Transitions & Energies

Pourquoi l’avenir de l’énergie solaire semble aussi prometteur

L'énergie solaire devrait bientôt devenir imbattable en terme de prix, y compris par les énergies fossiles les plus accessibles comme le charbon et le gaz. Pour le World Economic Forum, «il se pourrait bien qu'en 2030, le solaire soit devenu la plus...

Les barrages français à un niveau historique de remplissage

Les barrages atteignent cet hiver en France un niveau de remplissage «quasi historique» indique EDF. C'est une très bonne nouvelle puisque cela permettra de faire face plus facilement à d'éventuels pics de froid et donc de consommation électrique.

La Californie rend obligatoire les panneaux solaires sur les nouvelles maisons

Depuis le 1er janvier, la révolution solaire est devenue une réalité dans l'Etat américain le plus peuplé, la Californie. Il est maintenant obligatoire que chaque nouvelle maison construite soit équipée de panneaux solaires permettant de satisfaire...

Les articles de la catégorie Renouvelable

Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de bâtiments en bois en France?

Dans l’Hexagone, le secteur du bâtiment contribue à 26% des émissions de gaz à effet de serre directes – jusqu’à 40% si l’on intègre les émissions indirectes. Sa contribution aux efforts nationaux est donc indispensable pour se rapprocher de la neutralité carbone nécessaire à l’équilibre climatique.

Réduire le gaspillage d’énergie, le moyen le plus efficace pour faire baisser rapidement les émissions de CO2

Combien d’entre vous ont trop chaud en hiver, à cause du chauffage excessif, et trop froid en été, à cause de la climatisation trop puissante? Combien d’entre vous laissent leur ordinateur sous tension la nuit et n’éteignent pas l’éclairage quand ils quittent une pièce au travail comme chez eux? Tout le monde ou presque se comporte comme cela. Selon une étude réalisée au Royaume-Uni par Schneider Electric et citée par le magazine Forbes, au moins 117 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre provenaient l’an dernier d’énergie perdue ou gâchée. Pour donner un ordre d’idée, cela représente un quart des émissions de gaz à effet de serre du Royaume-Uni. Et pour les pays en Europe qui dépendent autant ou plus des énergies fossiles pour fabriquer de l’électricité, comme la Pologne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Allemagne… les conséquences de ce gaspillage sont identiques ou pires. L’énergie est tout simplement à l’origine en Europe de 80% des émissions de gaz à effet de serre. La première façon efficace de réduire ses émissions consiste à s’attaquer sérieusement au gaspillage… Mais il est plus facile de...

La révolution énergétique allemande dans l’impasse

Il y a tout juste six mois, le grand magazine allemand Der Spiegel titrait en Une: «Un travail bousillé en Allemagne» à propos de la fameuse révolution énergétique allemande, l’Energiewende. Elle a été lancée il y a 15 ans et a englouti des centaines de milliards d’euros pour faire basculer la production d’électricité en Allemagne vers le tout renouvelable, éolien, solaire et biomasse tout en abandonnant le nucléaire. Mais elle est loin de produire les effets escomptés. Non seulement, les prix de l’électricité ne cessent de monter, mais les émissions de CO2 ne baissent pas du tout comme espéré. L’Allemagne est ainsi de loin le plus gros émetteur de CO2 d’Europe (22% du total l’an dernier), bien plus du double de la France (9,3%). Car outre-Rhin, quand il n’y a pas de vent ou de soleil, ce sont les centrales à charbon, particulièrement polluantes, qui prennent le relais. Selon une étude récente de l’Institut américain pour la recherche sur l’énergie, IER, à but non lucratif, l’objectif pour 2020 de réduction des gaz à effet de serre ne sera pas atteint avant 2037! L’Allemagne a émis en 2018, 866 millions de tonnes de CO2 et son objectif pour 2020 est de...

