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Des bactéries pour révolutionner le stockage de l’énergie

Des bactéries pour révolutionner le stockage de l’énergie

L’un des obstacles majeurs à la transition vers la production massive d’électricité à partir d’énergie renouvelable est la difficulté à stocker de l’électricité propre. Par définition, l’éolien et le solaire sont intermittents, dépendent de la nature, et ne sont pas capables de produire en fonction des besoins. Seule solution, stocker de l’électricité ce que l’on ne sait faire qu’en remplissant des barrages ou avec des batteries lithium ion assez peu performantes, notamment à grande échelle.

Une équipe de chercheurs de l’Université Cornell travaille sur l’utilisation de la biologie pour surmonter ce problème. Elle a publié une synthèse de ses avancées dans le Journal of Biological Engineering. Les scientifiques proposent d’utiliser des bactéries pour stocker l’électricité en fabriquant des biocarburants. Ils estiment tout à fait réalisable d’utiliser des microbes électroactifs pour produire à partir d’électricité provenant d’éoliennes et de panneaux solaires des biocarburants comme l’isobutanol et le propanol en utilisant le dioxyde de carbone existant dans l’atmosphère. Il n’y aurait donc pas avec ces carburants, ce qui est essentiel, d’émissions supplémentaires de CO2.

«Nous pensons que la biologie peut jouer un rôle important dans la création d’une infrastructure d’énergie renouvelable», explique Buz Barstow, Professeur assistant à l’Université Cornell. «Certains rôles seront de soutiens et d’autres seront essentiels…» ajoute-t-il. Les chercheurs de Cornell s’inspirent des processus naturels comme la photosynthèse en particulier et la façon dont les plantes récupèrent et utilisent alors l’énergie solaire. Le plus impressionnant est la quantité d’énergie capturée et utilisée via ce processus par la nature. Elle représente sur une année, six fois la consommation d’énergie de la civilisation humaine…

Mais paradoxalement, le processus de la photosynthèse n’est pas très efficace. Il n’utilise qu’une fraction infime (1%) de l’énergie solaire qui atteint les cellules des plantes. Les microbes électroactifs seraient bien plus performants pour absorber de l’électricité et pour l’utiliser afin de transformer le dioxyde de carbone dans l’atmosphère en biocarburant.

 

 

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