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Plus de 1800 milliards de dollars d’investissements dans l’énergie en 2018

Plus de 1800 milliards de dollars d’investissements dans l’énergie en 2018

Les conclusions du dernier rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) illustrent les difficultés de la transition énergétique. Les investissements réalisés l’an dernier (2018) dans l’énergie dans le monde se montent à 1.800 milliards de dollars. Ils se sont stabilisés par rapport à 2017. Il s’agit d’une relative bonne nouvelle puisque depuis 2015 les investissements dans l’énergie diminuaient.

Mais cela reste très insuffisant. «La principale conclusion est que le monde n’investit pas assez dans les moyens traditionnels pour faire face aux évolutions actuelles de la consommation et n’investit pas assez dans les technologies d’énergies propres pour changer de modèle. Quelle que soit la direction où vous regardez, nous accumulons les risques pour l’avenir», affirme le Dr Fatih Birol, Directeur exécutif de l’IEA.

Ainsi dans l’ensemble des investissements, la part des renouvelables (hydroélectrique, éolien et solaire) est en baisse. Elle est tombée à 265 milliards de dollars, son plus bas niveau depuis 2014. Selon l’IEA, cette somme doit doubler pour atteindre en 2030 les objectifs de l’accord de Paris de contrôle des émissions de gaz à effet de serre.

Toujours l’an dernier, les investissements dans le pétrole et le gaz ont progressé de 3,7% et ont aussi augmenté dans le charbon pour la première fois depuis 2012, de 2,6%. En tout, les énergies carbonées représentent les deux tiers des investissements dans le monde et progressent en Asie et dans les pays émergents car elles offrent une meilleure rentabilité immédiate que les renouvelables et une possibilité de répondre rapidement aux besoins des populations.

La Chine reste le principal investisseur mondial dans l’énergie. Mais les chiffres de l’IEA montrent que la progression la plus forte l’an dernier des investissements énergétiques est venue des Etats-Unis. C’est surtout le secteur pétrolier et gazier qui en a bénéficié à la fois sous l’impulsion de l’administration Trump et à la suite de la remontée des cours du brut qui rentabilise l’exploitation du gaz et du pétrole dit non conventionnel (de schiste). Les Etats-Unis sont aujourd’hui redevenus le premier producteur de pétrole au monde.

Toujours selon l’IEA, les émissions de CO2 ont atteint l’an dernier 33 milliards de tonnes en augmentation de 1,7% par rapport à 2017.

 

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