Il faudra 3.000 éoliennes pour remplacer Fessenheim

La plus vieille centrale nucléaire française, Fessenheim, entrée en service en 1977, cessera de fonctionner en 2020. Ce qui ne sera pas sans poser quelques problèmes de capacités au réseau électrique. Fessenheim a produit 11,9 TWh en 2018. Comme le nouveau réacteur nucléaire EPR de Flamanville n’entrera pas en service avant 2023, pour remplacer Fessenheim il faudra d’abord compter sur les énergies renouvelables. Etant au contraire du nucléaire, des énergies peu intensives, il faudra installer beaucoup d »équipements, occuper beaucoup de terrains et utiliser beaucoup de turbines, d’acier et de béton. On peut se faire une idée de ce qu’il faudra comme éolienne à la place de Fessenheim avec le calcul suivant. Tout d’abord, les éoliennes comme toutes les énergies renouvelables sont intermittentes. Elles ne produisent pas tout le temps, il faut qu’il y ait du vent. L’an dernier, 27.800 gigawattheures (GWh) d’électricité ont été produits par les éoliennes en France. Le parc éolien français à une capacité de 15 GW. Le rapprochement de ces chiffres (la puissance théorique et la production) permet de voir que les éoliennes, évidemment, ne fonctionnent pas en...

Emissions de gaz à effet de serre, certains barrages pires que des centrales à charbon!

Pour démontrer que la transition énergétique est une question complexe et qu’il faut éviter raisonnements simplistes et slogans, l’hydroélectrique est un exemple parfait. Il s’agit de la première source d’énergie renouvelable au monde. Les institutions internationales et de nombreuses ONG encouragent à juste raison la multiplication des projets de grands barrages, notamment en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Mais tous les barrages ne sont pas égaux et certains sont même néfastes. Car ils émettent des quantités importantes de gaz à effet de serre, méthane et CO2, en raison notamment de la décomposition de matières organiques dans leurs réservoirs. Tous les barrages et toutes les centrales hydroélectriques ne méritent donc pas d’être construits. Et pour le savoir, il faut prendre en compte la quantité de béton utilisée, le ruissellement et la dégradation des sols, l’inondation des surfaces qui engloutit parfois des milliers d’hectares de terres agricoles ou de forêts. L’autre élément important à analyser est mis en avant dans une étude parue récemment dans la revue Environmental Science Technology. Certains barrages émettraient au cours de leur...

La Chine veut lancer une centrale solaire spatiale d’ici 2035

La Chine est un pays paradoxal. Il construit massivement des centrales à charbon, qui émettent énormément de CO2, et dans le même temps développe des technologies extrêmement ambitieuses pour capter l’énergie solaire dans l’espace. Après avoir annoncé travailler sur un projet de lune artificielle, qui réfléchirait les rayons du soleil, l’Académie chinoise de technologie spatiale a annoncé le 2 décembre vouloir construire d’ici 2035 une centrale solaire dans l’espace. L’idée n’est pas vraiment nouvelle. On la trouvait déjà dans l’une des nouvelles de science-fiction, Reason (Raison), d’Isaac Asimov, publiée en avril 1941. Elle avait été reprise en 1968 par Peter Glaser, un ingénieur spatial américain, qui avait construit un projet mais n’avait pas convaincu. Le principe est relativement simple: installer des panneaux solaires gravitant à 36.000 kilomètres autour de la terre. La réalisation est autrement plus compliquée et… le potentiel considérable. «C’est une source inépuisable d’énergie propre, fournissant de l’énergie fiable pendant 99% du temps avec une intensité six fois supérieure à celle des parcs solaires...

Blackout en Amérique du nord en 2003

Le réseau électrique français sera fragilisé dans les années 2022 et 2023

Il ne faudrait pas que les hivers 2022 et 2023 soient très rigoureux en Europe et que par manque d’eau les barrages soient peu remplis, il pourrait y avoir alors des pénuries d’électricité. Le risque n’est pas considérable, mais il existe. Du fait du basculement de l’Allemagne vers les renouvelables (éolien et solaire), par définition intermittents, et d’une baisse des capacités de production en France. L’arrêt des centrales à charbon, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et les retards de l’EPR de Flamanville réduiront la capacité de production d’électricité en 2022 et 2023, a d’ores et déjà indiqué le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE). Celle-ci suffira normalement tout juste à couvrir la demande hivernale. RTE prévient que la sécurité de l’approvisionnement électrique de la France doit faire l’objet d’une «vigilance» en 2022-2023. Dans l’immédiat, pour l’hiver 2019-2020, l’approvisionnement en électricité «devrait être assuré». La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) doit cesser définitivement de fonctionner en 2020 et dans le même temps le gouvernement a...

