Transitions & Energies

Les fournisseurs d’énergie alternatifs partent en guerre contre EDF et la Commission de régulation

Contraints d'acheter à EDF de l'électricité à prix fixe, les fournisseurs dits alternatifs veulent aujourd'hui dénoncer un dispositif qui ouvrait la concurrence mais est devenu avec la chute des prix de l'électricité une source de pertes...

Confinement, les leçons des accidents nucléaires

Le «confinement», la «distanciation» sociale ou encore la mise en place de «gestes barrières» ne sont pas seulement réservés à la lutte contre les épidémies. Ils font partie depuis des décennies de l'arsenal de gestion des risques de l'industrie...

Le coronavirus met les réseaux électriques en danger

Les sociétés modernes, plus particulièrement encore dans des périodes comme celle de la pandémie, sont totalement dépendantes de l'électricité. Pourtant la sécurité des réseaux s'est dégradée avec la part croissante des renouvelables qui par...

Les articles de la catégorie Nucléaire

ITER Tokamak

La fusion nucléaire n’est pas seulement un rêve

La technologie de la fusion nucléaire ne sera pas maitrisée, au mieux, avant des décennies. Mais elle progresse plus vite qu'on ne le croit et ses promesses sont extraordinaires. Apporter à l'humanité une énergie presque sans limite, sans la moindre émission de CO2 et sans déchets. Et ce n'est pas une chimère.

Centrale nucléaire de Fessenheim

Pourquoi fermer Fessenheim?

Dans une chronique assez retentissante publiée par le site Telos, une plateforme de débats intellectuels et universitaires, Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS et grand expert de l’industrie, souligne les incohérences ayant conduit à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le premier réacteur a été arrêté le 22 février dernier et le second le sera le 30 juin. Pour Elie Cohen, cette fermeture «sans raison économique, sans motif de sécurité, à rebours de l’impératif climatique, ne manque pas d’interroger sur le poids de la rationalité économique dans la décision publique, la force de nos engagements de décarbonation depuis les Accords de Paris et le respect que l’on prête à l’Autorité de sureté nucléaire (ASN)». Décarboner l’énergie n’est pas une priorité Il s’agit d’une décision prise par François Hollande et mise en œuvre par Emmanuel Macron dans un contexte énergétique qui a pourtant beaucoup changé. Il est rendu plus difficile notamment par les retards à répétition de la construction de l’EPR de Flamanville, par les doutes grandissants sur le modèle énergétique allemand et par la poursuite de l’augmentation des émissions de gaz à effet de...

Centrale nucléaire de Fessenheim

La fin programmée de l’énergie nucléaire dans le monde

Le déclin de l'énergie nucléaire semble inéluctable. Il y a aujourd'hui 447 réacteurs nucléaires civils en fonctionnement dans le monde. Selon l'Agence Internationale de l'Energie, environ 200 réacteurs seront arrêtés dans les deux prochaines décennies. Et dans le même temps, seuls 53 nouveaux réacteurs seront construits.

EDF et Veolia mettront des décennies à démanteler les six plus vieux réacteurs nucléaires français

EDF et Veolia, le numéro un mondial du nucléaire et le premier groupe de services à l’environnement, ont annoncé il y a quelques jours la création d’une coentreprise baptisée Graphitech. Elle aura pour objet unique de démanteler les plus vieux réacteurs nucléaires français dits au graphite. Ils ont été lancés entre 1956 et 1972 et ne sont plus en activité après avoir été arrêtés entre 1973 et 1994. Mais ils n’ont jamais été complètement démantelés. Il existe dans le monde une soixantaine de réacteurs nucléaires fonctionnant avec cette technologie. «La déconstruction des réacteurs graphite est complexe en raison de leur conception (empilement de couches de graphite à l’intérieur du réacteur) et du volume de matériaux à évacuer», expliquent EDF et Veolia. Ils ajoutent que Graphitech «aura en charge des développements technologiques et des études d’ingénierie, nécessaires à la préparation du démantèlement». Les travaux de démantèlement dans lesquels se lance Graphitech pourraient s’étaler jusqu’à la fin du siècle. La nouvelle société commencera par travailler sur la centrale de Chinon (Indre-et-Loire). Les trois réacteurs de Chinon faisaient partie, avec les deux tranches de Saint-Laurent-des-Eaux...

Nucléaire: les Chinois, eux, savent construire les EPR

La construction à Flamanville du réacteur nucléaire EPR de nouvelle génération a tourné au cauchemar. Au point de mettre aujourd’hui en péril toute la filière nucléaire française qui était pourtant considérée comme la meilleure au monde. Les travaux de l’EPR de Flamanville, lancés en 2007, devaient se terminer en 2012 pour un coût initial estimé à 3,3 milliards d’euros. La facture devrait dépasser 13 milliards et le démarrage du réacteur n’interviendra pas avant le début de l’année 2023! Mais si les erreurs et les malfaçons se sont multipliées à Flamanville, les EPR chinois ont été construits plus rapidement, à moindre coût, et apparemment bien mieux. Ce n’est donc pas une question de conception des EPR, mais de savoir-faire industriel, de soutien politique à la filière et d’une attitude dans les entreprises et les autorités qui ne consiste pas à chercher avant tout à se mettre à l’abri des critiques et des responsabilités. A Taishan, à 120 kilomètres au sud-ouest de Hong Kong, le premier EPR (Taishan1) a été mis en service en décembre 2018 et le deuxième, Taishan2, en septembre 2019. Ils ont été construits (voir la photographie ci-dessus) par le géant China General...