Transitions & Energies

Pourquoi l’avenir de l’énergie solaire semble aussi prometteur

L'énergie solaire devrait bientôt devenir imbattable en terme de prix, y compris par les énergies fossiles les plus accessibles comme le charbon et le gaz. Pour le World Economic Forum, «il se pourrait bien qu'en 2030, le solaire soit devenu la plus...

Les barrages français à un niveau historique de remplissage

Les barrages atteignent cet hiver en France un niveau de remplissage «quasi historique» indique EDF. C'est une très bonne nouvelle puisque cela permettra de faire face plus facilement à d'éventuels pics de froid et donc de consommation électrique.

La Californie rend obligatoire les panneaux solaires sur les nouvelles maisons

Depuis le 1er janvier, la révolution solaire est devenue une réalité dans l'Etat américain le plus peuplé, la Californie. Il est maintenant obligatoire que chaque nouvelle maison construite soit équipée de panneaux solaires permettant de satisfaire...

Les articles de la catégorie Renouvelable

Les renouvelables ont besoin du gaz naturel

Pendant des décennies, le gaz naturel a été le parent pauvre du pétrole. Il n’a pas comme l’or noir permis l’ascension de fortunes et de dynasties, comme celles des Rockfeller ou de la famille royale saoudienne. Il n’a pas contribué à la victoire des alliés lors de la seconde guerre mondiale. Il n’a pas été à l’origine de bouleversements géopolitiques majeurs, notamment après les chocs pétroliers des années 1970. Mais le gaz est en train de changer de statut et de prendre une importance grandissante économique comme politique. Dans son livre, The New Geopolitics of Natural Gas, publié en 2017, l’universitaire Agnia Grigas explique que le point de départ de ce changement est technologique. L’extraction et le transport de ce combustible se sont nettement améliorés et en conséquence les marchés du gaz se sont étendus et mondialisés. L’évolution des technologies a conduit à une expansion rapide du commerce mondial du gaz naturel liquéfié (GNL). Fin 2015, 17 pays exportaient du GNL tandis que 33 autres en importaient, reliant des marchés régionaux autrefois isolés. Ensuite, la révolution du gaz de schiste a contribué à transformer le rôle des Etats...

Pourquoi le monde ne parviendra pas à réduire les émissions de CO2 de moitié d’ici 2030

L’an dernier, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), écrivait que «limiter le réchauffement climatique à 1,5°C nécessite des changements rapides, profonds et sans précédents dans tous les aspects de la société». Plus spécifiquement, «les émissions humaines de dioxyde de carbone (CO2) devront diminuer de 45% entre les niveaux de 2010 et ceux de 2030 et être proches de zéro en 2050». Depuis, cet objectif a été repris à leur compte par de nombreux dirigeants politiques, écologistes ou pas. Mais cela ne veut pas dire qu’il soit réaliste et de fait le monde est très loin de s’approcher même vaguement de ses objectifs. Il ne s’agit pas d’une opinion, mais de faits. C’est ce que démontre un article écrit pour Forbes par Roger Pielke, Professeur de l’Université du Colorado. Cela ne signifie pas que la transition énergétique est impossible et qu’elle ne va pas se faire. Mais elle prendra du temps, beaucoup de temps. Les évolutions énergétiques se font sur des décennies. On peut le déplorer. Mais ignorer cette réalité ne la changera pas. C’est pourquoi il faut la prendre en compte et essayer de la gérer. «Une centrale...

Une révolte en Allemagne contre les éoliennes

Contrairement à d’autres régions d’Allemagne et d’autres pays en Europe, les verts n’ont pas fait un bon score dans le Land de Thuringe à l’occasion, il y a deux semaines, des élections régionales. En revanche, la parti d’extrême-droite, l’AfD, a atteint un niveau record. Ce n’est évidemment pas la seule raison qui explique aussi le recul très net des partis traditionnels allemands, CDU et SPD, mais l’AfD est le seul à s’opposer aux éoliennes. Elles sont devenues si impopulaires en Allemagne que leur développement est aujourd’hui presque à l’arrêt explique l’agence Bloomberg. Au mois de mai dernier, le magazine Der Spiegel dénonçait en Une l’échec de la révolution énergétique allemande, l’Energiewende. «Le boom de l’éolien est terminé», prévenait Der Spiegel. Le plus grand projet politique allemand depuis la réunification, la transition massive avec des centaines de milliards d’euros d’investissements de la production d’électricité vers les renouvelables, solaire et éolien, ne donne pas les résultats attendus en terme de baisse des émissions de gaz à effet de serre et devient extrêmement...

