prendre des mesures de transitions dans le bâtiment, l’industrie, les transports et l’agriculture. La ministre sociale-démocrate de l’Environnement, Svenja Schulze, préconise une «taxe carbone» que nombre de ses collègues jugent...

Le boom du pétrole et du gaz de schiste pourrait bientôt se terminer

L’exploitation du gaz et du pétrole de schiste a totalement changé au cours des dernières années le marché mondial des hydrocarbures. Il a permis aux Etats-Unis de s’affranchir de leur dépendance au pétrole du Moyen-Orient et même de redevenir aujourd’hui le premier producteur mondial de pétrole. Mais les technologies utilisées, notamment la fracturation hydraulique, sont de plus en plus coûteuses et très dommageables pour l’environnement. Enfin, les ressources sont de plus en plus difficiles à atteindre. Pour de nombreux spécialistes, dont ceux de Oil Price, la croissance spectaculaire de la production américaine devrait rapidement ralentir. La question immédiate est purement économique. Elle est de savoir si la hausse récente des cours du pétrole permettra de soutenir à nouveau l’expansion du forage horizontal et de la fracturation, les deux techniques permettant d’extraire pétrole et gaz de schiste. Avec des coûts d’extraction élevés, malgré l’évolution des techniques, c’est la faible rentabilité même de cette activité, au vu des investissements qu’elle suppose, qui pose question. Pourtant, les chiffres semblent toujours très favorables. Selon l’Energy Information...