Heliogen apporte une solution solaire à l’industrie lourde

Heliogen, une startup californienne spécialisée dans l’énergie solaire, soutenue à la fois par Bill Gates, le fondateur de Microsoft, et le milliardaire Patrick Soon-Shiong, qui a fait fortune dans l’industrie pharmaceutique, a annoncé avoir développé une technologie qui permettra à l’industrie lourde de se passer des énergies fossiles. Il s’agit aujourd’hui d’un des principaux obstacles à la transition énergétique, Heliogen explique qu’en utilisant l’intelligence artificielle et un champs de miroir, la société est capable de générer une chaleur extrême supérieure à 1.000 degrés Celsius. Heliogen a créé en quelque sorte un four solaire capable de créer la chaleur nécessaire pour fabriquer du ciment, de l’acier, du verre… Ainsi, l’énergie solaire qui émet peu de CO2 pourrait remplacer dans les processus industriels les énergies fossiles. La fabrication du ciment, par exemple, représente à elle seule 7% des émissions mondiales de CO2 selon l’Agence Internationale de l’Energie, et l’industrie lourde dans son ensemble près d’un tiers de ces mêmes émissions. L’énergie solaire concentrée n’est pas en tant...

Atteindre 100% d’électricité renouvelable est aujourd’hui impossible

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a tancé il y a quelques jours le patron d’EDF, Jean-Bernard Lévy, en lui demandant de travailler sur un scénario de production d’électricité d’origine 100% renouvelable. Une déclaration remarquée mais une hypothèse irréaliste à la fois techniquement, économiquement et socialement. En outre, le gain serait inexistant pour le climat en terme d’émission de CO2 puisqu’il revient à remplacer du nucléaire, qui en émet peu, par des renouvelables qui en émettent peu. L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a bien publié à la fin de l’année dernière une étude, sur le passage d’ici à 2060 en France à 100% d’électricité renouvelable. Cela ne rend pas pour autant cette hypothèse crédible ou réaliste d’autant plus que le scénario de l’Ademe est très contesté. Il suffit juste de constater les difficultés rencontrées par le modèle allemand du tout renouvelable, l’Energiewende. Depuis le début de l’année, l’Allemagne est parvenue à produire 46% de son électricité avec des renouvelables (éolien, solaire, hydroélectrique et...

Pour l’AIE, les renouvelables ne pourront pas satisfaire l’augmentation de la demande d’énergie dans le monde

L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a rendu public son rapport annuel, très attendu, le World Energy Outlook 2019, sur les perspectives énergétiques dans le monde. Les principales conclusions sont les suivantes. -Même en forte progression, les capacités des énergies renouvelables (hydroélectrique, solaire, éolien) ne seront pas suffisantes pour accompagner la croissance économique et l’augmentation de la population mondiale. Cela signifie que pour répondre aux besoins grandissants d’énergie dans le monde au cours des prochaines années, l’utilisation d’énergies fossiles continuera à augmenter et avec elles les émissions de gaz à effet de serre. -Ainsi, la production de pétrole devrait croître au cours de la prochaine décennie. La progression de la demande de pétrole commencera seulement à ralentir après 2025, du fait à la fois de l’amélioration de l’efficacité énergétique et de la transition vers les véhicules électriques à batteries ou à hydrogène. La consommation de pétrole se stabilisera dans le monde dans les années 2030. -La plupart des pays en forte croissance en Asie et en Afrique resteront extrêmement dépendants des énergies fossiles tant...

Seule l’Europe fait des efforts pour réduire ses émissions de CO2

La réalité en matière de réduction dans le monde des émissions de gaz à effet de serre est assez différente des engagements signés de la COP21, des discours volontaristes et des promesses. La très grande majorité des pays qui ont signé l’accord de Paris ne font pas ce qu’ils disent et ne disent pas ce qu’ils font. C’est ce que démontre un rapport intitulé «La vérité derrière les promesses climatiques» que l’on peut trouver ici, publié il y a quelques jours par l’Universal Ecological Fund, un collectif de chercheurs auquel appartient Robert Watson, l’ancien président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). En théorie, et à l’exception des Etats-Unis qui l’ont quitté, la quasi-totalité des pays a signé l’accord de Paris de décembre 2015 visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre, très exactement 195 sur les 197 que reconnait l’ONU. Cet accord quasi universel a pour objet de limiter le réchauffement climatique en dessous de +2°C – idéalement +1,5°C – par rapport aux températures qui existaient à l’époque préindustrielle (en 1900). Elles ont augmenté de près de 1°C...