L’AIE fait résolument le pari de l’éolien marin

«L’énergie éolienne en mer pourrait voir ses capacités de production multipliées par 15 d’ici 2040, contribuant à décarboner l’économie mondiale » estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport publié il y a quelques jours. La filière pourrait même constituer le nouveau «game-changer du système énergétique», au même titre selon l’AIE que «la révolution du schiste et l’essor du solaire photovoltaïque» au cours des dernières années. Mais il faudra pour cela près de 1.000 milliards de dollars d’investissements cumulés au cours des 20 prochaines années. L’éolien offshore pourrait produire alors dans le monde près de 1.280 TWh, environ 3,1% de la production d’électricité par an envisagée à cet horizon. Aujourd’hui, il en est très loin. Et l’Agence internationale de l’énergie cherche à  justifier son engouement. «Pourquoi consacrer tant d’efforts à un rapport sur l’éolien offshore, une technologie qui aujourd’hui fournit juste 0,3% de l’électricité mondiale?» s’interroge Fatih Birol, le directeur de l’AIE. «Parce que son potentiel est quasi illimité» répond-il à sa propre question. Autres atouts de l’éolien marin, les machines sont de...

Notre dépendance aux minéraux rares contrôlés par la Chine met en danger la transition

Les pays occidentaux commencent à réaliser qu’ils ont perdu tout accès direct à des dizaines de minéraux rares indispensables aux technologies de la transition énergétique que ce soit les énergies renouvelables, le stockage de l’énergie et l’électrification. Mais pour le magazine Forbes, nos pays sont loin de mesurer encore les conséquences pour la maitrise de leur avenir énergétique et leur indépendance de cette situation. Après avoir pendant des décennies cherché à échapper à la dépendance pétrolière et au cartel de l’Opep, via le programme nucléaire ou en multipliant les sources d’approvisionnement en pétrole, nous perdons à nouveau notre indépendance. Et d’ores et déjà, cela suscite des doutes sur l’indispensable baisse des coûts dans l’avenir des énergies renouvelables et des batteries des véhicules électriques. il n’existe pas aujourd’hui de définition unique de ce que constitue un «minéral rare». A priori, on parle surtout d’une série de métaux dont la production ne dépasse pas 100.000 tonnes par an sur le plan mondial. Parmi ces métaux figure une sous-catégorie qualifiée de «terres rares» qui réunit en son sein 14 métaux. Leur  production...

L’Australie va construire dans son sous-sol une batterie géante

Pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles, les gouvernements, un peu partout dans le monde, augmentent les capacités de production d’électricité via des sources d’énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien. Mais ils se heurtent tous au même problème, comment continuer à alimenter les réseaux quand il n’y a pas de soleil et pas de vent. Les énergies renouvelables ont un handicap aujourd’hui insurmontable, elles sont intermittentes. Sauf, si on parvient à stocker l’électricité propre quand il y a du vent et du soleil et à la réintroduire dans les circuits la nuit et par temps calme. L’Australie semble avoir trouvé une solution explique la BBC, construire dans son sous-sol une centrale hydroélectrique géante sous un parc national. Il s’agit d’un projet de 3,1 milliards de dollars américains baptisé Snowy 2.0 parce qu’il se trouve dans les Snowy Mountains dans la province du New South Wales. Il utilisera l’énergie produite par l’eau se déversant entre deux réservoirs pour générer jusqu’à 10% de l’électricité nécessaire dans le pays au moment des pics de consommation et quand les renouvelables sont...

Le numérique émet plus de CO2 que le transport aérien

Le transport aérien est devenu l’ennemi public des militants écologistes. Au point qu’en Suède, la campagne lancée notamment par Greta Thunberg a donné naissance à un mot, «flygskam», littéralement la honte de voler. Mais le transport aérien n’est rien à côté d’une activité qui bénéficie d’une grande mansuétude, le numérique. Les télécommunications, les serveurs et l’énergie qu’ils consomment et les objets électroniques toujours plus puissants avec des batteries lithium-ion de plus en plus performantes ont un impact considérable et grandissant sur les émissions de gaz à effet de serre. Dans une étude rendue publique lundi 21 octobre, le cabinet militant GreenIT, qui regroupe des associations de protection de l’environnement et des experts, montre que l’industrie numérique produit 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (4 fois plus que la France) Ce chiffre est aussi sensiblement supérieur à celui du transport aérien. Compte tenu de la croissance rapide du numérique, ces émissions de gaz à effet de serre devraient doubler d’ici 2025, dans seulement six ans, et dans le même temps cette industrie multipliera par trois son impact...

Blackout en Amérique du nord en 2003

La France a évité un black out le 7 octobre dernier

En dépit des incantations réclamant toujours plus d’énergie solaire et éolienne, les limites physiques de la production d’électricité par les renouvelables posent de sérieux problèmes. L’Allemagne en fait l’expérience depuis des années qui après avoir massivement investi dans les renouvelables et tourné le dos au nucléaire ne peut se passer de son parc de centrales au charbon et au lignite et ne parvient pas à faire baisser ses émissions de gaz à effet de serre. La France, dans une situation bien plus favorable avec près des trois quart de son électricité d’origine nucléaire et donc sans CO2, se trouve aujourd’hui face à des choix cruciaux. Remplacer le nucléaire par les renouvelables ne réduit pas les émissions de gaz à effet de serre, au contraire même compte tenu du coût environnemental de la fabrication des panneaux solaires et des turbines d’éoliennes, et crée d’autres inconvénients en fragilisant le réseau. Ainsi, RTE a été contraint en urgence lundi 7 octobre, autour de 21 heures, de débrancher de son réseau 22 sites industriels grands consommateurs. C’est la deuxième fois que le gestionnaire du réseau de transport d’électricité se...

Chauffage électrique DOMOTELEC

Le retour du radiateur électrique

Le secteur du bâtiment et celui de la chaleur sont au même titre que le transport et l’industrie, un des domaines clés de la transition énergétique. Le parc immobilier français est chaque année responsable de l’émission de 120 millions de tonnes de gaz à effet de serre. Pour réduire ses émissions, il y a deux stratégies à mener en parallèle, la rénovation énergétique des bâtiments et rendre plus «propre» le mode de chauffage. Le chauffage électrique, décrié depuis de longues années pour son coût et son manque de confort, est pourtant la solution idéale pour concilier maîtrise de la consommation et performance énergétique… à condition évidemment que l’électricité produite le soit en émettant peu ou pas de CO2. C’est le cas en France grâce au nucléaire, à l’hydraulique et à la montée en puissance de l’éolien et du solaire. Si les chauffages au gaz naturel et au fioul ont pendant longtemps été plébiscités en raison de leur pouvoir calorifique élevé, de leurs coûts compétitifs et de leur modulation facile, ils sont condamnés à disparaître car ils émettent beaucoup de gaz à effet de serre. Il existe aujourd’hui plusieurs technologies de substitution au chauffage avec...

La révolution électrique ne peut pas se passer du gaz à effet de serre le plus nocif

L’hexafluorure de soufre ou SF6 est un gaz inerte utilisé intensivement dans l’industrie électrique pour éviter les courts circuits, les accidents et les incendies. Il s’agit d’un excellent isolant électrique et d’un gaz capable d’éteindre les arcs électriques. On le trouve aujourd’hui abondamment dans les installations de fortes et moyennes puissance, les disjoncteurs, les éoliennes, les réseaux à haute tension… Mais il pose un sérieux problème. Il s’agit d’un gaz à effet de serre 23.500 fois plus nocif que le CO2. Un kilo d’hexafluorure de soufre répandu dans l’atmosphère a les mêmes conséquences sur le climat que 24 personnes faisant un vol Paris-New York aller-retour. Et en plus, il reste très longtemps dans l’atmosphère, plus de 1000 ans! Selon une étude de l’université de Cardiff, la consommation d’hexafluorure de soufre ne cesse d’augmenter et représentait déjà en 2017, uniquement dans l’Union Européenne, l’équivalent de 1,3 million de voitures supplémentaires sur les routes. La transition énergétique passe par l’électrification, la multiplication des sites de production...